J’ai lu…

mais…

  • quand je lis un livre, j’ai toujours quelques difficultés à m’en souvenir…
  • une fois lu, je ne me rappelle qu’exceptionnellement de ce dont il parlait…

En guise de thérapie, voici donc listés quelques uns de ces bouquins. Ils sont le plus souvent accompagnés d’une phrase ou deux, quelquefois d’un résumé, pour espérer les extraire de temps à autre de ma trop lointaine mémoire.

Février 2017

Dans les forêts de Sibérie, Sylvain Tesson, 2013

41j21ffzrul-_sx210_Pas très difficile de deviner la motivation première de l’auteur pour son escapade dans les forêts de Sibérie ; il fuit, il veut oublier une société dont il renie bon nombre de ses travers, (re)trouver une vie simple, plus authentique, faite de temps pour soi, de rencontres avec des inconnus, mais aussi avec ses fidèles compagnons comme les éternels Thomas Goisque et Sergei.

Sylvain Teysson est ermite, dans ces montagnes au bord du lac Baïkal. Il ne peut faire grand-chose pour changer le monde, mais au moins se changer lui, le temps d’un séjour de 6 mois en Sibérie.

Safy Nebbou en a fait un film…

Petit pays, Gaël Faye, 2016

9782246857334-001-x_0Comment le Burundi a-t-il pu tomber dans une telle horreur ? Gaby raconte l’histoire des Hutu et des Tutsi, du côté des Tutsi, de l’intérieur, terrible.

Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce petit pays d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule, une tragédie. D’enfant protégé, il se découvre métis, Tutsi, Français…

Les lycéens encore lecteurs n’ont pu qu’être comblés par ce livre très éprouvant qui en dit long sur les hommes. Ils lui ont décerné leur Goncourt 2016.

En savoir plus avec l’interview de Gaël Faye

Accidents liés à la pratique du surf : épidémiologie et prévention, Guillaume Barucq, thèse de médecine, 2007

indexCette thèse de médecine est menée dans la même approche que celle identifiée par le SNOSAN, c’est-à-dire mieux connaître l’accidentologie des accidents de surf en recueillant des données objectives, les traiter, les analyser pour mener à bien des actions de prévention.

Les sports nautiques considérés sont les pratiques de surf, entendu dans sa vision stricte, c’est-à-dire limitée à l’utilisation d’une planche rigide sur les vagues, à l’exception donc du bodyboard par exemple. Les spots observés sont ceux d’une côte basque élargie, en ce sens que les services collecteurs accueillent également des blessés landais.

En savoir plus, ici

Un président ne devrait pas dire ça. Les secrets d’un quinquennat. Gérard Davet et Fabrice Lhomme, 2016

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Pour James Freeman Clarke, un politicien pense à la prochaine élection ; l’homme d’Etat, à la prochaine génération. Dès les premières pages, le lecteur est fixé … Comment ne pas sortir de ce livre sans s’interroger sur les personnes qui nous gouvernent ?

Un président ne devrait pas dire ça. Cette phrase, -François Hollande- nous l’a lâchée, un jour d’exaspération. Entièrement d’accord avec lui, mais pourquoi  ? Comment ne pas réfléchir avant de se confier à la presse ?

Hollande avait juré qu’il prendrait le contre-pied de son meilleur ennemi, encore fallait-il le vérifier ? Une des multiples promesses du candidat Hollande, qui restera candidat et n’endossera jamais le costume de président : une autre preuve en sera donnée par Aquilino Morelle…
c’est une bien sinistre plongée au coeur du pouvoir élyséen, pleine de contradictions,  d’intrigues, de promesses non tenues, une immersion inédite dans le cerveau d’un homme de pouvoir. Nul besoin pour lui de séances de psychanalyse ; les siennes sont gratuites et publiques, à en désespérer Freud lui-même.

Chanson douce, Leila Slimani, 2016

1507-1Attention la classe, prix Goncourt.

Tout semble dit dans le premier chapitre sordide, et pourtant… Comment une nounou, semble-t-il idéale, a-t-elle pu se transformer en meurtrière ? C’est bien cette bascule progressive dans l’horreur que Leila Slimani construit ici au fil des pages.

Cette scène inaugurale ne rassurera pas les mères qui confient leurs enfants, même à des perles pour travailler.

Myriam l’est dans un premier temps, nullement inquiète de la baby-sitter de Louise.

C’est tellement habituel que des proches soient abasourdis par les exactions de tel ou tel criminel, qui était un voisin si poli, si discret, jamais d’histoire…

Janvier 2017

Chocolat, Joanne Harris, 2000

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20 million d’exemplaires, un film avec Juliette Binoche et Johnny Depp ; c’est rarement un hasard…

Chocolat n’est pas un livre sur le chocolat, mais sur ses vertus, son potentiel, ses pouvoirs cachés. Dans le prolongement d’une vie de fuite perpétuelle de par le monde impulsée par sa mère (?), Vianne Rocher et sa fille Anouck se posent à Lansquenet petite bourgade apparemment sans histoire.

La chocolaterie (bien improbable en ces lieux) qu’elle installe bouscule l’équilibre tranquille du village. Grace à elle, Joséphine se réveille enfin, Luc s’affranchit de sa maman et se rapproche de sa grand mère, le tout sous les regards ahuris du sombre Reynaud, le curé intégriste de la paroisse.

Le rocher de Montmartre, Joanne Harris, 2008

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Voici la suite du précédent, quelques années après.

D’un simple claquement de doigts, Zozie de l’Alba sait exactement qui ment, qui a peur, qui trompe sa femme et qui a des soucis d’argent…

Autre escale pour Vianne : Paris, quartier de Montmartre. Rosette, la seconde fille de Vianne  y retrouve son papa et elle sa maman. La place que prend progressivement Roux dans la vie, mais surtout dans le coeur de Vianne est le socle de l’épisode. Etrangement, c’est Zozie qui va bousculer le quartier cette fois-ci et entraîner notre chocolatière (?) dans une nouvelle aventure. Changement de rôle cette fois ; l’accompagnatrice est ici l’accompagnée ! La tentation de stabilité, l’envie de fixation de la maman d’Anouck sera balayée et les 3 filles rejoindront la péniche du rat de rivière au port de la Bastille.

Des pêches pour monsieur le Curé, Joanne Harris, 2013

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La suite de la trilogie…

Il y a huit ans, Vianne enceinte quittait Lansquenet-sous-Tannes. La voici à Paris, sur une péniche, avec Anouck, Roux et Rosette. Une lettre d’Armande l’y renvoie. Là-bas, une communauté musulmane, récemment installée aux Marauds y a remplacé les gens du voyage. L’atmosphère s’électrise et il plane une menace, un danger grandissant.
Vianne et Reynaud racontent… Il n’est plus maître en sa paroisse et découvre ce que c’est d’être exclu. Le coeur généreux de Vianne la pousse à aider son prochain, à chercher l’apaisement.
Finalement, dans quelle ville se déroulera la suite ? Paris ou bien Lansquenet ?

Décembre 2016

Ride the wild surf, Alain Gardinier, 2016

indexA croire que les surfeurs soient dans leur ensemble atypiques, à croire que les surfeurs ne seraient que des voyous, qui de toutes les façons, pour la plupart, finissent mal. Dans le prolongement de Micky Dora, il s’agit ici de 9 histoires nécessairement peu ordinaires, de 10 surfeurs peu ordinaires.

  • Les 9 enfants du Doc (Dorian Paskowitz) ont-ils tout assumé leur vie d’errance que leur ont construite leurs parents ?
  • Le professeur du Collège de France qu’était leur père avait-il imaginé la trajectoire de vie compliquée de ses jumeaux ?
  • Qui a le plus profité des largesses de Bunker Spreckels ?

Un livre qui se lit très vite, dans la même mouvance que les précédents de l’auteur, dont certains surfeurs doutent encore qu’il soit le plus légitime pour transmettre la Surf Culture.

La tête de l’emploi, David Foenkinos, 2014

41qjvawzedl-_sx298_bo1204203200_Tout s’enchaîne mal pour Bernard (prénom sympathique, un prénom qui est une véritable propagande pour se faire des amis !); il a apparemment la tête de l’emploi pour vivre une rupture avec Nathalie, une perte de son emploi de conseiller clientèle dans une banque et autres galères. Un retour chez ses parents s’avèrera pourtant salutaire et inversera la tendance. Pas la révolution, pas de grands chambardements, mais avec David Foenkinos, il pourra dire finalement Je vais mieux, titre d’un des précédents ouvrages de l’auteur.

Rien n’est jamais perdu, telle pourrait être la fable de l’histoire.

Novembre 2016

Sur les chemins noirs, Sylvain Tesson, 2016

91evnjv7i5l-699x1024Que sont les chemins noirs ? Dans une carte IGN, ce sont les lignes les plus fines, voire les lignes pointillées difficiles à distinguer, mais plus surement itinéraires les plus enfouis.

Sylvain Tesson tombe d’un toit à Chamonix ; il perd sa mère dans le même temps. Loin de ses voyages habituels, loin de ses aventures engagées, il décide, pour reconstruire son corps brisé, de traverser la France de l’hyper-ruralité de Menton jusqu’à la pointe du Cotentin.

Morceaux choisis :

Parlant d’un pont : j’appris que l’ouvrage avait été inauguré par M. E. Autre noblesse des chemins noirs : personne n’y laisse son nom.

Parlant des automobilistes klaxonneurs : le moteur à explosion n’avait installé sa suprématie sur la marche à pied que depuis une date récente. Aussi le piéton aurait-il dû jouir de la préséance historique.

Bérézina, Sylvain Tesson, 2015

866570De quel droit se plaindre ? A-t-on l’autorisation de geindre sur une route où des hommes se mangèrent entre eux, où les chevaux tombèrent par milliers et furent déposés vivants par des fantômes lassés de ronger le cuir de leurs bottes ? La raison du voyage que nous accomplissions était précisément de s’enfoncer des visions de cauchemar dans la tête afin de faire taire les jérémiades intérieures et de tordre le cou à cette mégère, cette pulsion répugnante qui est le vrai ennemi de l’homme : l’autoapitoiement.

Le ton est donné ! En hommage aux grognards de la Grande Armée de Napoléon, Sylvain Tesson, Gras et Goisde, 2 amis français et Vitaly et Vassili, 2 amis russes rejouent la retraite de Russie, 200 ans après, jour pour jour, sur leurs side-cars Oural.

Quel fabuleux parallèle  ! Une bien belle leçon d’histoire à dévorer.d

Octobre 2016

806_xlLa pratique des activités physiques et sportives en France, Ministère en charge des Sports et l’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance, enquête menée en 2010

Cette enquête renseigne sur ce que sont les pratiquants sportifs en France. De multiples chiffres de 2010 éclairent sur de nombreuses thématiques comme les différentes formes de pratiques (marche, aquatiques, sports collectifs…), les caractéristiques individuelles de ces sportifs (âge, sexe…)

Pour la première fois, les accidents liées sont chiffrés et interrogent comme développé dans cette courte synthèse du chapitre 11 qui les présentent ici

Étude sur les sollicitations physiologiques en planche à voile olympique pour l’optimisation des performances des sportifs de haut niveau et des entraîneurs, Arnaud Guevel et Coll, 2016

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Lire l’étude

Septembre 2016

La liste de mes envies, Grégoire Delacourt, 2012

unknownJocelyne et Jocelyn Guerbette mènent une vie sans histoire à Arras.

Il travaille chez Haagen-Daas ; elle tient une mercerie, puis tient un blog de couture qui connaît un joli succès. Le jour où elle gagne 18 547 301 euros, elle décide de garder l’anonymat et de cacher le chèque quelque temps, afin de réfléchir à ce qu’elle pourrait faire avec. Finalement, leur vie n’est pas si mal, ils sont heureux, alors pourquoi la changer ?

Comme beaucoup, elle établit plusieurs listes, celle de ses besoins, de ses envies, puis recommence…
De petits rêves quotidiens, des petits riens qui font tenir le quotidien…
Que faire avec 18 millions ?

Juin 2016

Marcher, l’éloge de la lenteur, David Le Breton, 2012

marcher (eloge des chemins et de la lenteur) (s)Un marcheur est un homme ou une femme qui se sent passionnément vivant et n’oublie jamais que la condition humaine est d’abord une condition corporelle, et que la jouissance du monde est celle de la chair, et d’une possibilité de se mouvoir, de s’extraire de ses routines.

La marche est inutile comme toutes les activités essentielles.

David Le Breton entraîne son lecteur avec de nombreux  témoins, des écrivains, des philosophes à la découverte de la marche.
Marcher constitue aujourd’hui pour lui un anachronisme, un moment de coupure avec le rythme effréné du quotidien, loin de l’utilitaire, loin de l’efficacité, mais ouvert à l’inattendu, à la sensation.

Loin des obligations de la vie sociale, des canons esthétiques, des pressions diverses exercées par ce qui l’entoure, le marcheur se rend disponible à lui-même. Il ne marche plus pour se rendre en un lieu précis, il marche pour la route, le mouvement, pour se retrouver soi-même, à travers un corps remis en action.

Voyage au pays du coton, Petit traité de mondialisation, Erik Orsenna, 2007

Unknown.jpgErik Orsenna nous refait le coup du Gulf Stream…un voyage cette fois ci au pays du coton

Cartes  et connaissances fines  à l’appui, l’élégant diplomate embarque son lecteur dans un étonnant circuit du Mali au Brésil, de l’Ouzbékistan à la Chine pour attérir enfin aux États-Unis où la production massive et aidée menace de ruine les producteurs des pays en voie de développement…

Ce Petit précis de mondialisation est une heureuse approche vulgarisée de ce que peuvent poser les problèmes liés à la globalisation, une critique de l’impérialisme des puissants,  une interrogation de la politique subventionnante des Etats Unis ou encore du fonctionnement de l’Organisation Mondiale du Commerce. Une nouvelle fois un régal !

Aout 2016

Le racisme expliqué à ma fille, Tahar Ben Jelloun, 2003

unknownTahar Ben Jelloun se sert d’une dialogue avec sa fille pour expliquer de façon didactique les mots que les enfants entendent et ainsi leur permettre de réfléchir sur ces différentes notions. Il s’adresse aux enfants qui n’ont pas encore (trop) de préjugés et veulent comprendre.

  • Les étrangers
  • Les discriminations
  • Les ghettos
  • L’hérédité,
  • Le respect…

Après plusieurs rééditions, l’auteur constate que non seulement le racisme n’a pas reculé, mais qu’il s’est banalisé et dans certains cas aggravé. Il analyse constamment la montée de l’antisémitisme et celle de l’islamophobie.

