Le sport comme nouveau médicament

Enfin rassuré ! le sport pourrait de nouveau être bon pour la santé…

Les chiffres annoncés par l’INSEP en 2000 sur les pratiques sportives des français sont largement bousculés !

En effet, seules 28 % des personnes interrogées lors de la dernière enquête réalisée par le le journal des femmes auprès d’environ 8 000 personnes, disent pratiquer une activité sportive régulière.

Diabète : « L’activité physique est aussi efficace que les médicaments »

Le diabète est une maladie chronique qui se traduit par un dérèglement de la glycémie, et qui peut endommager le cœur, les vaisseaux, les reins… Le diabète ne cesse de progresser en France. Il touche aujourd’hui environ 3,5 millions de Français. L’activité physique permet à la fois de le prévenir et de le traiter.

Que vous inspirent ces résultats ?

Dr Boris Hansel, endocrinologue et diabétologue, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) : Je remarque que seule la moitié des répondants considèrent l’activité physique comme un moyen prioritaire pour traiter cette maladie ! Ils sont en revanche une large majorité à considérer l’adaptation de l’alimentation comme une mesure essentielle. Cela reflète certainement l’idée reçue que le sucre alimentaire est le principal responsable du diabète. Nous avons donc un grand travail de communication à accomplir pour expliquer combien l’activité physique est importante pour la prévention et le traitement du diabète.

Quels sont les bénéfices reconnus de l'activité physique sur le diabète ?

B. H. : Dans le traitement du diabète, l’activité physique a une efficacité semblable à celle des médicaments. Lorsqu’on est prédiabétique, elle fait baisser d’environ 50 % les risques de devenir diabétique à moyen terme (3 ans). Cela est lié à son effet bénéfique sur le muscle et à la réduction de graisse abdominale dont elle est responsable. Mais pour que l’activité physique soit véritablement efficace et sans danger, elle doit être pratiquée correctement. Et cela s’apprend !

Comment inciter les patients à faire de l'activité physique malgré leur maladie ?

B. H. : Même en cas de maladie chronique, il est rare qu’on ne puisse pas reprendre une activité physique. Y compris dans les cas difficiles, il existe des solutions. Mais il faut en être conscient : faire de l’activité physique pour la santé, cela s’apprend. Les spécialistes de l’éducation thérapeutique le savent bien. Ils utilisent les connaissances et le vécu du patient pour l’aider à modifier ses habitudes. Ils l’emmènent du stade d’inertie à celui de l’action, en levant tous les obstacles qui se posent à lui et en lui faisant acquérir de nouvelles compétences. En clair, si on n’arrive pas à bouger plus par manque de temps, par paresse, ou parce que cela nous essouffle ou nous fait mal, c’est avant tout parce que nous ne savons pas faire ! Dans la majorité des cas, quelques séances avec un actiphysicien suffisent pour s’en convaincre. C’est plutôt encourageant, non ?

1 Français sur 2 ne sait pas que l'activité physique peut permettre de prévenir et de traiter de nombreuses maladies...

B. H. : La moitié des adultes semble méconnaître l’intérêt de l’activité physique pour la santé ! On peut s’en étonner au regard de l’importance de la promotion de l’exercice physique à travers les médias ces dernières années. Toutefois, je ne pense pas que les Français en ignorent les bienfaits. Ces résultats indiquent plutôt le niveau de hiérarchie auquel ils la placent au sein des moyens pour préserver son capital santé. Pour la majorité, « manger mieux » est plus important que « bouger plus ». Cette idée est probablement liée au décalage entre l’information riche fournie au grand public autour de la nutrition et le peu de communication précise dans le champ de l’activité physique. Ainsi « bouger pour sa santé » n’évoque pas grand chose de concret pour le public. Cela renvoie à la pratique sportive ou à « la marche 30 minutes/jour », ce qui est très réducteur et assez décourageant… Par ailleurs dans votre enquête, les participants ont du mal à établir un lien entre l’activité physique et la protection contre certaines pathologies précises.

En clair, la population connaît le slogan « Pour votre santé, bougez plus », mais de nombreuses personnes ont du mal à se l’approprier par manque de représentation concrète de ce que l’activité physique peut leur apporter.

