De l’autre côté du miroir

Des outils vidéo de grand qualité dores et déjà existent. L’exemple qui suit vient d’un travail réalisé à l’ENVSN, notamment par Paul Iachkine.

Les carrière d’athlètes, mais aussi d’entraîneurs peuvent se combiner, voire se prolonger dans des trajectoires professionnelles de consultants, notamment pour les chaines de télévision.

La télévision avait donné naissance à Dartfish, avec ses possibilités réputées de comparaison et de synchronisation. Cet outil de diffusion est devenu un outil d’aide à la décision pour accompagner dans un premier temps les skieurs. Ce logiciel est d’ailleurs largement utilisé dans de nombreuses activités sportives. Les gymnastes par exemple, mais beaucoup d’autres les ont rejoint pour bénéficier de cet outil de lecture, mais surtout d’analyse…

Mais le meilleur n’est-il pas à venir ?

Ancien coach, coureur à la retraite ou légende vivante, ils sont tous devenus consultants pour une chaîne de télévision.

La structure est immuable: un leader et son indispensable second. Batman et Robin, Blake et Mortimer, Sherlock et Watson: on peut décliner ce genre de duo à l’infini. Dans le ­monde du ski alpin télévisé, les paires de commentateurs se font et se défont au fil des années. Les chaînes du service public suisse en ont connu plusieurs. Actuellement, les anciens skieurs Olivier Brand et William Besse partagent leurs analyses avec les Romands sur la RTS alors que Bernhard Russi et Michi Bont détaillent les courses pour les téléspectateurs alémaniques. Les Tessinois, eux, profitent des remarques éclairées de l’ancien coach Mauro Pini et de Piero Gros.

«C’est un boulot que l’on vit sur le fil du rasoir, a imagé Michi Bont. Il ne faut pas être trop vague, sinon on perd la plus-value qu’on aimerait amener. Et il est impératif de ne pas trop entrer dans les détails techniques, pour ne pas ennuyer le téléspectateur.» Pour sa part, l’ancien entraîneur en chef des Suissesses, Mauro Pini, a relevé que le fait de ne plus pouvoir parler aux athlètes avant la course l’a forcé à s’adapter. «On n’explique pas les choses de la même manière à un athlète qu’aux téléspectateurs, a détaillé le Tessinois. Il y a un jargon pour la télévision, j’ai donc dû changer ma manière de m’exprimer.»

Frais retraité, Didier Cuche met ses talents au service d’Eurosport durant les Mondiaux. L’ancien champion découvre l’envers du décor. «Je me rends compte qu’il n’est pas facile de poser les bonnes questions. Y répondre est plus aisé», a-t-il convenu.

«Ce nouveau rôle me plaît, et je me mets sous pression parce que j’ai envie de le faire comme il faut. J’espère que mes collègues n’hésiteront pas à pointer mes erreurs du doigt, et à me les faire corriger, de façon à ce que je puisse m’améliorer», a ajouté le Vaudruzien, toujours perfectionniste.

Un flot d’images à couper le souffle

Ils ont vu grand. Les organisateurs ont mis le paquet pour que les Mondiaux de Schladming soient un produit télévisuel encore plus séduisant. La chaîne publique autrichienne ORF a disposé 100 caméras sur le site. Elle présente aussi des premières mondiales pour le ski alpin. Ainsi, les producteurs disposent d’images tournées par une caméra appelée CamCat, qui peut se déplacer jusqu’à 130 km/h et qui accélère de 0 à 100 km/h en 2,8 secondes! Pour la première fois, cette installation de pointe a reçu l’autorisation de la Fédération internationale de passer au-dessus de la piste. Par ailleurs, une minicaméra (46 grammes) sera intégrée sur l’élastique des lunettes des coureurs. Une vingtaine de concurrents en seront équipés. Ces merveilles miniatures retransmettront des images HD en direct.

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2 commentaires pour De l’autre côté du miroir

  1. Dubois dit :

    Bonjour, il y a un grand décallage entre l’image et le texte. je m’attendais à un article technique autour de la vidéo et de son exploitation ou analyse par d’anciens coureurs et/ou entraîneurs. mais c’est un éclairage particulier que tu nous livre là…

    • Je te l’accorde bien volontiers. J’y ai vu un éclairage et des perspectives. la miniaturisation des outils (envisagée par Olivier encore hier) apporte peut-être d’autres applications pour répondre partiellement à la curiosité et à la sagacité des entraîneurs gagnants.
      Merci pour ta réponse

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