Objectif thune, Christian Denis, 1999

ot.jpgSébastien, critique d’art et professeur à Nantes, courtise une veuve propriétaire de deux Vlaminck non répertoriés qu’il convoite. Il n’est pas le seul sur le coup ; la concurrence est rude, surtout avec un abbé intégriste organisateur de camps de jeunes, qui verrait d’un bon oeil l’argent de la vieille tomber dans sa pieuse escarcelle.

La Tranche-sur-Mer, Nantes et le Morbihan voient se dérouler l’action qui, de coups de théâtre en rebondissements, entraîne le lecteur dans une petite histoire sans prétention émaillée de quelques bons mots, approche qui semble être la marque de fabrique de l’auteur.

Un divertissement de vacances…

Démerdez vous pour être heureux, Chantal choiselet, Patrick Deschamps, 2011

9782723483001Le ton de l’ouvrage n’est heureusement pas en phase avec la situation française et internationale  dont l’ambiance est on ne peut plus sécuritaire. Place ici à la confiance.

Le père Jaouen, puisue c’est son histoire qui est racontée ici par Chantal Choiselet et illustrée par Patrick Deschamps, est un éternel optimiste. Pour lui, la prévention prime sur la répression ; n’est ce pas un exemple à suivre ?

Il vient de mourir, il reste à espérer que ses bateaux et l’association qu’il a crée soit pérennisée. Elle vient en aide non seulement aux drogués, ce qui la popularisée, mais aussi à toutes celles et ceux qui ne se démerdent pas pour être heureux.

Un bien Bel Espoir !

Juin 2016

Sexe, diamants et plus si affinités, Lauren Wiesberger, 2008

7d8aef292cinit_sSexe, diamants et plus si affinités restera très probablement moins dans les mémoires que Le diable s’habille en prada pourtant de la même auteure..

Adriana, pôvre petite fille riche est sublimement belle ; elle consomme les hommes. Leigh, éditrice super performante, vit une existence idyllique avec un fiancé divinement parfait. Emmy enfin, la grande romantique exerce un métier qu’elle adore.

Elles décident pourtant qu’il est grand temps que leurs vies respectives prennent un virage à 180°, il y a du chambardement dans l’air!…

Adriana doit trouver son futur mari. Emmy de croquer au moins un homme sur chaque continent. Quant à Leigh…

Avril 2016

Le dahlia noir, James Ellroy, 1987

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Le meurtre de Betty Short, le Dahlia noir est resté l’une des énigmes les plus célèbres des annales du crime en Amérique. James Ellroy, par la voix de Bucky Bleichert, revisite l’enquête et dévoile pourquoi la (le ?) tueur(e) n’a jamais été révélé(e)e aux yeux du monde.

Mais résoudre l’énigme ­criminelle la plus célèbre en ­Amérique n’a jamais intéressé ­Ellroy. Son seul but : exorciser son passé quand sa mère Geneva Hilliker Ellroy, fut découverte étranglée dans un fossé d’El Monte. Il raconte ici ce vieux Los Angeles qu’il connaît par coeur, depuis les coulisses : ses flics pourris, ses politiciens ­véreux, ses tueurs déments, ses filles faciles, Hollywood, la ­chasse aux sorcières…

Un thriller dans l’après seconde guerre mondiale : quand un boxeur vient au service de la Police Américaine…

Osons, plaidoyer d’un homme libre, Nicolas Hulot, 2015

nicolas-hulot-osonsLe livre est synthétique et peut se résumer en 2 listes ; la première pour les Etats, la seconde, pour tout en chacun. Pour les 2, une même finalité : la reconstruction de la planète.

Ce qu’il attend des Etats :

  1. Réguler enfin la finance (c’est le moment, non ?)
  2. Mettre l’économie au service des humains
  3. Mettre fin aux abus des multinationales
  4. Produire et consommer dans un cercle vertueux
  5. Démazouter les investissements
  6. Intégrer la pollution au prix de vente
  7. Garder sa couleur bleue à la terre
  8. Préserver les sols, supports de la vie
  9. Nourrir sans détruire
  10. Renforcer la justice sociale pour combattre le dérèglement climatique
  11. Réinventer la démocratie
  12. Donner une gouvernance mondiale à l’environnement

Ce qu’il attend de nous :

  1. Se déplacer à plusieurs et sans moteur
  2. Réfléchir à deux fois avant de prendre l’avion
  3. Manger moins de viande… mais de meilleure qualité
  4. Mettre fin au gaspillage alimentaire
  5. Mettre son argent au vert
  6. Choisir une électricité 100% renouvelable
  7. Agir contre le gaspillage énergétique
  8. Agir pour la nature
  9. Partager
  10. Militer et s’impliquer pour le climat

Pour faire entendre votre voix et faire pression sur les chefs d’Etat, signez cet appel sur Fondation Nicolas Hulot

Février 2016

Petite histoire du surf, Frédéric Schiffter, 2014

Pour Gerry Lopez, le surf nous apprend à affronter la vie.

9782758805007L’auteur tente de comprendre comment. Pourquoi, malgré l’industrie et le commerce mondialisés de cette pratique, les surfeurs demeurent-ils encore si sensibles aux paysages, pourquoi sont-ils encore fascinés par les vagues et friands d’exploits héroïques, de légendes ?

La philosophie et le philosophe s’égarent ici dans l’histoire ou plutôt se nourrissent de l’histoire. Frédéric Schiffter convoque les grands philosophes, Bergson, Héraclite, Rousseau, Deleuze… mais aussi sur de grands surfeurs. Difficile en effet de ne pas mentionner le Duke Kahanomoku, Miki Dora, Greg Noll, Jeff Clark… ils ont fait, ils sont le surf.

Les indigènes des Iles Sandwich n’étaient-ils pas eux aussi des philosophes ? Sitôt qu’une houle puissante, hors du commun, arrive, élevant les vagues à leur plus grande taille, les gens d’ici saississent l’occasion pour se livrer à leur divertissement. Voilà ce qu’écrivait d’eux James Cook, avant d’être tué en 1779.

Dans cette pratique, Cook voit le divertissement d’une ethnie sauvage aux mœurs tournées vers les plaisirs, étrangère au sens chrétien du travail. Si le mot existait, il verrait là un sport.

Les Hawaiens parlent du he e’nalu ; le mot décrit l’action, faire corps avec la vague en glissant sur elle ; ils communient en esprit avec elle, échangeant leurs âmes avec la leur. Le he e’nalu est une joyeuse danse funèbre, un divertissement sacré.

Janvier 2016

La révolte des accents, Erik Orsenna, 2007.

la-révolte-des-accentsAprès le passionnant la grammaire est une chanson douce, Orsenna donne une fois encore à découvrir les territoires mystérieux et si subtils de la langue française. Fâchés de ne pas se sentir assez considérés, les accents se révoltent et laissent les lecteurs bien démunis avec cette langue sans saveur. Comment mieux rendre compte de leur puissance qu’en se cachant. L’auteur les supprime, le ç par exemple ; ce petit d’interrogation inversé qui se colle sous les c pour en adoucir les manières. Il les supprime en français, mais pas seulement ; comment se faire comprendre en chinois, cette langue à tons sans accents ? Avec une même syllabe en effet le sens du mot change chez eux selon la manière de prononcer le e. Même passion des points chez les Persans et les Iraniens.

Nul doute que cette promenade avec les accents a une saveur bien particulière quand quelques francophones se battent aujourd’hui pour sauver leur accent circonflexe !

L’africain, JMG Le Clezio, 2004

LECLEZIO-LAFRICAIN02Ce n’est pas un roman ; c’est un vibrant hommage d’un fils pour son père, un homme qui a fait tellement corps avec le pays qui a accueilli toute sa trajectoire professionnelle qu’il en a fait sien. J.M.G Le Clezio a visité la vie de son père pour comprendre ce médecin colonial qu’il a bien peu connu, pour comprendre un passé dénié et sur lequel il avait un cruel besoin de revenir. Un vrai voyage psychanalytique que ce petit livre enrichi par quelques photos familiales.

Le colonialisme est revisité ici par l’auteur. Son amour et sa fierté transparaissent dans un opuscule qui reconstruit une bien belle histoire.

Décembre 2015

Surf Culture, Alain Gardinier, 2015

atlantica-editions.jpgLe surf : plus qu’un sport un art de vivre

Pardon pour les puristes (Arthur, Stéphane…) qui n’y voient que des poncifs, mais les jolies photos distribuées ça et là sont riches, même si elles sont déjà connues et reconnues pour la plupart d’entre elles. Ce peut-être un premier voyage dans la légende du surf et de sa culture, ses origines, ses influences, ses codes et ses héros ; Parmi eux, l’incontournable Duke Kahanamoku, John Severson et bien d’autres.

Des Hawaiiens, des Californiens et des Australiens, mais aussi quelques français à partir des années 50 auront contribué à donner au surf une culture, un  habitus cher à Bourdieu.

Paris est une fête, Ernest Hemingway, 1964

Le livre qu’il est bon de lire après les attentats de paris du 13 novembre 2015, d’après cette délicieuse parisienne, Danielle :

9782070437443-fr-300

C’est très important de voir, plusieurs fois, le livre d’Hemingway, Paris est une fête, parce que nous sommes une civilisation très ancienne et nous porterons au plus haut nos valeurs, et nous fraterniserons avec les 5 millions de musulmans qui exercent leur religion librement et gentiment et nous nous battrons contre les 10.000 barbares qui tuent, soi-disant, au nom d’Allah, avait-elle dit. Ses propos avaient été aussitôt relayés massivement sur les réseaux sociaux.

Paris valait toujours la peine

Paris est une fête peut se lire comme un hommage à une ville, celle des années 1920, vibrante de culture. On croise les artistes qui fréquentent alors le quartier de Montparnasse, on rencontre la collectionneuse Gertrude Stein, le poète Ezra Pound, James Joyce… Tel était le Paris de notre jeunesse, au temps où nous étions très pauvres et très heureux, écrit Hemingway. Paris valait toujours la peine, et vous receviez toujours quelque chose en retour de ce que vous lui donniez.

Octobre 2015

Apprendre à vivre, Luc Ferry, 2006

9782259202473Pourquoi étudier la philosophie ? Parce qu’on ne peut, sans elle, rien comprendre au monde dans lequel nous vivons. La quasi-totalité de nos pensées, de nos convictions, de nos valeurs s’inscrit, sans que nous le sachions, dans de grandes visions du monde déjà élaborées et structurées. Il est indispensable de les connaître. Au-delà, les grandes oeuvres peuvent tout simplement aider à vivre mieux et plus libre. Apprendre à vivre, à vaincre ses peurs, à surmonter la banalité de la vie quotidienne, l’ennui, le temps qui passe, tel était d’ailleurs le but premier des écoles de l’Antiquité grecque.

Septembre 2015

J’ai mis les voiles pour gagner, Franck Cammas, 2014

1507-1Encore un ; oui, c’est un livre de plus livré (avec un nègre quand même par un navigateur. Lisible, mais loin d’être passionnant, l’homme ne se livre guère plus que d’habitude, même si l’histoire de son enfance et de parents en avance sur leur temps (sic !) peut expliquer les choix qui sont les aujourd’hui les siens. Le titre est suffisamment explicite : une soif maladive de victoires qui ne semble pas aujourd’hui s’étancher, avec les multiples projets qu’il mène entre le Nacra 17, le Classe A, le Tour de France à la voile…

En route pour la Coupe de l’America (dire aujourd’hui l’America’s Cup), le graal des compétiteurs à la voile.

Aout 2015

Demain est un autre jour, Nori Nelson Spielman, 2013

105647504_oDonner un autre tournant à la vie de sa fille… Elisabeth, PDG de l’empire Bohlinger Cosmetics vient de mourir et Brett est pour l’instant exclue de l’héritage. Débauchée de BC où elle était en charge du Marketing, pas d’argent contrairement à ses frères, son avenir n’est pas spécialement rose.

Rien, si ce n’est une Life list (le titre en anglais).  Pour espérer quelque chose, les objectifs à atteindre dans ce programme se réaliseront impérativement dans l’année qui suit. Inutile de préciser que tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes, même quand on est riche, belle et qu’en plus, on trouve finalement l’amour de sa vie.

Ce n’est pas Bridget Jones, mais c’est tout comme.

Le journal d’un curé de campagne, Georges Bernanos, 1936

bernanos-cure-de-campagneSéquence nostalgie il est vrai, mais ce livre se révèle (tardivement) comme un petit bijou pour un ancien catholique pratiquant repenti.

Voilà une bien triste vie que celle d’un petit curé de campagne confronté au quotidien, avec ses croyances, mais aussi ses doutes (faiblesses avec l’alcool…), avec de petites gens et/ou la noblesse, avec de jeunes filles à qui ce curé apprend le catéchisme, avec les bigotes du village. Tout un édifice qui dégringole, dont la tarissement des vocations (lire ou relire à ce propos La vocation, de Charles Suaud),  la difficulté d’être catholique à l’heure du Front Populaire.

La lente descente aux enfers de l’Eglise…

Juillet 2015

N’oublier jamais, Michel Bussy,

9782258105546_1_75La photo de couverture est une des clés de compréhension de l’affaire !

N’oublier jamais ; le décalage temporel paraît un des artifices favoris de l’auteur. Après Nymphéas Noirs, 10 longues années séparent 2 histoires qui semblent de prime abord fort éloignées., mais qui finalement se révèlent très proches.

Le tout dernier chapitre une fois de plus donne la clé de l’affaire. Le retournement de situation, mais pas seulement, est là aussi (après Nymphéa…), bien improbable, même si l’ouvrage est agréable à lire. La déception n’en est que plus grande.

N’oublier jamais : mon dernier Bussy ?

Nymphéas noirs, Michel Bussy, 2102

51iPCvTW8eL._SY344_BO1,204,203,200_Découvrir Giverny, s’imprégner dans son univers (trop touristique pour les gens de ce village), côtoyer l’impressionnisme ; voilà une excellente raison de se laisser porter par ce livre qui a pour cadre le village jardin de Claude Monet sans impression (jeu de mot puisé dans le magazine Elle) de déjà-vu.

Ne pas être pressé, prendre le temps, pendant les vacances par exemple, l’intrigue en effet ne se dénoue dans un scénario hyper compliqué, voir alambiqué, que dans le dernier chapitre.

Que nous cache cette superbe institutrice ?