Cancers : « Le taux de rechute de cancer du sein et du côlon est diminué de 50 % »

Diabète, Cholestérol et hypertension

En 2011, 365 500 nouveaux cas de cancers ont été détectés en France, 207 000 hommes et 158 500 femmes. Parmi eux, les cancers de la prostate, du sein et du côlon sont les plus fréquents. Près de 150 000 personnes sont mortes d’un cancer en France l’année dernière. Une étude publiée en mai 2012 dans la revue The Lancet Oncology a calculé une hausse de 75 % du nombre de cas de cancers dans le monde entre 2008 et 2030, si rien ne vient inverser la tendance actuelle. Il est désormais acquis que l’activité physique peut aider à prévenir certains cancers et diminue le risque de rechute.

Êtes-vous étonnée par les résultats ?

Dr Laure Copel, médecin oncologue, département de Soins de support, à l’Institut Curie (Paris) : Lorsqu’on compare le nombre de personnes qui répondent arrêter de fumer et activité physique, il n’y a que 15 % de différence. Je pensais que l’écart aurait été plus grand ! Ca signifie également que les messages de santé publique faisant la promotion de l’activité physique sont bien passés. C’est d’autant plus étonnant que ce sont des messages récents. J’aimerais qu’il y ait également 58 % des médecins qui sachent l’importance de l’activité physique, ce n’est malheureusement pas le cas…

Lorsque les patients apprennent que l’activité physique n’est pas contre-indiquée, ils sont en général très satisfaits ! Pendant longtemps, on leur expliquait qu’il fallait prendre des médicaments et attendre, passivement. Souvent, ils nous demandaient ce qu’eux pouvaient faire pour guérir, voulant être des acteurs actifs de leur guérison. La plupart du temps, les patients sont contents de pouvoir bouger, pour mieux guérir.

Le cancer n'est donc pas une contre-indication à l'activité physique ?

L. C. : Absolument pas ! Il n’y a aucune contre-indication mais il est indispensable de pratiquer une activité physique adaptée. Pas question de faire du sport en ignorant la maladie. Il faut être à l’écoute de son corps et s’adapter.

Il faut savoir que 80 % des patients sous chimiothérapie se plaignent de fatigue. Le seul moyen de prévention et de traitement prouvé contre la fatigue induite par les traitements est l’activité physique ! Elle permet de lutter contre le déconditionnement physique dû à la maladie. Mais il doit s’agir d’une activité physique raisonnable et sous les conseils d’un professionnel formé à l’accompagnement des personnes malades.

Les études ont montré que le taux de rechute de cancer du sein et du côlon est diminué de 50 % chez les personnes qui ont une activité physique régulière. C’est donc prouvé et très efficace !

Bien sûr, selon les traitements, le stade de la maladie, l’âge, les antécédents, etc. l’activité physique ne sera pas la même pour tous les patients. Mais elle reste recommandée pour tous les malades à partir du moment où elle est pratiquée avec des professionnels comme les professeurs d’activité physique adaptée (APA) ou les éducateurs sportifs ayant fait le DU Sport et cancer. Il existe partout en France des associations (comme Siel Bleu) qui accompagnent les personnes malades dans le maintien ou la reprise d’une activité
physique. Il ne faut pas hésiter à se renseigner dans les établissements de santé.

Et en prévention des cancers ?

L. C. : En fait, l’action du sport sur la prévention des cancers a été prouvée avant l’intérêt dans le cadre des traitements. C’est connu depuis longtemps. L’activité physique permet en quelque sorte de limiter le début du processus cancéreux et de freiner les cellules tumorales. Il n’y a donc aucune raison de ne pas faire d’activité physique.

Coeur : « L’activité physique améliore tous les facteurs de risque cardiovasculaire »

Cancers, Ostéoporose

Les maladies cardiaques forment la première cause de décès dans le monde et la seconde en France. On estime que la France compte 11 millions d’hypertendus traités et que 6 millions de personnes prennent des médicaments contre le cholestérol (statines). L’hypertension artérielle (HTA) et le taux de mauvais cholestérol sont les principaux indicateurs du risque cardiovasculaire. L’activité diviserait par deux le risque d’hypertension chez les patients ayant une pratique régulière. Quant au cholestérol, il est prouvé que la quantité d’activité plus que son intensité est proportionnelle à une amélioration du profil lipidique.

Que vous inspirent ces résultats ?

