Franck Shorter et la dissociation

Sur le plan psychique, dans la plupart des cas la course de fond fait appel à une solide et saine autosuggestion, mais la grande répétition de ce geste pendulaire débouche dans des cas extrêmes vers une anesthésie hypnotique. Le coureur inconscient de son état peut subir une déshydratation, un coup de chaleur, voir une syncope ou pire un coma. L’obligation de courir qui dépasse ainsi la volonté consciente de l’athlète relève d’un comportement de dépendance (toxicologie) et de surentraînement.
Voici une citation de Frank Shorter, médaillé olympique en 1972, diplômé de Yale en psychologie et spécialisé en médecine :
 » Les psychologues ont constaté que lorsqu’ils couraient, les athlètes se plaçaient généralement dans un état particulier : l’association ou la dissociation. En dissociation, un athlète laisse son esprit vagabonder et la course a tendance à passer très vite. Courir avec un baladeur est un bon exemple de dissociation. L’association, elle, privilégie la tâche à accomplir. L’athlète est « présent » mentalement et se concentre sur ses performances, comme lors d’un sprint ».

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