Nymphéas noirs, mon premier Bussy…

Juin 2015

Sherpas fils de l’Everest. Vie, mort et business sur le Toit du Monde. Patricia Jolly, Laurence Shakya, 2015

9782081333604Ce livre né dans l’amitié rencontre un des nombreux drames qui jalonnent l’histoire du Toit du Monde. Cet objet d’envie de milliers (millions ?) d’alpinistes est posé dans le territoire des Sherpas .

La genèse de ce livre, c’est bien une interrogation sur leurs conditions. Longtemps cantonnés aux basses besognes, même si Tenzing, l’un des leurs fut le premier au sommet avec Hillary. Ils veulent aujourd’hui profiter de la manne financière que représente leur Everest, et partager ce trésor avec un État népalais corrompu et des organisateurs d’expéditions étrangers…

L’école des sommets. 70 ans de ski et d’alpinisme, Gilles Chappaz, 2015

9782344008096FSGilles Chappaz a été mandaté par l’ENSA pour raconter les 70 ans de l’école. A partir de 60 entretiens de personnes identifiées comme ayant pesé sur son histoire, des personnels ou non, des jeunes ou des moins jeunes, il aide à mieux comprendre cette École certes, mais surtout les métiers de la montagne et de leur singularité.

Chamois clandestins. Histoires d’un guide à la veillée, Anselme Baud 2014

51--TJ+32LL._AA324_PIkin4,BottomRight,-47,22_AA300_SH20_OU08_Dés la fin du livre naît un regret : ne pas voir pu écouter ces histoires de la bouche même d’Anselme, un collègue prestigieux de l’ENSA.

L’auteur est un grand Monsieur, une figure de l’alpinisme, un skieur d’exception, un des grand pionniers du ski extrême. Ce petit opuscule est empreint de sa sensibilité ; il donne accès à son monde de la montagne.

Ce géant appelle à l’humilité.

Un guide se fabrique dans des traversées mouvementées aux Aiguilles de Chamonix, dans une grosse frayeur au glacier de Stöckli, dans une découverte troublante dans les Andes, dans un drame en Himalaya. L’apprentissage du métier se fait le plus souvent dans la douleur, mais aussi et surtout dans le contact avec des hommes : un alpiniste et skieur extrême de 73 ans, des enfants du Népal, des apprentis guides boliviens, chiliens, colombiens ou encore vénézuéliens. L’apprentissage du métier de guide se fait malheureusement pourtant dans la douleur.

La vie ne tient souvent qu’à un fil, c’est confirmé ici :

  • Quand la chance sourit…
  • Une leçon sans frais,
  • Sauvé de justesse

Il est des titres qui remplacent de plus longues histoires dont les chamois sont les témoins.

Mai 2015

Et si on aimait la France, Bernard Maris, 2015

Un cri d’amour à la République, pour son compère de France Inter, Dominique Seux.

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Ecouter la suite, ici

Avril 2015

La sociologie du couple, Jean Claude Kaufman, 2014

41UAxY4y4FL._SY344_BO1,204,203,200_Jean Claude Kaufman fait dans l’accessible : moins de chiffres, de notes de bas de page, de gros mots de sociologues. La collection Que sais-je oblige.

Cet opuscule publié aux éditions Que sais-je reprend les thèmes chers à ce professeur d’Université rennais très médiatique. Tout ce qui est bon de savoir sur le couple est ici synthétisé. A partir de riches et étonnantes statistiques, il objectivise, euphémise, fait  évoluer nos représentations forcément très subjectives.

En savoir plus dans cette (OK, elle n’est pas terrible et semble-t-il non préparée) conférence à l’Université de tous les savoirs.

Une piste : remonter la bibliographie, choisir le titre qui vous parle le plus, lire ce bouquin qui de toute façon, élargira vos idées sur le couple. Le couple, ça ne va pas de soi !

Mars 2015

Cette nuit, la mer est noire. Florence Arthaud, 2015

UnknownWoman Over Board ! le samedi 29 octobre 2011, Florence Artaud tombe à l’eau de la façon la plus courante possible ; elle ne devra son salut qu’à sa pêche toujours d’enfer, son téléphone portable étanche tout neuf et sa maman. Le CROSS a fait le job, une fois de plus.

La mer a été noire cette nuit là. La chute est le fil rouge d’une confession, d’un retour sur la carrière hors du commun de cette navigatrice hors du commun. Un homme dans chaque port (au désespoir de son père, l’éditeur Jacques Arthaud), mais plus encore de multiples amis dans chaque port, elle était avant tout une rebelle qui a explosé les codes de la navigation à la voile et de la course au large. Adieu Florence, bien des choses à tes(nos) potes marins.

Keynes ou l’économiste citoyen, Bernard Maris, 2007

Et si l’incitation à la consommation créait de la richesse ? Tonton Bernard nous expliquait tout dans cet opuscule :

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Enquête métier. Mieux connaître les guides de pêche, PRNSN, 2014

CaptureL’enquête métier sur les guides de pêche présente un regard approfondi sur ce métier en France. Ils sont majoritairement répartis au sud d’une ligne Saint Malo Marseille.

Quelques chiffres :

  • Guides-Pêcheurs en eau douce (70%), Guides-Pêcheurs à la mouche (59%), ils sont beaucoup moins Guides-Pêcheurs en mer (28%)
  • Seuls 6% font de cette pratique d’encadrement leurs seule activité professionnelle.
  • 33% d’entre eux en tirent moins de 25% de leurs revenus.
  • Leur pic de jours travaillés se situent entre juillet et août
  • Près de 70% sont travailleurs indépendants

La Fédération Nationale de la Pêche en France et la Protection du Milieu Aquatique (FNPF), forte de ses 3800 associations et de ses 1 279 000 licenciés en 2013, en salarie 2 d’entre eux comme agents de développement qui sont chargés de l’animation, de la sensibilisation et de l’éducation à l’environnement. Par ailleurs elle subventionne 120 Équivalents Temps Plein (ETP), le plus souvent au service de l’ensemble de Structures Associatives Agréées de la Pêche de Loisir (SAAPL).

Lire la suite

Février 2015

Soumission, Michel Houellbecq, 2014

61aNyd1IbFLRoman d’anticipation d’un prix Goncourt. Sujet de polémique et de controverses pour beaucoup, mais c’est finalement étonnant.

Tout ce qui concerne l’Islam l’est, et ce d’autant plus que la parution du livre précédait de quelques jours l’attentant de Charlie Hebdo.

N’est ce pas pourtant l’occasion d’en connaître un peu plus sur cette religion et éviter de tomber ainsi dans les clichés. N’est ce pas une opportunité pour penser les religions quelles qu’elle soit, mais surtout se pencher sur leurs histoires ?

Pourquoi ne pas prendre ces propos, voire les propositions qui sont faites pour de la dérision ?

Dés janvier, Houellbecq a disparu, effrayé par la campagne de presse, terrassé par la mort de son pote Bernard Maris. Ecouter la suite, ici

Le règne des affranchis, Claude Onesta, 2014

Le_regne_des_affranchis_posterImpossible de ne pas voir dans la victoire des Experts au championnat du monde de handball au Quatar, la patte de leur entraîneur. Claude Onesta est d’abord et surtout atypique.

L’histoire pourtant commence…mal ! Constantini et Jackson Richardson ne sont pas franchement ses copains, ce qui n’est pas de bon augure pour prendre en charge les Bargeots. Il imprime toutefois sa marque, ce qui prend du temps. En tant que coach, je me sens porteur des mêmes valeurs de liberté et d’insubordination face à l’ordre établi que mes idoles et mes lectures de jeunesse ; le ton était donné. Sa première règle : savoir s’affranchir des règles. C’est l’imprévu, qui à ce niveau peut la plupart du temps fait pencher la balance. Pour se faire entendre, il préfère, dit-il, actionner les leviers de l’intelligence [plutôt] que le mécanisme de l’obéissance. Il favoriser le dialogue, délègue, cherche l’épanouissement de ses joueurs et de son staff. S’imaginer dans la peau d’un leader tutélaire et omnipotent lui fait horreur. Par contre, il existe des moments où la délégation et l’empathie montre leurs limites : c’est malgré lui qu’il reprend la figure du chef et le discours rédempteur du censeur.

Lire la suite ici, et la cerise sur gâteau, le regard de Pierre Dantin sur son ami Onesta, le passeur de sens .

Janvier 2015

Le suicide français, Eric Zemmour, 2014

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Plongée toute subjective dans les 40 années qui ont défait la France.

L’instinct de la glisse. Petit hymne au surf, aux vagues et à la liberté, Lodewijk Allaert, 2011

51XUYksJYyL._SY344_BO1,204,203,200_L’appel de la route, le tao du vélo ou encore l’instinct de la glisse…. la collection Petite philosophie du voyage invite à la découverte. Inutile donc de s’attendre ici à une plongée profonde dans l’univers de la glisse.

Pour autant…

  • Qui n’a jamais vécu l’hypothermie des apprentis surfeurs du nord (ou imaginé…)
  • Qui n’a jamais vu les vagues mythiques de Los Pascuales ou de La Ticla (ou googelisé)
  • Qui n’a jamais connu Jack O’Neill et l’épopée du surf business (ou acheté du surfwear)
  • Qui n’a jamais su réellement ce qu’était un soul surfeur ou écouté les beach boys
  • Qui n’a jamais croisé Duke Kahanamoku ou Micky Dora (ou lu des livres à leur sujet ; voir plus bas)
  • Qui n’a jamais été épris d’un puissant besoin de liberté ?

Celle ou celui là, trouvera alors assurément dans cet opuscule, quelques lignes pour entrer doucement dans le petit monde des vagues.

Une femme sans peur, Jean Philippe Touzeau, 2012

UnknownLe développement personnel est décidément à la mode. Le volume 1 d’Une femme sans peur est à priori le début d’une très longue série qui accompagne cette dynamique parmi les centaines de livres écrits annuellement sur ce sujet.

Paul Davenport, le chimiste, offre à Trinity le graal des aficionados des médicaments : Un soupçon de 5-HTP, un supplément naturel pour le traitement de la dépression, associé au MDMA pour en adoucir les effets : il suffisait d’y penser (sic !). Cette cheffe de projet  développe et commercialise un logiciel de gestion de portefeuilles en ligne, le Métaforex. Grâce à ce cadeau de 6 pilules, elle va vivre dans ces 290 pages, deux évènements extraordinaires :

  • un camouflet gagnant sur Nick Burr, son concurrent goldenboy
  • un coup de foudre pour le beau scientifique italien Gianmarco

Inutile de dire qu’après ça, cette première partie est déjà finie et qu’il faudra donc attendre la suite pour en savoir un peu plus. Décidément, le développement personnel est une source de profit, pour le lecteur, comme pour l’auteur.

Au balcon de la mer, Louis Pouliquen, 2003

Pouliquen-Louis-Au-Balcon-De-La-Mer-Livre-864667254_MLBalthazar Dorlane, grand professeur d’université médiatisé est victime d’un accident de la route. C’est un centre de thalassothérapie de Bretagne Sud qui l’accueille pour sa convalescence. Il revient sur sa vie grâce à la plume de Louis Pouliquen. Tel un psychanalyste qu’il n’est pas, il écoute ; tel un écrivain qu’il est, il rédige des notes chaque soir.

Matthieu, le fils du professeur, connaitra la face cachée de son père et donnera son aval à cette publication, illustration notamment des relations complexes qu’entretiennent tout fils avec leur père.

Décembre 2014

La violence des riches, chronique d’une immense casse sociale, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, 2013

UnknownCes sociologues ont construisent leurs vies de chercheurs sur les Riches. Après leur Ghetto du Gotha, ce nouveau livre décode les mécaniques sociales, les représentations sociales en oeuvre encore aujourd’hui.

Nul mieux que Paul Nizan, ans les chiens de garde en 10932, ne synthétise mieux cette étude dont on se délecte : ils le citent dés le début :

La bourgeoisie travaillant pour elle seule, exploitant pour elle seule, massacrant pour elle seule, il lui est nécessaire de faire croire qu’elle travaille, qu’elle exploite, qu’elle massacre pour le bien final de l’humanité. Elle doit faire croire qu’elle est juste. Et elle-même doit le croire. M. Michelin doit faire croire qu’il ne fabrique des pneus que pour donner du travail à des ouvriers qui mourraient sans lui.

Résumé à venir

Heureux les heureux, Yasmin Reza, 2013

UnknownNe pas finir un livre, même à la seconde tentative, il est important de temps à autre de s’offrir ce luxe Une première lecture (jusqu’au bout) avait laissé une impression de vide, qui, semble-t-il pouvait être comblée par une deuxième. L’une comme l’autre n’a pas fonctionné. Ce roman est vraiment trop noir dans une période dite de fêtes

Le titre ne le laisse pas prévoir, mais ici les heureux sont plutôt malheureux, et ces malheureux ne sont pas spécialement heureux : il est bon de temps à autre d’être berné par un titre.

  • Marguerite Blot, enseignante ex-mariée bien tristounette, s’il faut occulter cette aventure coquine avec un de ses collègues en voyage scolaire.
  • Paola Soares, qui ne parvint jamais à convaincre Luc Contamine de quitter sa femme
  • Philipp Chemla, qui aurait tellement aimé souffrir d’amour
  • Mais aussi Jean Ehrenfried, Damien Barnèche et d’autres encore…

Autant d’histoires que même quelques artifices syntaxiques (je dis, je dis ; j’ai dit, j’ai dit, il dit, il dit...) ne rendent ni passionnantes, ni prétextes à passer un bon moment.

Novembre 2014

C’était mieux avant… lâchez la lâcheté (sic !) pour le courage ! Ne me dites plus jamais bon courage, lexique anti-déprime à l’usage immédiat des français, Philippe Bloch, 2013

CourageFrançais(e), tous genres confondus donc, est parfois synonyme de déprimé(e). En France, en effet, la consommation d’antidépresseurs atteint des sommets.

Tous les prétextes sont alors bons pour éradiquer ou pour le moins, réduire cette mélancolie ambiante. Philippe Bloch y va ici de son livre.

Ce conférencier-économiste-animateurderadio-chroniqueur et  auteur distille quelques conseils pour s’en sortir ; voilà son lexique à usage immédiat pour 10€ seulement. Si c’est efficace, le déficit de la Sécurité Sociale pourrait évidemment se combler en partie.