Pr Yves Juillière, cardiologue et vice-président de la Société française de cardiologie : Ces chiffres m’étonnent, je pensais que les Français étaient plus nombreux à connaître les bénéfices de l’activité physique pour la santé en général, et pour ces marqueurs du risque cardiovasculaire en particulier. Vu les campagnes de prévention diffusées dans les médias, je pensais qu’ils savaient qu’au moins 30 minutes d’activité physique modérée par jour étaient recommandées, même s’ils en font souvent moins. Mais les messages de prévention primaire, c’est-à-dire qui concernent le grand public en bonne santé, sont les plus difficiles à faire passer. Les Français se sentent moins concernés par la nécessité de bouger que lorsqu’ils souffrent d’une maladie chronique, ou lorsqu’ils ont déjà eu un accident cardiovasculaire.

Pour en revenir à mon domaine de spécialité, il est vrai que les patients pensent souvent qu’une maladie cardiovasculaire signifie la fin de tout effort pour éviter l’accident ! C’est tout le contraire.

Vous dites que l'on peut pratiquer une activité après un accident cardiaque ?

Y. J. : Bien sûr. En cas d’infarctus du myocarde par exemple, l’activité physique ne peut être reprise dans le mois suivant l’accident, mais par la suite elle est à envisager sérieusement avec le médecin. Et il en va de même pour l’insuffisance cardiaque et toutes les pathologies cardiovasculaires, excepté l’anévrisme aortique qui peut demander des précautions particulières selon son type.

Pratiquée de façon modérée et régulière, l’activité diminue la morbidité, c’est-à-dire le risque d’une hospitalisation ou de récidive d’un accident, et améliore la qualité de vie du patient. Toutefois, une activité modérée ne sera pas la même d’une personne à l’autre. Elle doit être adaptée en fonction de sa capacité personnelle, en étant toujours pratiquée de façon très progressive pour acquérir une endurance.

Quels sont les bénéfices reconnus de l'activité physique sur l'hypertension artérielle et le cholestérol ?

Y. J. : L’activité physique améliore tous les facteurs de risque cardiovasculaire. Elle permet de contrôler son chiffre tensionnel, de faire baisser son taux de mauvais cholestérol et d’augmenter son taux de bon cholestérol. Lorsque le patient présente déjà des troubles cardiovasculaires, l’activité permet une meilleure prise en charge des pathologies.

Progressivement, l’activité physique fait baisser le poids et régule l’alimentation. Les constantes biologiques s’améliorent et la tension artérielle diminue. Une activité physique régulière permet d’avoir une fréquence cardiaque plus lente, ce qui permet de vivre plus longtemps.

Comment incitez-vous les patients à faire de l'activité physique malgré leur maladie ?

Y. J. : Je questionne les patients sur toutes leurs activités quotidiennes, en particulier s’ils ne pratiquent aucun sport. Du jardinage et du bricolage peuvent faire office d’activités physiques régulières ! Je leur explique que c’est important et les encourage à poursuivre les activités qu’ils apprécient.

Ostéoporose : « L’activité physique régulière permet de ralentir la perte osseuse »
En raison du vieillissement de la population française, les chiffres de l’ostéoporose pourraient être multipliés par 4 d’ici 40 ans. L’activité physique est un élément de prévention indispensable pour garder des os les plus solides possible.

On estime que chaque année, l’ostéoporose est responsable de 70 000 fractures vertébrales, de 50 000 fractures de la hanche et de 35 000 fractures du poignet. Mais aussi de nombreuses fractures des côtes, du bassin, de l’épaule et de la cheville. En raison du vieillissement de la population française, ces chiffres pourraient être multipliés par 4 d’ici 40 ans. L’activité physique est un élément de prévention indispensable pour garder des os les plus solides possible.

Ces résultats vous surprennent-ils ?

Pr Erick Legrand, rhumatologue au CHU d’Angers : Ces résultats montrent la méconnaissance générale de l’impact de l’activité physique sur la santé et les maladies. Le grand public connaît mal les liens entre la bonne santé du squelette et l’activité physique. Certains pensent même qu’elle est déconseillée car elle pourrait, selon eux, être source de fractures ou de douleurs. Ce qui est faux si elle est pratiquée correctement, c’est-à-dire adaptée à l’âge et à la santé du patient !