Même si depuis 1968, il est interdit d’interdire, c’est pourtant sa solution pour que ses compatriotes sortent de la spirale infernale de la dépression :

Ne dites pas… lire plutôt la suite

Une éducation catholique, Catherine Cusset, 2014

UnknownDans une période de renouveau d’un catholicisme plutôt traditionnel, le titre paraissait bien alléchant. Nombreux sont ceux, en effet, à l’avoir vécue.

Elevée dans la religion catholique (catéchisme, communion(s)…) entre une mère bigote et un père athée, haïe par sa soeur, très croyante, il a fallu la mort d’un enfant pour que Marie échappe à ce Dieu tout puissant.

Ce n’était pourtant pas un Dieu de colère, mais un Dieu de clémence, ni un Dieu de pitié, mais un Dieu de souffrance. Libérée de cette chape divine, elle tombe amoureuse une grande partie du livre, d’abord de sa grande copine de lycée, puis de Samuel. Dans le même temps, il a fallu Francesco pour lui faire découvrir enfin l’amour charnel. Samuel de nouveau, elle est une amoureuse compliquée de Thomas l’américain, avec qui elle finira par se marier.

La conclusion cherche à rattraper un titre racoleur, mais pas spécialement en phase avec ce qu’il est dit dans le livre. Dans cette chapelle bretonne, elle s’aperçoit que Dieu n’a pas disparu complètement à ses yeux.

Eloignée de la religion, mais toujours sous son emprise ?

Charlotte, David Foenkinos, 2014

David Foenkinos, pourtant grand favori,Charlotte a échoué au Goncourt malgré Charlotte. Par contre, il a écrit ce livre en vers (bof !), procédé malgré tout suffisamment original pour être signalé.

Ce roman s’inspire de la vie de Charlotte Salomon. Une peintre allemande assassinée à 26 ans, alors qu’elle était enceinte. Ma principale source est son œuvre autobiographique : Vie ? ou théâtre?

L’œuvre de Charlotte est exposée à Berlin quand David Foenkinos la découvre. En quelques lignes incises dans son roman, il exprime ce qu’il a ressenti en faisant la connaissance de Charlotte Salomon à travers sa peinture. Il lui rend, parait-il ici, un très bel hommage.

Octobre 2014

Une vie française, Jean Paul Dubois, 2004

Une vie françaiseLa vie de Paul Blick, rythmée par la succession de présidents de la République française depuis Charles de Gaulle à Jacques Chirac.

Pas facile de remplacer aux yeux de ses parents, Vincent, le frère jeune, mais néanmoins l’aîné, son idole, son modèle. Pour ses parents semble-t-il, Paul ne reste que celui qui reste.

Petit garçon en état de déréliction, il devra donc faire son apprentissage de la vie par ces propres moyens. C’est le bilan d’une vie à la crise de la cinquantaine, avec un regard dérisoire sur ses étapes en tant que frère, fils, amant, mari, père, grand-père, veuf, chômeur … Une vie insignifiante parmi tant d’autres mais relatée sur un ton véhément et humain.

Confession d’un baby boomer ?

Cavalcade-eb44bCavalcade, Bruno de Stabenrath, 2001

Poisson Chat est un jeune homme de bonne famille : un père général en retraite, une mère effacée, quatre frères, banquier, médecin, moine ou polytechnicien et enfin Poisson Chat, le seul qui a mal tourné. Il a raté trois fois son bac, s’est fait réformer lors de son service militaire et n’est toujours pas marié. Un artiste dans son genre, Poisson Chat, collectionnant les jolies filles comme un amoureux de la nature épingle les papillons, avec amour et délicatesse, guitariste éclectique, une vie choyée par le destin, des amis à n’en plus finir. Jusqu’au jour où une erreur de casting expédie sa voiture dans un fossé, laissant le jeune homme la tête à l’envers, le reste du corps pris dans les tôles froissées, entre Enfer et Paradis.
Ce sera l’hôpital de Garches, réanimation intensive, quatorze mois à revenir parmi les vivants avec comme seule perspective des courses en fauteuil roulant.

Un livre qui donne une furieuse envie de vivre…

Septembre 2014,

Zasie dans le métro, Raymond Queneau, 1959

Zazie-dans-le-metro.gifComment s’y prend Zazie pour visiter le métro alors que celui ci est en grève ?

Gabriel(la) son oncle s’en occupe et c’est un festival ! Des personnages haut en couleur dans un Paris d’après guerre. Du burlesque, du second degré, de la dérision, de l’humour.

Il est vital de prendre son temps, voire de relire ce roman. Comment ne manquer aucun gag, aucune figure de style ? Comment suivre les multiples identités du flicman ? Comment compiler les gros mots de Zazie, étonnamment délurée pour ses 9 ans ?

Sa maman avait raison :  même si son frère n’est pas l’hormosexuel qu’elle croit être, tout se finit bien dans ces quelques heures parisiennes bien remplies.

Merci pour ce moment, Valérie TrierWeiler, 2014

merci-pour-ce- momentInutile de revenir plus en détail sur la teneur de ce livre écrit (trop ?) rapidement par l’ex-future première Dame de France. 

Tout a été dit et redit, y compris par celles et ceux qui ne l’ont pas lu.

La première discréditée dans cette affaire, si ce n’est l’auteure elle-même, c’est bien la politique.

Julie Gayet, Ségolène Royal (surtout elles 2), les premiers ministres, les gens du PS, les officiers de sécurité affectés à la présidence… Personne n’aime Valérie et c’est réciproque.

Les catilinaires, Amélie Nothomb, 1995

Les-catilinairesQuitter cette perte de temps qu’est le monde : Un couple de professeurs citadins se retrouve à la campagne pour cette raison.

C’est sans compter sans Palamède Bernardin, voisin tyrannique qui va largement bousculer leur désir de solitude. 

Cet ancien médecin taiseux et sa femme Bernadette (masse de chair enrobée dans un tissu, protubérance plus proche d’un kyste…) explosent la retraite des Hazel qui s’annonçait pourtant délicieuse.

PS : Pourquoi catilinaire ? Emile a un regret et tente de se rattraper. Pour cela, il doit convaincre Palamède, il doit parler avec fougue {et s’emporte] comme Cicéron prononçant sa première catilinaire...

En savoir plus

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Jonas Jonasson, 2011

le-vieux-qui-ne-voulait-pas-fc3aater-son-anniversaireMerci Jonas Jonasson

Votre livre est rassurant. Un centenaire peut donc rester enthousiaste, opportuniste et bon vivant qui croque la vie.

Ainsi, il serait possible :

  • De zapper un centième anniversaire qui se présenterait ennuyeux et déprimant à mourir
  • D’emprunter une valise remplie de billets
  • De survivre aux malfrats qui tiennent à la récupérer
  • De transformer ces mêmes malfrats en copains de fuite
  • De résister à toutes les polices
  • De trouver l’amour

Les courbes Espérance de vie/Espérance de vie en bonne santé ne se croiseraient donc pas toujours !

Les barreaux du coeur, José Pierre, 2004

Public avertiAoût 2014,

Quatre saisons à Mohawk, Richrard Russo, 1986

quatre-saisons-a-mohawk-3446163Pour le grand-père de Ned, il y a quatre saisons à Mohawk, petite ville imaginaire et isolée d’Arizona:

  • Le Quatre-Juillet (Labor Day)
  • La fête foraine
  • Mange-ta-dinde
  • L’hiver

Tout ramène à Mohawk. Aucun des boys n’est revenu le même après le Débarquement en Normandie. Sam Hall ne fait pas exception, pas plus que Jack, le bien marié (sic !). Le P’tit Sam (son fils) comme l’appelle affectueusement Wussy raconte son histoire. Jenny, sa maman n’en était plus capable et il est confié (sic!) à ce père flambeur et buveur, alors que rien ne les y préparait.

Un trésor de compassion, une ode à la tolérance d’un fils pour son père.

Passions ordinaires, du match de football au concours de dictée, Dominique Bromberger, 1998

passions-ordinaires-football-jardinage-genealogie-concours-de-dictee-christian-bromberger-9782012790810Il n’est question ici que de l’introduction, lue et relu et encore à relire. Les temps ont bien changé (Distinction et multiplication des catégories d’âge, désacralisation des grandes institutions,  inversion des rapports entre temps de travail et temps libre, essor de la classe moyenne, centration plus forte sur l’individu…)

depuis Freud qui déclarait devant des joueurs de tennis : Leur manque de culpabilité me sidère.

Quelles sont ces passions ordinaires ? l’ethnologue du football propose de les regrouper de la manières suivante :

  • La vie domestique et ses entours
  • Le devoir de mémoire et la volonté de savoir.
  • Les amateurs de spectacles et de jeux.
  • Les aventuriers, performance, corps, nature.
  • La e quête de sens et de forme.

Ces passions sont interrogées dans l’histoire, décriées par les philosophes (la passion contre la raison, la perte de liberté), mais pas seulement. Elles sont alors synonymes d’agitation, de maladies, elles sont sources de péchés, d’aliénation, d’anomie… Elles sont, grâce à cet ouvrage collectif, réhabilitées.

Lire l’introduction de Passions_ordinaires

Nos étoiles contraires, John Green, 2012

l-affiche-de-the-fault-in-our-starsUne impériale affliction est le livre culte de Hazel Grace, puis de Gus. Ces 2 adolescents atteints du cancer sont d’autant plus effondrés quand ils font la connaissance de Van Houten, son auteur, en déchéance la plus complète à Amsterdam.

Il n’est pas question ici que de cancer. Il est question de vie, de morceaux de vie croquées… Même si ils partagent le même groupe de soutien qu’Isaac (sans Monica), leurs vies respirent l’espérance et l’aspiration au bonheur immédiat.

Le phalanxifor n’existe pas encore, l’absence de ce fameux médicament miracle empêche pas une issue moins triste à ce roman qui ne peut que tirer des larmes à ses lecteurs.

Juillet 2014

Remède mortel, Harlan Coben, 1991

remede-mortel-226342Tout y est ! Le second roman de Harlan Coben possède tous les ingrédients d’un thriller à succès.

  • Le SR1, médicament miracle fictif contre le Sida
  • Cassandre, la superbe croqueuse d’hommes
  • Georges, le tueur à gages caricatural à souhait (200 morts à son tableau de chasse)
  • Le politicien véreux, le cancérologue diabolique ou encore le religieux fanatique…

Il reste ces chercheurs passionnés, héros de l’histoire (tous les 2 ?) qui se démènent sans compter pour tenter d’éradiquer le virus de l’imunodéfense humaine. Une image bien sombre de la [bonne] société américaine où tout est fait pour mener à bien son projet personnel, qu’il soit politique, médical ou religieux ; tel est le contexte cru dans lequel Sara, la sœur de Cassandre et son Magic Johnson momentanément prémonitoire de mari tentent heureusement d’émerger.

Cet instant là, Douglas Kennedy, 2011

pixlr-24Berlin au temps du mur.

Thomas Nesbitt, américain parti dans cette ville en 1984 pour écrire, tombe fou amoureux de Petra, jeune allemande de l’Est passée à l’Ouest.

Quelle histoire que celle de Pétra, compliquée à souhait dans les mystères de cette ville divisée, mais furieuse de vivre ! Facile d’imaginer que ces 2 amants seront finalement séparés et marqués à vie par cette aventure.

Jan, femme de Thomas et Candace sa fille comme Hans et Johannes, compagnon et fils de Petra, ne combleront jamais le manque.

Il est des privilèges qui se présentent à tout un chacun et qu’il faut saisir ; les impossibilités n’étaient ici qu’apparentes, elles furent pourtant suffisantes pour tout empêcher.  Le choix est tout, et il n’est rien. L’histoire peut bien tourner, ou virer [comme ici] à la tragédie. Mais la route est toujours lá

On doit tous garder l’espoir Candace !

Le monde selon Garp, John Irving, 1978, epub

john_irving_le_monde_selon_garpGarp est écrivain, mais aussi lutteur. Irving est lutteur, mais aussi écrivain.

Impossible pourtant de réduire le monde selon Garp à une simple biographie, ce serait honteusement réducteur. Les très nombreux sujets abordés auraient pu par contre aisément faire l’objet de très nombreux romans.

Ils cohabitent ici sans problème ; le monde selon Garp est essentiellement un livre sur les femmes, un plaidoyer pour la tolérance dans l’étude des genres.

  • Le féminisme
  • La concupiscence
  • L’adultère
  • L’éducation
  • Le militantisme
  • La vie d’écrivain
  • La tolérance envers l’autre sexe

Garp, ST Garp -pour Sergent Technicien- est le fruit bien improbable d’une infirmière féministe et d’un géniteur pas vraiment consentant. L’écrivain dont il est question, souffrit toujours dans sa courte vie de trouver de véritables sujets pour ses livres ! Attention ! Il ne manqua jamais d’imagination.

Marseille, le réveil violent d’une ville impossible, Jean Viard, 2014

MarseilleEn quelques textes (publiés ou inédits) et entretiens, le sociologue se mue en homme politique candidat à la vice présidence d’une encore hypothétique Marseille Métropole.

Marseille, carrefour où l’on se croise,[ espace de migration], induit par le désir de repos, de plaisir, de soleil, de nature de vent, d’eau et de culture.

Marseille qui fut une grande cité avec une puissante université quand Paris n’était encore qu’un village.

Marseille en Provence, région terre de rencontre de deux forces, immenses, denses et ancestrales : les Alpes et la Méditerranée.

Dans ce cadre merveilleux, pays de vacances, de plus en plus de gens viennent pour travailler et inventer . Le temps du renouveau est en marche.

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La poursuite du bonheur, Douglas Kennedy, 2001

414R51ASY0LCharlie est le fils, Meg, la sœur, Dorothy, l’épouse, Kate la fille, mais l’héroïne, c’est surtout Sara, la maîtresse, l’amante, l’amour de la vie de Jack Malone.

L’indrigue se révèle pourtant improbable, comme dans la plupart des romans de ce type, mais captivante dans une société américaine d’après seconde guerre mondiale (le rebelle de frère de Sara subira, par exemple, comme de nombreux artistes, les foudres du trop fameux Hoover dans sa chasse aux rebelles communistes anti-américains).

Dans un coup de foudre qui se prolonge, la très patiente Sara finira à la mort de Dorothy par contenter subtilement tout le monde.

Juin 2014

Affreux, riches et méchants ? un autre regard sur les bleus. Stéphane Beaud, Philippe Guimard, 2014 epub

51vyAZeNrvL._

2 sociologues se penchent une fois de plus sur les footballeurs de l’Equipe de France.

Le regard qu’ils ont sur les Bleus vient percuter l’image donnée le plus souvent par des journalistes sportifs écartés des joueurs de plus en plus par l’armée de conseillers qui aujourd’hui les entourent.

Parmi les nombreuses questions qu’ils posent, la dernière en conclusion donne une idée du ton de l’ouvrage :

Certains commentateurs vont-ils un jour se tourner un peu plus sur le jeu et remiser dans leurs tiroirs leurs préjugés sociaux sur les joueurs. 

Lire la suite, ici

Je vais mieux, David Foenkinos, 2013

9782070456925FSLe mari d’Elise (celui qui va mieux) utilise l’échelle de douleur des hopitaux pour évaluer son degré de forme ; par exemple :

  • Intensité de la douleur :  8 (0 quand c’est OK et 10 quand c’est insoutenable)
  • Un adjectif précise ; ici : Etat d’esprit : anxieux

Cet architecte est victime d’un de ces collègues, un grossier pastiche de ces revanchards d’une adolescence souffreteuse [qui pour se sentir vivant doit] écraser les autres.

Il est débarqué malgré la bienveillance de son boss compatissant, se fait soigner par un psychiatre et se rapproche de sa famille (modifier sa famille est impossible, épuisant, injuste, insupportable fût-elle). Par contre, Pauline remplace Sylvie !

Tout finit bien comme il est de coutume dans un roman de Foenkinos. 1, l’envie d’en finir avec le passé, puis 0, vers l’avenir ! Inutile de conclure : tout est dit.

L’Abyssin, Jean Christophe Rufin, 1999

téléchargement (1)Médecin, puis diplomate, Jean Christophe Rufin est devenu romancier avec l’histoire de Jean Baptiste, faux médecin et diplomate finalement raté.

Le consul de France, coopté (déjà) par un lointain parent a une fille unique superbe qu’il entend protéger, mais surtout marier avec quelqu’un le plus proche possible du pouvoir (Louis XIV règne sur la France depuis Versailles).

Rien ne se passe comme prévu et il est facile d’imaginer que le héros de l’histoire tombe finalement amoureux de la belle. Pour la concquérir, l’apothicaire-guérisseur de talent échafaude un plan des plus improbables :

Se faire nommer ambassadeur de France en Abyssinie en France après être aller guérir le Négus, qui en retour le recommandera au roi.

De multiples péripéties l’attendent : il guérit le Négus qui lui porte alors une reconnaissance éternelle ; il fait également échec aux jésuites, et aux capucins déjà ennemis, à convertir l’Abyssinie. Le négus lui portera une reconnaissance éternelle.

Jean Baptiste retrouvera l’effrontée Isabelle. Son meilleur ami, collaborateur et partenaire d’escrime trouvera lui aussi l’amour dans les bras de la dame de compagnie de la fille du consul largement dépassé par tous ces événements.

La femme parfaite est une connasse, guide de survie pour les femmes « normales ». Anne-Sophie Girard et Marie-Aldine Girard, 2013

71ImWOfAOwL._SL1160_Décidément, la normalité est à la mode.

2 soeurs, qui plus est jumelles, l’une journaliste et l’une humoriste se sont fait plaisir ! leur production est pour tous un bon (court) moment.

C’est un livre de conseils, fait de 30 règles, destiné aux femmes imparfaites pour les aider à assumer leur normalité par rapport aux femmes apparemment parfaites.

C’est un livre dont la vocation est de les faire déculpabiliser

C’est un livre destiné pourtant aussi bien aux messieurs qu’aux dames…

  • Comment parler ?
  • Comment s’habiller ?
  • Faut-il coucher le premier soir ?

Jean Paul Sartre et Winston Churchill cautionnent cet opuscule. Enfin, et ce sera le mot de la fin de ce trop rapide résumé, Elisabeth Kübler-Ross, la psychiatre suisse étaye les étapes qui suivent une rupture et qui seront, bien entendu, revisitées par les 2 soeurs :

  1. Le choc
  2. Le déni
  3. La colère
  4. La tristesse
  5. La résignation
  6. L’acceptation
  7. La reconstruction

Mai 2014

Son carnet rouge, Tatiana de Rosnay, 2014

CaptureLa fille de Stella et de Joël, la niéce de Jenna et d’Arnaud publie ici un ensemble de nouvelles qui se lisent on ne peut plus rapidement (tout juste un retour Paris).

Chaque nouvelle présente une nouvelle manière de larguer ou se faire larguer par son conjoint. C’est tout un programme :

  • La femme infidèle qui pense son conjoint vertueux et qui lui reproche implicitement alors qu’il l’est tout autant
  • Celle qui écoute sa meilleure amie pour reconquérir son mari et qui s’aperçoit qu’en fait, Julietta est sa maîtresse.
  • L’étudiante qui se venge de son tombeur de professeur en piratant son mot de passe.
  • Le coup du répondeur téléphonique, de la clef USB, du cheveu long blond alors que la dame est brune à cheveu court, de la prostituée du bois de Boulogne…

Rien de très original en fait, mais permet à une auteur de boucler un livre et à un lecteur d’occuper son temps.

Avril 2014

Ma Zadoù, Loïc Josse, 2013

Un livre sur la presqu’île de Quiberon, écrit par Loïc Josse qui présente sa famille. C’est l’histoire d’un pays, le parcours d’une famille à travers les siècles depuis le règne de Louis XV.

Sa tante lui racontait les histoires du Petit Rohu. Son cousin a réalisé des documents pour la famille, dont celui sur Pierre-Marie-Ferdinand, son grand-père, qui était capitaine au long-cours.

Le Petit Rohu, le Grand Rohu, le Roch’ Priol, Locamaria, Portivy, Kermahé, Kéridenvel, Kerdavid ou Kerbourgnec…

Les Josse, mais aussi les Le Duvehat, Le Gennec, Le Huec  ou Le Corvec…

Mars 2014

Belle Isle, Gustave Flaubert, 1847

CaptureAvant le tourisme de masse, avant l’invention de la vapeur, mais après la citadelle et les remparts de Vauban… Gustave Flaubert et son ami Maxime Du Camp visitent (à pied) la Bretagne et s’émerveillent.

Ce court extrait (8,10€ quand même), édité en 2012 par Coop Breizh raconte comme les deux complices roulèrent à l’aventure, […] fascinés par une grotte qui leur parut si belle (elle était tapissée de varechs et de coquilles et avaient des gouttes d’eau qui tombaient d’en haut, qu’ils se résolurent de rester le lendemain.

puis plus loin…

La falaise vous écrasait de sa placidité formidable et elle vous charmait pourtant ; car on la contemplait malgré soi et les yeux ne s’en lassaient pas

Ainsi, rien n’a changé à Belle Isle ! Extrait de Par les champs et par les grèves, 1881

Le prince, Nicolas Machiavel, 1513 (encore en e-pub)

  • imagesUn livre de conseils à Laurent de Médicis pour gouverner.
  • Un livre empli de pragmatisme, qui s’arrête à la réalité des choses plutôt que de se livrer à de vaines spéculations. 
  • Un livre court, un propos organisé comme une carte heuristique
  • Un livre très argumenté. L’appui sur l’histoire récente ou plus ancienne en est le socle. 
  • Un livre on ne peut plus actuel pour quiconque avide de pouvoir veut s’imposer. Il suffit de remplacer la guerre de terrain (et encore…) par une guerre plus symbolique. 
  • Un livre, le livre initiatique des étudiants en droit. 
  • Le livre de chevet de tout politique (son objet est la conquête du pouvoir et les moyens à disposition pour le conserver). 
  • Un livre enfin, cauchemar de certains terminales de lycée

Pour son 500° anniversaire, le Prince devient une pièce de théâtre présentée ici

Février 2014

Le diable au corps, Raymond Radiguet, 1923

Déjà lu, relu en ePub grâce69470626 à Simon, un roman de 1923 qui a bien du faire scandale à la période où il fut écrit.

Un père d’une grande tolérance, une maman moins convaincue (mais jalouse ?), l’histoire de la passion amoureuse de Marthe se lit d’un trait,  91 ans après.

Certains passages renseignent des mœurs ou des expressions de l’époque, souvent liées au divin :

  • Je commençais à connaître le châtiment de l’adultère
  • Elle gardait des traces profondes de la morale bourgeoise et cet enfant (Marthe était enceinte de ce jeune homme de quelques années sont cadet) signifiait pour elle que Dieu récompens[ait] notre amour.

Mais aussi sur l’amour :

  • Tout amour comporte sa jeunesse, son âge mur, sa vieillesse…
  • Toutes les mères, par principe, ne souhaitent rien tant que pour leurs fils que le mariage, mais désapprouvent le femme qu’ils choisissent.

Comme dans bien des romans, la fin fut tragique : le retour de Jacques, le mari soldat et la mort de Marthe.

Demain, Guillaume Musso, 2013

2014-02-27_14h57_22Demain débute par une histoire bien improbable : un échange de mails à partir du même ordinateur (un Mac quand même…) à un an d’intervalle.

  • Université de Harvard, Cambridge, Matthew Shapiro  y est un jeune professeur de philosophie apprécié (la philosophie est inutile si elle ne chasse pas la souffrance de l’esprit).
  • Restaurant Imperator, Rockeffeler Center, New York, Emma Lovenstein y est une œnologue de talent.
  • Nick Fish est une légende, l’un des hommes d’affaires les plus mystérieux et les plus riches du monde.
  • Kate est une chirurgienne cardiaque brillantissime au physique de mannequin.

Rien n’est pourtant simple dans la vie de ces 4 personnages à qui apparemment tout sourit. Entre le fatalisme stoïcien et l’impermanence boudhiste, l’existence [est] quelque chose d’éminemment précaire et instable, un processus en perpétuelle évolution. Tout est dit !

Matthew et Kate était-il bien un couple idéal ?

50 nuances de Grey, E.L. James, 2012

index1Le livre de l’année, meilleure vente 2013 en France est un roman érotique soft, supposément pornographique qui aurait paraît-il boosté la libido de quelques anglaises. Anastasia Steele rencontre par hasard Christian Grey. Jeune femme très belle peu sûre d’elle et jeune homme très beau sûr de lui, le décor est ainsi posé.

Quel intrigue ! Si il y a relation entre eux, un contrat écrit doit être signé au préalable. Pour faire court, il sera dominant et Ana soumise. Il est on ne peut plus facile d’imaginer que ce sera aussi simple. L’enfant adopté qu’est Christian est beaucoup plus en doute qu’il n’y paraît. Après avoir été abandonné, puis adopté, il découvre sa sexualité dans un remake du Lauréat. Madame Robinson s’appelle ici Elena Lincoln.

  • Est-elle en partie responsable de ses tendances sado-masochistes ?
  • Ana signera-t-elle le contrat ?
  • Qui est réellement Christian Grey, l’homme aux 50 nuances ?

Les réponses sont données pour partie dans le premier tome de la trilogie… Est-ce bien utile d’aller plus loin ?

L’éloge de la faiblesse, Alexandre Jollien, 2011

Petit manuel d’un progressant qui a pour guide la joie.

Plutôt que de indexse renfermer sur son handicap, Alexandre Jollien a choisi de le dépasser pour en faire son arme.

Dans un entretien avec Socrate, réputé pour son absence de préjugés, il aborde sereinement ce qu’a été sa vie et ce qu’elle est devenue.

Hier dans un institution spécialisée pour personnes handicapées (IMC), [un milieu] où la présence et les gestes comptaient plus que tout, de façon essentielle, il est aujourd’hui philosophe, engageant les uns et les autres à dépasser leur propre faiblesse.

Les différences, la normalité sont questionnées. Pour tout un chacun pourtant, progresser, voilà notre objectif au quotidien ; voilà notre travail, notre véritable vocation, notre métier d’homme.

Un récit poignant qui incite à relativiser  et à dépasser ses propres difficultés de l’existence.

Chapeau et merci !

Janvier 2004

Facebook, le monde expliqué aux vieux. On est tous le vieux de quelqu’un,  Fabien Benoit, 2012

92547197_oLe succès de Facebook interroge… Fabien Benoit ne rassure pas les vieux…

Un des risques essentiels de la génération facebook, dit-il, c’est celui de vivre dans la pensée unique, dans un monde d’aseptisation, société sans de reliefs, sans aspérités, sans sel.

Le monde deviendra-t-il terne ? les sociétés formatées, surveillées ?

L’espoir qui demeure, c’est l’avènement de la cyberculture fondée sur le partage, la liberté d’expression et la gratuité.

Marc Zuckerberg gagnera à écouter Marc Thucydide : Le succès est une tyrannie se mesure à ce que les esclaves sont heureux de l’être.

L’avenir de Facebook passera par deux alternatives :

  • Etre un instrument précieux pour permettre aux individus de s’émanciper
  • Devenir un outil sans précédent de contrôle et de censure.

519DYBkN7hLEt quelquefois, j’ai comme une grande idée, Ken Kesey, 2013

Les Stamper, de l’Oregon, sont une solide famille atypique et rebelle de bûcherons, scieurs.

Ils habitent de l’autre côté de la Wakonda Auga contre vents et marées. Ils sont seuls contre tous, les seuls à n’être pas pieds et points liés à la Wakonda Pacific, donc, dans cette histoire, les seuls à être, ni en grève, ni au chômage.

Ken nous raconte une vengeance, longtemps murie par Lee envers son frère Hank

  • Pourquoi ?
  • Comment va-t-il se venger ?
  • Y parviendra-t-il ?

L’auteur de Vol au dessus d’un nid de Coucou, nous tient en haleine pendant plus de 800 pages pour nous donner enfin toutes ces clefs…

Décembre 2013

Ravage, René Bargavel, 1943

Couverture-Ravage-Rene-Barjavel

Drôle de roman d’anticipation tant il fait peur, mais tant il interroge encore aujourd’hui. Ce roman de science-fiction, publié en 1943 reste des plus actuels en effet.
Les hommes sont des hommes, c’est-à-dire des êtres chez qui le mal domine le bien. Le ton est donné dès le début et Barjavel se lâche.

Tout à l’air pourtant conforme à une possible évolution de la société française et notamment parisienne.

  • Les grands boulevards sont élargis.
  • Les piétons sont absents.
  • Les rues étroites des quartiers centraux sont réservées aux magasins et aux lieux de plaisir.
  • Marseille est à un peu plus d’une heure de Paris avec des trains toutes les cinq minutes.
  • L’avion s’est banalisé avec des départs-arrivées au sommet des immeubles.

Ni le wifi, ni le Bluetooth n’apparaissent, mais les claviers à ondes courtes les laissent présager. Dans le même temps par contre, l’autocrate empereur noir Robinson règne sans partage sur l’Amérique du Nord. La société hypertechnologie est à son paroxysme.