Que disent vos patients lorsque vous leur dites que l'activité physique n'est pas contre-indiquée et peut les aider ?

E. L. : Globalement, on peut classer les patients en trois groupes :

– ceux qui adhèrent d’emblée, parfois le savaient avant et sont plutôt ravis de la nouvelle,

– ceux qui sont étonnés mais contents de l’apprendre (je peux refaire du sport !),

– ceux qui sont très dubitatifs sur les bienfaits de l’activité physique, qui sont réticents et qu’il va falloir convaincre (« je n’ai pas le temps », « j’ai mal au dos »…).

Comment l'activité physique peut-elle aider à lutter contre l'ostéoporose ?

E. L. : Il faut déjà comprendre que l’ostéoporose est une maladie hétérogène, très variable dans son expression clinique d’un patient à l’autre. En fait, tout dépendra de la gravité de l’ostéoporose, de l’âge du patient, de ses autres pathologies et de son mode de vie. Mais dans tous les cas, une activité physique de base (3h par semaine) est encouragée. D’abord pour exercer des contraintes sur le squelette et donc augmenter la formation osseuse mais également pour entretenir la masse musculaire. Les études ont également montré que le risque de chute est plus faible chez les patients qui pratiquent une activité physique régulière.

– Chez le patient de la cinquantaine, qui a des facteurs de risque d’ostéoporose importants (tabac, densité osseuse plus faible que la normale, antécédents familiaux, etc.) des mesures de prévention seront conseillées pour ralentir la baisse du capital osseux et l’activité physique régulière en fait partie.

– Chez le patient déjà ostéoporotique, victime d’une première fracture, l’activité physique est indiquée mais certains sports sont préférables à d’autres. Les sports extrêmes ou de combat qui entraînent des traumatismes importants ou des chutes violentes sont déconseillés. En revanche, tous les sports d’endurance sont utiles, en particulier la marche, la randonnée mais aussi la bicyclette, la gymnastique, la danse…

– Pour les patients très âgés, qui sont polyhandicapés par des fractures multiples (vertèbres et col du fémur), on ne peut pas conseiller les mêmes activités mais dans l’immense majorité des cas, l’activité de marche doit être encouragée.

Comment inciter les patients à bouger ?

E. L. : L’activité physique est facile à prescrire par le médecin, parfois difficile à réaliser par le patient ! De manière générale, il est très difficile de changer les habitudes et les modes de vie des gens. Il est donc indispensable de proposer aux patients des activités physiques proches de leurs attentes. Par exemple, demandez à une personne âgée d’aller marcher tous les jours, elle le fera peut-être quelques semaines avant de tout arrêter, parce qu’elle n’aime pas marcher seule.

En revanche, si vous l’incitez à faire de la danse de salon, elle pourrait s’y rendre deux fois par semaine, heureuse de danser avec ses amis et son conjoint pendant plusieurs heures ! Plus les patients sont âgés, plus il faut encourager des activités de groupe qui stimulent les relations sociales, les échanges intellectuels et l’activité physique. L’activité physique n’a des effets favorables que si elle est pratiquée régulièrement et sur le long terme (plusieurs mois). Il est donc important que le médecin suggère… Mais laisse décider le patient de l’activité qui va lui convenir au mieux.

Quid de la prévention de l'ostéoporose par l'activité physique ?

E. L. : Les études ont démontré que l’acquisition du capital osseux se fait jusqu’à 25 ans. On estime qu’environ 70 % du capital osseux est lié à des facteurs génétiques : la plus grande partie du capital osseux, nous l’héritons de nos parents. En revanche, l’activité physique régulière et la consommation de produits riches en calcium peuvent contribuer à améliorer l’acquisition du capital osseux pour les 30 % restants. Il est donc indispensable que les enfants et les adolescents fassent régulièrement du sport, 2 à 3 fois par semaine, et réalisent leurs trajets quotidiens à pied, par exemple entre l’école et le domicile.

Après 25 ans, le capital osseux reste à peu près stable chez les adultes, sauf en cas de pathologies particulières. En revanche, à partir de 50/55 ans les femmes et les hommes voient naturellement ce capital diminuer : le risque de fracture augmente progressivement et devient important après 65 ans. La ménopause, c’est-à-dire l’arrêt de sécrétion des hormones ovariennes, est l’une des causes principales chez la femme. Chez l’homme aussi, on observe une diminution progressive de la testostérone : cette carence d’installation lente et progressive contribue à diminuer la force musculaire et la solidité des os. Même si les fractures surviennent un peu plus tard au cours de la vie, l’homme n’est donc pas épargné par l’ostéoporose : environ 25 % des fractures ostéoporotiques surviennent chez l’homme.