Et pourtant… lire la suite,

Nikolski, Nicolas Dickner, 2007

dickner_nikolskiNikolski est une ville. Le compas du narrateur l’a en ligne d’aiguille, toujours décalé à 38 degrés par rapport au nord. Ce compas met du lien dans cette histoire.

Les deux héros débarqueront finalement à Montréal, non loin du marché Jean Talon. C’est Noah, le fils de Jonas et de l’amérindienne Sarah et Granpa, leur station wagon Bonneville 1966 beige qui tracte la caravane. C’est aussi Joyce, native de Tête-à-la-Baleine est la nièce de Jonas.

Leurs destins vont se croiser, s’entrecroiser en Amérique, du nord du sud au nord du nord. Nés de familles de nomades, ils sont aventuriers, dignes descendants des Doucet, les pirates.

Mais, vont-ils se rencontrer vraiment ?

Joyce retrouvera-t-elle sa mère ?

Oú ?

Nikolski est le livre recommandé par Amélie à Simon pour qu’il revienne très vite à Montréal, terre d’accueil.

Lire ici une critique parue dans Critiques Libres 

Novembre 2013

Miki Dora, surfeur, héros, rebelle hors-la-loi, Alain Gardinier, 2013


Couv_Miki Dora.inddL’histoire de Miki Dora est beaucoup plus que la biographie d’un surfeur.

Que restera-t-il de Miki Dora ?

Un personnage ambivalent, paradoxal pour les initiés, le soul surfeur pour le plus grand nombre, un surfeur créatif, un artiste pour tous, mais un rebelle.

Il fut tout en même temps. Un animal sauvage pour Greg Noll, le chat, le danseur, le fugitif, le hors la loi. Il fut un mythe. Il fut le Jack Kerouac en short, le Jack Kerouac du surf. Toute sa vie fut une évasion, toute sa vie fut une vague.

Octobre 2013

Un bon jour pour mourir, Jim Harrison, 2003

harrisonCe n’est pas sur la route, mais ça lui ressemble. Deux potes de drogue, de médocs et d’alcool partent au Grand Canyon  dans le Colorado pour faire sauter un barrage :

  • Raison d’exister ?
  • Protection des truites ?
  • Vengeance des indiens ?

Ils embarquent la très jolie Sylvia, amoureuse folle de Tim qui la dédaigne.Le narrateur-pêcheur est lui aussi amoureux de Sylvia qui le dédaigne. 3 héros, 3 personnages tendres dans des aventures faites de voyages, de cuites et de parties fines. Le barrage a-t-il finalement explosé ?

Qu’avez vous fait de moi ? Erwan Larher, 2010

9782841865369

Le mythomane qu’est l’auteur ne se dévoile pas tout de suite.

Non, Gabriel Lazure n’est pas que le président Directeur Général des Editions du Soir ; non, il n’est pas que le mec sympa qui embauche royalement le héros de cette histoire.

Non, Sabine n’est pas que son ancienne meilleure copine coincée ; non, elle n’est pas non plus la bougresse décoincée retrouvée quelques années plus tard…

L’approche méthodologique est si subtile que jusqu’au bout, le lecteur (que j’ai été) s’est demandé si Léopold n’était qu’un étudiant diplômé mais chômeur, néanmoins chéri de ces dames, entraîné dans une spirale infernale par Richard, son meilleur pote d’Aix-en-Provence.

Qui était finalement Léopold ?

Septembre 2013

Les noces barbares, Yann Queffélec, 1985

9782070702329Quelle vie que celle de Ludo !

Et pourtant…Will avait promis-juré à Nicole qu’il l’aimerait pour toujours.

Ce prix Goncourt est l’histoire d’un enfance glauque s’il en est, illustration d’une lointaine ( ?) époque où les filles mères n’étaient pas les bienvenues dans une France archaïque.

Même son beau-père, le brave Micho n’arrivera pas à le sauver de cette spirale infernale que fut sa courte vie.

Fut-il heureux le court moment où  il fut libre ?

Pourtant, Ludo retrouvera finalement sa maman dans un dernier chapitre en droite ligne de l’ensemble barbare qu’est ce roman.

Août 2013

Le trésor de la baie des Orques, Keneth Cook, 2013

trésor baie des orquesJonathan Church est un orphelin devenu aventurier.

Il devient tout à fait par hasard, baleinier sur l’île de Three Fold Bay sous la conduite de Nat Wilson.

Instruit contrairement à la plupart de ses collègues d’infortune ( ?), David Hoyle, propriétaire de tout le petit port s’intéresse à lui. C’est pourtant par Cassidy, le fantasque américain et par Yoko, sa jolie chinoise qu’il prolongera l’aventure.

Tout savoir sur la chasse à la baleine, tout savoir sur la connivence de ces Orques avec les hommes, c’est finalement avec l’intrigue tout ce que ce roman propose. Un cadeau des enfants qui se dévore.

Un avion sans elle, Michel Bussi, 2013

51elIfxSeeL._Lyse-Rose ou Emilie ?
Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule.

Dix-huit ans plus tard, un Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule.
Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu’à ce que les masques tombent.
Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ?
Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

Ne vous retournez pas, Maud Tabachnik, 2011

518JPwTop-L._Roman bien noir qui superpose les histoires de 3 personnes à Milwaukee, USA où l’atmosphère a bien changé depuis les attentats du 11 septembre 2001.
Tout d’abord, Frederic Lacy, un serial killer, qui parsème de meurtres atroces son parcours à travers le Canada et les Etats-Unis, personnage inspiré par Albert Fish qui, dans les années 30, a tué près de 400 personnes avant d’être arrêté.
Le second, Stan Levine, flic renfermé, pas vraiment sympathique. Leurs destins se sont croisés dix ans auparavant à New York, dans une confrontation sanglante où sa fille a été massacrée par Lacy. Depuis le policier, quitté par sa femme et ses deux autres enfants, traîne le chaos de sa vie et commence à retrouver un peu le goût de vivre à Milwaukee. Mais le psychopathe refait surface et signe son retour par deux meurtres monstrueux.
Le dernier est un agent du FBI infiltré dans les milieux islamistes de Milwaukee pour mettre à jour un réseau terroriste prêt à frapper. En quelques jours, Milwaukee ressemble à une ville en état de guerre.

Le cinquième jour, Maud Tabachnik, 2003

le-cinquieme-jour-de-maud-tabachnikMaud Tabachnik est terrible. Sous ces faux airs de grand-mère sympathique, elle se révèle romancière macabre ; ce livre n’est donc pas à mettre entre toutes les mains !

  • Stan Levine est un policier new-yorkais, l’un des meilleurs bien sur.
  • Edgar Nichols est un archiviste consciencieux de la bibliothèque municipale de la même ville. Tout, de l’extérieur en fait un citoyen ordinaire.

Et pourtant…

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8 minutes de ma vie, Gilles Bornais, 2012

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Alizée, dans la cage, veut doubler sa médaille d’or avec celle de l’improbable 1500m libre des prochains JO.  8 minutes, c’est le temps qu’il faut à cette nouvelle Manaudou pour courir un 800, ce 800 où elle va jouer sa vie. Elle raconte…

Ils voulaient tous mon bonheur, même mes parents… le mien ?

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Ancien nageur, ancien entraîneur, l’ex journaliste sportif Gilles Bornais dédicace son livre à Jacques Meslier, d’abord par téléphone, puis par cette épitaphe.

Ma dernière conversation avec Jacques

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Juillet 2013

Tendre est la mer, Yann Quefellec, Philipp Plisson, 2009

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Merci Oncle Jo,

Il aimait la mer, moi aussi, il aimait naviguer en solo, moi non.

L’oncle Jo transmet un héritage symbolique à Yann Quefellec, son avoir moral en lieu et place de Trémazan, du manoir, des bateaux et des fermes.

Au soir de sa vie, la casse de Ninoblio sur les rochers de l’Aber Idult est oubliée.

Son neveu lui dit ici : Merci pour tout.

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40 ans au Glénans, Jean Louis Goldschmid, 2009

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Jean Louis Goldschmid débarque à Concarneau en juillet 1951 au Centre de Formation International. Deux ans plus tard, il devient le premier salarié du Centre Nautique des Glénans avant d’en devenir son directeur technique au début des années 60.

À l’origine entres autres de France Soir et du Centre de Formation des Journalistes, Philippe Vianney avait créé le CFI à la fin de la seconde guerre mondiale ; le CNG  en sera l’émanation.

Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur les GlénanS, Goldo apporte ici sa pierre à l’édifice dans une approche originale. Le chapitre sur la cuisine côtoie celui sur le halin sans poser spécialement de problème de lecture.

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A moi seul, bien des personnages, John Irving, 2013

9782021084399Si Bill, Billy Abott est le héros de l’histoire de sa vie faite de bien des personnages, Miss Frost et Jacques Kittredge en sont assurément les vedettes.

Ils partagent tous deux le fait, que nés hommes, ils n’aient cessé toute leur vie de vivre comme des femmes…

Comme John Irving, Billy est né dans le Vermont. Comme John Irving, Billy n’a pas connu son père. Comme John Irving, sa mère est souffleuse de théâtre…

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Juin 2013

I,Steve , Intuitions, sagesses et pensées de Steve Jobs, 2011

9782749915951Ce qu’il reste aujourd’hui de Steve Jobs, c’est assurément l’Ipod, l’Iphone et l’Ipad ! Excusez du peu.

I,Steve est un recueil de ses bons mots, voire de maximes. Ils sont tirés de conférences, d’interviews, mais aussi et surtout de ses keynotes qui ont fabriqué en partie le personnage.

Devant les étudiants de Standford, l’Université de l’excellence américaine, l’ancien étudiant qui avait lâchement abandonné ses études déclara notamment :

Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre.

Pour lui, la seule manière de faire quelque chose de génial, c’est d’aimer ce que l’on fait.

Florilège ici

Histoire d’une femme libre, Françoise Giroud, 2013

histoire-d-une-femme-libre-de-francoise-giroud-gallimardRater son suicide, c’est ce qui arriva à Françoise Giroud le 11 mai 1960.

Elle hurle alors un texte sauvage retoqué à l’époque par l’éditrice Florence Malraux. Il resta donc dans l’oubli. Sa fille, Caroline Eliacheff se décide à le publier aujourd’hui.

La liberté de ton est illustrée par ces 3 citations :

  • Il est sans exemple qu’une fille décidée à épouser un homme n’y parvienne pas, à condition qu’elle ne se soucie pas trop de savoir si lui en a envie.
  • La plupart des journalistes qui travaillent dans les grands journaux sont en gros d’accord avec la société et sa morale. Ils ne sont pas achetés, ils sont acquis.
  • Un homme pour moi, ce n’est ni un portefeuille pour assurer mon existence, ni une étiquette dont j’ai besoin pour circuler dans la société, ni un bijou qu’il m’amuserait de porter pour que d’autres me l’envie, ni un sexe où accrocher mon reste de jeunesse pour la retenir, ni un poste à  transistor destiné à combler le silence, c’est un être humain avec lequel je veux trouver ce qu’il y a de plus rare au monde, un langage commun ; communiquer, s’entendre, être entendu et entendre l’autre.

Lire la suite, ou ce résumé des lnrocks Mai 2013

Premiers bains de mer, Françoise Boucher, 2007

Bains de mer

L’histoire des bains de mer vue par une fan de baignade en Bretagne, si possible en centre de thalassothérapie.

A partir du XVI° siècle  la mélancolie est pourchassée à coup d’embruns impétueux et de vagues revigorantes ; le décor est vite posé : le XX° siècle n’a rien inventé, même si l’utilisation de la mer comme grand espace de délassement y est né.

Ici et là, ce court ouvrage est truffé de repères savoureux…

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Avril 2013

Meurtre au café de l’arbre sec, Michel Barrière, 2010

meurtre au café de l'arbre secQuentin et Constance sont des personnages de roman.

Constance vit au moyen âge (rues non pavées, hommes vêtus de braies, charrettes tirées par des chevaux), Quentin au XXI’ siècle. Leurs routes vont bien entendu se croiser. Suprême chance en effet, ils se promènent dans l’histoire à des époques différentes. Ils s’en délectent d’ailleurs. L’intrigue ici importe finalement assez peu (une sombre histoire de manuscrit écrit par le mari de l’héroïne.). Elle est plutôt  prétexte à une promenade dans l’univers curieux et passionné de la grande cuisine.

Un régal (sic) !

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Février 2013

Si c’était à refaire, Marc Lévy, 2012

si-c-etait-a-refaire-de-marc-levy-robert-laffontC’est l’histoire d’un cauchemar !

Andrew Stillman est journaliste.

20 ans après sa rencontre avec Valérie, il en tombe de nouveau amoureux et lui propose le mariage. Et pourtant, dans la soirée d’enterrement de sa vie de garçon, il a le coup de foudre pour une belle inconnue.

Après une enquête en Chine pour le New York Times, il se voit envoyé en Argentine pour un nouveau travail du même genre. Dans ce pays, la doctrine du pouvoir en place revendique une morale chrétienne inébranlable : soustraire des âmes innocentes à des parents aux idéaux pervertis pour leur offrir la salvation en les confiant à des familles dignes de les élever.

Andrew est assassiné !

Janvier 2013

L’homo economicus, Philippe Cohen, 2011

9782226240293gUn livre d’économie écrit par un humaniste.

En ce début de millénaire, la situation qu’il décrit n’est pas fameuse : le bonheur régresse ou stagne dans les sociétés riches, en France comme ailleurs. Les humains ne peuvent être heureux, nous dit-il, tant ils s’habituent à tout.

Malades de la comparaison chronique et permanente avec les autres, ils oublient à tort leurs biens intrinsèques, synonymes de bien être, pour tenter d’accumuler des biens extrinsèques, synonymes de rivalité sociale. L’équilibre sociale vacille.

L’homme moral quitte la salle, quand l’homo economicus y entre.

Oui, mais quelle est la question ? Bernard Pivot, 2012

Pivot

  • Tu tires ou tu pointes ?
  • Autobiographie ou non ?
  • Bernard Pivot était-il fidèle ou non ?
  • Était-il un homme à femmes ou non ?
  • Un interviewer de métier doit- il être nécessairement un questionneur dans sa vie privée ?
  • Dans quelle mesure Adam à-t-il été inventé ?

Stop !

Impossible de poser autant de questions que dans ce roman autobiographique (?) de Bernard Pivot.