Les études ont montré que l’activité physique régulière permet de ralentir (sans la stopper) la perte osseuse. Elle doit être encouragée en incitant à une pratique sportive raisonnée et adaptée à l’âge mais aussi en adoptant un mode de vie qui favorise les trajets à pied, au quotidien, en laissant la voiture au garage !

BPCO : « L’activité physique régulière permet de freiner l’évolution de la maladie »
En France, trois millions de personnes sont atteintes par la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Cette pathologie, qui touche principalement les fumeurs, est caractérisée par une diminution progressive et irréversible de la fonction respiratoire. L’activité physique est indispensable dans la prise en charge et en prévention de cette pathologie, puisque les études ont montré des effets bénéfiques importants, notamment en qualité de vie.

Que pensez-vous de ces résultats ?

Dr Pascale Surpas, spécialiste de la réhabilitation respiratoire et présidente du groupe de travail Alvéole : L’arrêt du tabac est le seul élément qui prévienne l’apparition d’une BPCO et qui permette d’en stopper l’évolution. Je suis étonnée que 44 % des gens sachent qu’il est conseillé de faire du sport quand on a une BPCO car c’est juste ! Mais cela signifie aussi que 56 % ne le savent pas. Il a été montré que la durée de vie des personnes ayant une BPCO était proportionnelle à leur quantité d’activité physique quotidienne. Ces résultats sont, dans l’ensemble, très rassurants. Ca prouve que les messages sont bien passés auprès de la population, des médecins et des pneumologues.

Pour le moment, aucun médicament n’a eu d’effet sur la survie. Ils améliorent le confort des malades et c’est important aussi bien sûr. D’ailleurs, les patients savent que, pour être en bonne santé, il faut être actif : 30 minutes par jour d’activité en endurance. Leur problème est que la maladie diminue l’envie d’être actif et la capacité à l’être. La difficulté est là : trouver les activités qui leur feront plaisir et qu’ils pourront faire pendant longtemps.

La BPCO contre-indique-t-elle la pratique de l'activité physique ?

P. S. : Absolument pas. La pratique d’une activité physique en toute sécurité nécessite d’en avoir parlé à son médecin traitant. Il faut écouter son corps et ne pas dépasser ses limites mais il faut faire tout ce dont on se sent capable. Moins on en fait, plus c’est difficile d’en faire, moins on a envie d’en faire et plus on a peur d’en faire. C’est contre ce cercle vicieux qu’il faut lutter par une activité physique régulière. C’est, avec le sevrage du tabac, le meilleur moyen d’éviter que la maladie ne s’aggrave. Ce qui étonne souvent les patients, c’est que le sport peut être la marche ou le vélo d’appartement mais aussi la marche nordique, le tir à l’arc, le taïchi… L’essentiel est que ce soit une activité où ils prennent du plaisir pour arriver à garder la motivation de la pratiquer. Si possible en groupe car l’isolement social est le deuxième problème de cette maladie.

Quel que soit le stade de la BPCO, l’activité physique régulière permet d’améliorer la vie des patients et de freiner l’évolution de la maladie. A noter aussi : l’âge n’est absolument pas une contre-indication à la pratique d’une activité physique, au contraire !

Lorsqu’on parle de 30 minutes d’activité physique par jour, il s’agit de la marche, des escaliers, etc. Tous ces exercices d’endurance qui permettent de se maintenir en forme. L’important est avant tout de faire une activité qui plaise, sinon elle est rapidement abandonnée.

Et en prévention de la BPCO ?

P. S. : Les études ont montré que l’activité physique régulière a une action préventive notamment chez les fumeurs qui sont également très sportifs. Mais attention, il ne s’agit pas de dire qu’on peut fumer si on fait du sport. Quoi qu’il en soit, il vaut mieux ne pas fumer, c’est beaucoup plus efficace !

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Un commentaire pour Le sport comme nouveau médicament

  1. La pratique régulière d’un sport apporte que des bonnes choses !

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