Une fiche de lecture de plusieurs pages n’y suffirait pas

Le titre du livre s’inspire largement d’une des phrases cultes de Woody Allen : La réponse est oui, mais quelle était la question ?

Lire la suite.

Décembre 2012

Annapurna, premier 8000, Maurice Herzog, 1951

lachenal-TerrayMaurice Herzog est mort, lecture prémonitoire, elle était en cours. Suite à l’interrogation logique face au livre de sa fille, il était difficile d’échapper à ce qu’avait écrit son père, cet homme de 93 ans.

Best seller mondial (de 13 à 20 millions d’exemplaires selon les sources…), Annapurna, premier 8000 fait l’éloge d’un homme, son auteur.

Ce qui frappe dans un premier temps, c’est le caractère aventureux de l’expédition. Pas de cartes, pas de repères très précis sur leurs deux objectifs que sont  le Daulhagiri et l’Annapurna

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Novembre 2012

Je te retrouverai, John Irving, 2006

William Burns est organiste, mais surtout un grand amateur de filles et de femmes.

La fille de la persévérance est tatoueuse, notamment célèbre pour sa rose de Jéricho, un tatouage avec un sexe caché à l’intérieur -mais quand l’illusion est découverte, on ne voit que lui- Lasse de traquer William dans toute l’Europe, elle échoue au Canada ou elle s’éloigne progressivement de son fils dans les bras d’une amie, Mrs Oalsters.

Jack est ce fils, leur fils, le héros de l’histoire.

Je te retrouverai est une suite d’étapes qui jalonnent un parcours largement hors du commun.

Tout commence réellement à Sainte Hilda, son école primaire , où ce jeune acteur génial fut coaché-conseillé par la fille de Mrs Oalsters, Emma -gérante mémorable de la sieste des petits-, puis gardé-violé-protégé par Mrs Machado.

Octobre 2012

Le philosophe qui n’était pas sage, Laurent Gounelle, 2012

Oups, Laurent Gounelle s’essouffle !

Il se renouvelle pourtant dans son dernier roman. Plutôt que nous guider vers le bonheur, le philosophe appelé à la rescousse cette fois ci, s’attache à rendre malheureux un peuple primitif de la forêt amazonienne.

Le méthode employée se situe donc à l’inverse de l’habituelle.

Sandro est un prof de philo (attention prof de philo et philosophe, ça n’a rien à voir) qui veut le malheur d’un monde. Il va à l’encontre de ce qu’il sait pour se réduire à ce qu’il fait, cruel dilemme permanent entre ce qui est â faire et ce qui est fait, même pour ce fan de Marc Aurèle, son conseiller, son mentor, son guide. L’action s’efface devant le titre.

Accusée du meurtre de sa femme, une tribu va faire l’objet de ses foudres. Il devient manipulateur pour qu’elle s’auto-détruise.

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L’homme qui voulait être heureux. Ce que l’on croit devenir peut devenir la réalité, Laurent Gounelle, 2008

L’homme dont il est question ici, passe ses vacances à Bali. En parfaite santé, sa curiosité le pousse pourtant d’aller consulter une sorte de maître spirituel, guérisseur de bonne réputation.

Il y trouvera son chemin vers le bonheur. Pour reprendre le titre, ce qu’il croit va devenir sa réalité.

Très accessible pour les uns, simpliste pour d’autres, Laurent Gounelle raconte une histoire, sans renier son objectif de notre développement personnel.

Deux grandes parties apparaissent :

  • La première est une photographie sociale, énumérant les multiples freins qui sont pourtant essentiels à notre bonheur.
  • La seconde, à partir de ce constat, c’est de nous distiller les quelques pistes suffisantes pour y accéder

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Petite poucette, Michel Serres, 2012

Petite poucette est formatée par les médias !

  • Réduction des images à 7 secondes
  • Réduction des réponses aux questions à 15 secondes
  • le mot le plus répété est mort
  • l’image la plus représentée est celle des cadavres (autour de 20000 avant 12 ans)…

Comme à l’accoutumée, c’est à partir de chiffres chocs que Michel Serres introduit son nouvel ouvrage.

Pour autant, un livre de Michel Serres accessible !

Lire la suite. EIle pourra être heureusement complétée par cette fiche de lecture sur les arbres de connaissance.

Une maladie d’amour, Marcel Rufo, avec la collaboration de Christine Schilte, 2007

Aucun jeune enfant unique ne pense qu’il a beaucoup de chances qu’un frère ou une sœurs partage sa chambre et ses jouets, seuls les parents le croient.

Voilà une des nombreuses idées reçues sur les frères et sœurs disséminées ici et là, et que l’auteur se plaît à combattre.

Le ton est donné, le médiatique Rufo est lancé !

Ecrire un livre pour lui, c’est avant tout se donner les moyens de réaliser un rêve. Il ambitionne en effet de boucler le tour du monde à la voile avec son frère de cœur (qui peut être un cousin, un voisin ou un camarade de classe…).

Le professeur qu’il est, fait preuve ici de pédagogie. Chaque chapitre est en effet illustré d’une étude de cas d’enfant(s) reçu(s) dans sa clinique toulonnaise.

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Septembre 2012

Un héros, Félicia Herzog, 2012

La situation se dégrade pour Maurice Herzog…

Annapurna, premier 8000, fort de ses 20 millions d’exemplaires avait alimenté les rêves de nombreux alpinistes en herbe.

En 2000, les Éditions Guérin avaient déjà publié une affaire de cordée, un ouvrage plein d’interrogations sur le best seller (dicté) d’Herzog. La solidarité de corde y est suspectée, trahie qu’elle était sous couvert d’un intérêt national supérieur et au prix d’une compromission avec la vérité. David Roberts s’y présentait en défenseur des compagnons de cette propagande française, alpinistes furieux, persuadés d’avoir été instrumentalisés dans l’édification de la gloire d’un seul homme, Maurice Herzog.

Félicité achève de détruire le mythe avec ce premier roman. Son héros de père est définitivement assommé.

La suite du résumé est à venir

Le lièvre de Vatanen, Arto Paasilinna, 1975

Un journaliste et un photographe finlandais roulent en direction de Heinola. Leur voiture percute un lièvre. Vatanen, le journaliste, le sauve d’une mort certaine.

Ce qu’Arto Paasilinna raconte, ce sont les extravagantes aventures de Vatanen et de son lièvre. Depuis Helsinski jusqu’au cercle polaire en passant par la Russie, chaque chapitre revient sur de ces aventures, toutes plus loufoques les unes que les autres :

  • Une première arrestation (avant bien d’autres…)
  • Des rencontres avec des hommes, un commissaire, un président, un aïeul, Kurko, le bûcheron poivrot, un scarificateur, de violents voisins…
  • Des rencontres avec des animaux, un corbeau d’abord, de dangereux molosses

Finalement, il finit par tuer l’ours et se lier d’amitié avec des soldats caréliens soviétiques.

Il ne faut pourtant pas plaisanter avec Vatanen. Extradé par les autorités soviétiques vers la Finlande, il s’évade avec le lièvre… et Léila, sa splendide fiancée rencontrée pendant une mémorable gueule de bois.

Merci Jean Michel (Faure)…

Août 2012

Johnatan Linvingston le goéland, Richard Bach,

La cloche de fin de récréation a sonné, il est temps de repartir travailler. Rien de tel qu’un classique pour s’y préparer.

Après Le petit prince, voici un autre roman culte pour toute une génération.

Johnatan n’est pas un goéland ordinaire, de ceux qui restent accrochés au sol à pousser des cris rauques et à se battre entre eux.

Seul contre tous, il découvre le looping, le tonneau lent, le tonneau à facettes, la vrille inversée la cabriole de la mouette, la roue. C’est un passionné de vol, en quête de la perfection en ce domaine, persuadé que tout ce qui nous limite, il faut l’éliminer.

Il est curieux, fait pour apprendre…

Incompris, et finalement exclus par son clan, il n’aura de cesse pourtant de pardonner et de les aider, comme lui, à s’élever.

Bille en tête, Alexandre Jardin, 1986

Il est des romans qui se lisent très facilement ; ils sont un agréable passe temps pendant les vacances ou quand le besoin de décompression se fait sentir. Le premier livre d’ Alexandre Jardin en fait partie.

Virgile perd sa mère a 8 ans, mais trouve refuge dans les bras de l’Arquebuse, une grand mère on ne peut plus aimante.

Les relations sont soit absentes, soit conflictuelles avec un père bien trop occupé par ses affaires. Philippe son grand frère est plus accaparé quand à lui par des études (peuplées de conférences…) plutôt brillantes. Papa décide : C’est la pension en province !

Virgile, 16 ans est un collégien facétieux autant qu’ambitieux qui fugue avec son pote Claude. Il tombe éperdument amoureux de Clara, une amie de son père, très riche, de 20 ans son aînée. Dépucelage, week-ends à Deauville, pic-nic en Rolls, rien n’est trop beau, rien n’est trop fou.

Elle lui fait découvrir l’amour, il devient un gigolo. Jean, le mari trompé en sera jaloux de ne plus savoir la faire rêver. Virgile veut tout quitter pour Carla, mais elle est prisonnière de sa condition bourgeoise. Sans elle, [il] ne lui reste plus qu’à vivre, bille en tête.

Nicolas, le pacha du raz de Sein, Jos Nicolas Fouquet, 2011

  • Qui voit Ouessant voit son sang,
  • Qui voit Molène voit sa peine,
  • Qui voit Sein, voit sa fin,
  • Qui voit Groix, voit sa croix. »

L’Île de Sein est une des îles du Ponant. Elle est, on le sait, la plus jeune des 5 communes, compagnon de la Libération après Nantes, Grenoble, Paris et Vassieux-en-Vercors.

Pour autant, ce que l’on sait souvent moins, c’est que le « caillou » a un caractère bien trempé, probablement accablé qu'[il] est par tous les impôts de la nature, comme l’a dit si justement René Pichavant dans l’île des cormorans bleus.

Elle a connu 4 guerres au XX° siècle, les deux guerres mondiales, la guerre (croustillante) des écoles et la guerre (perdue) des impôts : ça vous forge un peuple !

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Un été dans l’ouest, Philippe Labro, 1984

L’étudiant étranger avait quitté son collège de Virginie pour rejoindre un summer job à la US forest service dans le Colorado ; Le voici donc dans les rocheuses, le god’s country (pays choisi par Dieu), là où la terre est encore neuve.

Des routiers sympas, des malfrats, mais aussi les inévitables greyhounds l’accompagneront et le déposeront au West Beaver Camp.

A la fin des années 50, la Clark girl tape la route dans les prémices de la beat generation et du mouvement hippie. Labro en tombe amoureux, elle le sauve d’une tornade, mais lui laisse une chaude pisse.

Au West Beaver Camp, il nettoiera les arbres de la forêt nationale Uncompaghre. Tuer les bugs (insectes) avec du goop (insecticide) ! C’est la tâche assignée à ces hommes qui n’étaient pas des Noirs, des Mex, des blancs ou des jaunes, mais des forts ou des faibles, des astucieux ou des fous, des naïfs et des innocents, des durs et des lâches.

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Liliane est au lycée. Est-il indispensable d’être cultivé, Normand Baillargeon, 2011

Une petite explication du titre en préambule :

Liliane est au lycée est à l’Iliade et l’odyssée, ce que le Zadig et Voltaire, (célèbre marque de vêtements) de Philippe Lefebre, est à Zadig (ou La destinée) de Voltaire.

Pour l’auteur, la culture générale est un concept difficile à cerner, il y a donc lieu de largement s’en méfier.

Mais que peut-elle bien recouvrir dans son sens le plus commun ?

  • La peinture ?
  • La danse ?
  • Le cinéma ?
  • La littérature, les littératures ?
  • Les sciences, aussi bien les dures que les molles ?

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Les 3 médecins, Martin Winkler, 2004

Avant le choeur des femmes, intéressant essai (?) sur le genre, l’ex médecin chroniqueur de France Inter s’attelle à une présentation critique du milieu médical vue à deux périodes différentes :

  • La période étudiante dans les années 1970, avec un regard appuyé notamment sur la fameuse et si sélective première année de médecine.
  • Une seconde période quelques 30 années plus tard, au début des années 2000, où l’accent est mis cette fois sur les arcanes de pouvoir du milieu hospitalo-universitaire.

C’est l’histoire de 3 jeunes étudiants utopiques et contestataires, post soixante huitards qui veulent bousculer l’esthablissement. Internat ou médecine générale ? Le héros de l’histoire, Bruno Sachs choisira cette dernière (moins légitime ?), dans une approche très humaniste, très proche du malade qui prend dans cette démarche toute la place qui doit lui revenir dans tout processus de guérison.

Intrigues amoureuses, relations fortes entre ces 3 copains, conflits permanents avec les autorités médicales, tout est prétexte pour pimenter ce roman qui n’arrive pas toutefois à se mettre au niveau du chœur des femmes. Tout auteur peut donc progresser.

5 leçons sur la psychanalyse, Sigmund Freud, 1909

En revenant avec une jeune fille (souffrant de troubles physiques et mentaux) sur des remémorations de ce qui la préoccupait, le docteur Joseph Bruner obtenant en retour un nettoyage de l’âme, un apaisement chez cette jolie fille qui appelait ce traitement le talking care. C’est l’origine de la psychanalyse d’après Freud lui-même.

L’idée de cette approche médicale est d’aller chercher des résidus mnésiques dans l’inconscience. Ces traumatismes psychiques sont protégés par une forte résistance et doivent être conscientisés pour qu’il y ait amélioration de l’état du patient. Certains désirs sont en effet refoulés et enfouis, mais ne sont pas pour autant supprimés.

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Juillet 2012

Secouons le cocotier, Mes libres voyages aux Antilles et aux îles de la mer Caraïbe, Jean Raspail, 1973

Attention !

  • Si pour vous, les Antilles ne sont que des îles paradisiaques toutes pareilles…
  • Si pour vous, les Antillaises sont toutes des beautés à couper le souffle…
  • Si pour vous, les Antillais sont tous des apollons à faire frémir les canadiennes aisées et Charlotte Rampling…
  • Si pour vous, les Antilles sont françaises et doivent le rester…

Si vous pensez tout cela, Jean Raspail est au moins un provocateur si ce n’est un traître !

Non seulement il détruit le mythe, mais il le piétine, égrenant ces îles (françaises, anglaises, hollandaises…) les unes après les autres.
L’état, fournisseur de l’argent-braguette (les allocations familiales), grand financeur à perte, en prend largement pour son grade. Il est accusé notamment de limiter l’ambition de chaque antillais à une carrière dans la (petite…) fonction publique.
L’auteur milite soit pour leur vente (Saint Barthélémy aux hollandais par exemple), soit pour leur autonomie.
Les derniers chapitres traitent de la situation critique de Haïti en 1973… Le recouvrement de la dette de la France aidant, cette situation a largement empiré, devenant catastrophique.

Le racisme lattant de l’auteur laisse la place à une réelle compassion pour ces pauvres nègres.

Le petit prince, Antoine de Saint Saint-Exupéry, 1943

Jules se met à la lecture… Quelle belle entrée en la matière que de commencer par le Petit Prince. Quel plaisir pour moi de l’accompagner et de relire les classiques ! Pour autant, ce classique n’en est pas un, il est plus que ça !

C’est un livre écrit par un ancien enfant qui jette un regard surpris, voire désabusé, mais compatissant sur le monde des adultes.

Il est rassurant !

Si les scientifiques et autres monarques sont difficilement récupérables, il est des fleurs dont il est encore possible de tomber amoureux, il est des renards que l’on peut encore apprivoiser.

Regardez bien autour de vous ! Chacun peut encore rencontrer son petit prince.

Délicatesse, David Foenkinos, 2009

Un livre conseillé par Hélène, lectrice invétérée et, cerise sur le gâteau, le plus souvent de bon conseil.

Quelques commentaires un peu allumés, un peu d’humour décalé, des références déjantées, c’est le cocktail gagnant de ce livre qui se dévore.

  • Nathalie tombe tout d’abord dans une vraie histoire d’amour avec un inconnu, en partie, grâce à un simple jus d’abricot.
  • François, son mari, se fait renverser alors qu’il était en vélo.
  • Tout s’écroule ! Elle se jette alors corps et âme dans son travail.

Malgré un patron amoureux et une collègue curieuse de type concierge, elle s’épanouit dans cette entreprise suédoise. Sa vie sentimentale renaît toutefois à la faveur d’un « french kiss » aussi violent qu’inattendu, pourtant aussitôt considéré par elle comme un acte gratuit.

L’heureux élu, un suédois au physique peu agréable, sans forme, mou, repoussant (dixit son patron, très jaloux), tombe aussitôt amoureux de la belle.

Ce qui était loin d’être gagné au départ (la réciproque) se construit à coup d’invitations, de l’amour en fuite d’Alain Souchon ou encore de cadeaux émouvants.

Que les fleurs bleues se rassurent, tout se termine pour le mieux ! C’est avec un jeu de cache-cache chez la grand mère de Nathalie que David Foenkinos conclut l’histoire de cet amour bien improbable.

Les dieux voyagent toujours incognito, Laurent Gounelle, 2012

Nouveau livre de Laurent Gounelle dans la même mouvance que le premier, un traité de développement personnel romancé par un spécialiste des sciences humaines.

Il est facile de se laisser entraîner.

L’intrigue est originale : un désespéré est sauvé in extremis d’un saut suicidaire du haut de la tour Eiffel par un vieux fou qui se révélera par la suite un génial psychanalyste.

Les deux passent un marché…

De nombreuses pistes de développement personnel sont cachées ici et là, rythmant ce récit sans le dénaturer : c’est tout un art largement maîtrisé par l’auteur.

Les décisions absurdes, sociologie des erreurs radicales et persistances, Christian Morel, 2002

Explosion de fusée, effondrement de pont, accident d’avion, mais aussi talonnage ; erreurs radicales et persistantes, solutions largement erronées !
Christian Morel se propose d’interroger les processus mis en œuvre et qui aboutissent à de tels résultats. Les phénomènes coginitifs et psychologiques mis en jeu l’interrogent. Entêtement, obstination dans la prise de décisions sont ici passés au crible à la lumière de plusieurs exemples.
Description de l’événement (le résultat, le produit) étude du processus (cheminement de la décision, action), son analyse, mais aussi le sens donne à l’action, balisent un cheminement qui se rapproche de l’analyse de pratique.
Le paradoxe d’Abilene en page 50 ne pourra qu’intéresser Olivier Lerouge.

L’étudiant étranger, Philippe Labro, 1986

Jules pourrait étudier un trimestre de son année scolaire prochaine aux États Unis…
Un tel voyage se prépare !
Philippe Labro raconte ici son immersion dans la (haute) société américaine dans le cadre d’une bourse d’études à 18 ans. Vie universitaire, codes de conduite d’une époque, culture singulière du Sud, rencontres amoureuses black and white… vécues et racontées par l’étudiant étranger qu’il restera.
Un joli plaidoyer pour les séjours en dehors de ses frontières et une intéressante présentation de cette civilisation américaine trop simplifiée, trop caricaturée, parce que méconnue :

On ne faisait pas les choses en solo, on participait, on appartenait à une communauté qui tissait inlassablement des liens entre ses membres au service d’un même esprit [et] des valeurs traditionnelles : la famille, la solidarité, l’effort, l’union…

On fait avec les autres, ou on ne les fait pas. Sans les autres, on n’existe pas…

L’Amérique a enseigné à Philippe Labro qu’il est naturel et facile d’agir, alors que le continent d’où il était arrivé… privilégiait l’acte de compréhension.
En guise de conclusion, un conseil du vieux Zach, doyen de ce collège de Virginie : Ne donnez pas à cette part obscure de faiblesse et de lâcheté qui est en chacun d’entre nous, la satisfaction de devenir un raté !

Manuella, Philippe Labro, 1999

La première fois

Manuella, adolescente parisienne des beaux quartiers (voir ci-dessous les Pinçon) nous entraîne à la poursuite d’un de ces rites initiatiques, un passage tant discuté avec ses meilleurs copines de lycée.

Tout arrive. En vacances sur l’île de Beauté, l’atmosphère est feutré au domaine des villas de Sperone. C’est en effet le lieu présumé de cette intrigue.

Pas de golf pourtant dans ce petit paradis corse, l’heure est plutôt à la voile. Manuella y découvrira enfin celui avec lequel elle fera.

Une vie, Simone Veil, 2007

Voici le cas typique d’un livre déjà lu et que j’ai redécouvert au fil des pages. Les quelques mots qui suivent seront de nature à m’en rappeler davantage…
Une vie est l’autobiographie d’une femme de conviction qui ne déteste pas d’être parfois politiquement incorrecte. Elle fut déportée, mère de famille, elle est encore aujourd’hui une des plus grandes figures politiques que la France ait jamais connue. en la matière, elle personnifie ce que peut être le courage.

Plusieurs fois sauvée par des inconnus, aussi bien allemands que français, elle ne cesse de lutter au début du livre sur la dichotomie qui présente les allemands comme les bourreaux et les français comme les victimes ; la mauvaise conscience permet, pour elle, à chacun de se gratifier d’une bonne conscience individuelle. La banalité du mal n’existe pas ; chacun peut s’en échapper.
Certains de ses propos rappellent ceux de Simone de Beauvoir… Les droits de l’homme prétendument universels ne le sont pas. C’est toujours aux faibles que l’on fait la morale et on finit toujours par blanchir les puissants.

Sur le droit d’ingérence par exemple : S’appuyant sur la réussite de l’Afrique du Sud, elle nous confie que les difficultés d’un pays à sortir de ses problèmes internes sont suffisamment difficiles à surmonter sans que la « morale internationale » s’en mêle.

Les ghettos du gotha, au cœur de la grande bourgeoisie, Michel Pinçon et Monique Pinçon Charlot, 2007

Bienvenue dans l’univers des riches mondains, au pays des rallyes, des clubs ou autres cercles on ne peut plus fermés ; des ghettos qui sont autant d’espaces de socialisation, où chaque élu peut y trouver des conditions de reproductions sociales les plus élevées.
À l’heure où les quartiers sont chargés de tous les maux, pourquoi ne pas commencer à rompre le silence complice sur les beaux quartiers ? C’est une des questions que pose ce couple de sociologues.
Une bien jolie promenade dans un entre-soi choisi, dans ce milieu conservateur, attaché à ses privilèges et ses valeurs, où l’essence bourgeoise précède l’existence sociale.
Dans une société où tout change, pour que rien ne change, la mobilisation du gotha est sur tous les fronts.

Juin 2012

99 F, Frédéric Beigbeder, 2000

Une incursion dans l’univers branché parisien… Cette plongée est d’autant plus marquée qu’on s’aperçoit tres vite que l’intrigue se situe dans la pub’. Octave le créatif se laisse aller à quelques confidences ; un publicitaire bobo a donc aussi des états d’âme !

Rien de vraiment transcendant chez cet auteur provocateur médiatique. Des jeux de mots faciles et quelques blaguounettes tentent de rythmer cette autobiographie déguisée.

L’auteur est largement suivi par les médias, notamment dans les rubriques people. Serait-ce une des raisons de son immense succès ?

Traîtres à la nation, Stéphane Beaud, 2011

L’histoire des bleus à Knysna est enfin décodée par un sociologue. Stéphane Beaud, l’auteur de retour sur la classe ouvrière se libère et parle football. Dépasser les lieux communs, lutter contre le ça va de soi, bousculer les propos journalistiques et les conversations du café du commerce, tel est l’enjeu de ce livre écrit à chaud après tout le buzz médiatique associé à cet événement.
Stéphane (je l’ai croisé quand nous étions tous les deux au Cens, laboratoire de sociologie de Nantes) tente de se mettre à la place des joueurs et s’appuie dans une approche compréhensive sur le contexte structurel de la grève, mais aussi sur celui plus conjoncturel ayant abouti au refus d’entraînement.
Un plongée dans cet univers illégitime (le sport…) pour ce professeur de l’ENS : une bien belle leçon de sociologie.

On peut se dire au revoir plusieurs fois, David Servan Schreiber, 2011

La lecture d’anticancer nous avait appris que face à la maladie, seule une approche holistique avait le pouvoir de nous faire guérir.
Approches conventionnelle et complémentaire, régime alimentaire, condition physique et gestion du stress se combinent heureusement. L’auteur s’appuie en cela sur ce qu’il appelle les phénomènes émergeants : qui dépassant infiniment les capacités des entités dont ils sont issus.
Il poursuit sur la santé comme intelligence du corps. Dans ce dernier livre pourtant, David Servan Schreiber interroge :

  • Les méthodes défendues dans anticancer sont-elles fiables ?
  • Pourquoi ne m’ont-elles pas protégées ?
  • Comment affronter la mort avec toute cette expérience accumulée ?

Il maintient malgré tout ces quelques pistes :

  • Nourrir sa santé
  • Nourrir son équilibre psychique
  • Nourrir ses relations aux autres
  • Nourrir la planète autour de nous (écologie globale (nature et relations humaines)

Guérissons notre planète pour nous guérir ! Tel est son bien joli programme ! Enfin, il est difficile de passer sous silence ses quelques mots sur les sports qu’il prenait plaisir à pratiquer (ski, parapente, surf)… Il les qualifiait d’aléatoires, soumis qu’ils sont aux éléments et devant lesquels il faut se plier. Il y a dans ces sports un esprit d’acquiescement, d’adaptation au monde tel qu’il est, voire d’humilité.

Absolument débordée, Zoé Shepard, 2010, (en e-pub)

Attention, livre à ne pas mettre entre toutes les mains. Les partisans de la décentralisation inachevée pourrait même être traumatisés.
Comment remplir les fastueux sièges des conseils généraux, des conseils régionaux, voire des mairies et autres communautés de communes, tel est en partie l’objet de ce brûlot !
Pour autant, il peut être grandement utile à tous les candidats aux concours de la fonction publique, quelle qu’elle soit. L’approche stratégique est pour moi remarquable, concise ; elle donne également aux différents jurys de ces mêmes concours l’occasion de faire le point sur leur manière de faire.
Je ne me suis pas ennuyé une seule ligne. Un livre à dévorer sur un transat entre deux siestes au bord de la piscine.

Mai 2012

La femme qui résiste, Anne Lauvergeon, 2012 (en e-pub)

Alors même que le président actuel de la république lui avait offert un ministère, il n’est pas sur qu’Atomic Anne aille voter le 6 mai pour lui.
Voici un regard très subjectif et décalé sur les arcanes du pouvoir. On est assez loin de ce qu’en disent les medias en général et les JT en particulier. Pour autant, l’aurore peut encore poindre nous dit l’ancien sherpa de Mitterrand.
Anne Lauvergeon a le sens de la formule :

Sur les échanges entre individus :

  • Discuter, c’est prendre le risque de penser différemment après qu’avant
  • Beaucoup de beaux esprits confondent réactivité et agitation, éveil et fébrilité.
  • Celui qui n’a pas d’objectif ne risque pas de les atteindre ;
  • Les cures d’austérité ne sont pas synonymes de projets

Sur le fonctionnement de l’État :

  • L’état devrait limiter ses interventions à la cohésion sociale et aux grands projets industriels structurants
  • Face à la crise économique, les états sont les seuls agents capables de pouvoir un jour siffler la fin de la récréation.
  • Arrêter les lois de circonstance, les lois faits divers
  • Nous récoltons les fruits de cette idée folle qui voulait nous faire conduire vers une société de service

Avril 2012

Curé de campagne, Alphone Haensler, 1978

Journal un peu naïf d’un curé de campagne vosgien, conforme à la représentation commune que l’on peut avoir d’un curé de province.

Ce journal est suivi d’une analyse sociologique des rapports entre ces curés et la société française et ses évolutions pendant la période racontée (l’auteur a 90 ans quand il écrit cet ouvrage). Pour autant les changements à venir changeront d’autant plus la donne.

Là encore, une histoire vécue de l’intérieur, très subjective, mais néanmoins éclairante sur ce que vivait et pouvait ressentir ce serviteur de Dieu.

Il ne reste qu’à souhaiter un livre de même facture un peu plus actuel !

Einstein, Brigitte Labbé, Michel Puech, 2003

L’équivalent d’un Einstein pour les Nuls. L’histoire d’un scientifique adoré, première véritable star mondiale dans le domaine de la physique.

Cette édition, conseillée aux plus de 10 ans (c’est mon cas…) conviendra à bien des néophytes en la matière (sans jeu de mots).

Tout ce que vous voulez avez toujours voulu savoir sur les 3 fameux articles publiés dans la revue allemande « Annales de physique » qui ont révolutionné le monde :

  • Un article sur les petits mouvements dans la matière
  • Un article sur la physique quantique à la suite de Max Planck
  • Un article sur la relativité

C’est l’histoire d’un génie, c’est l’histoire d’un homme qui pour fonctionner, a besoin d’avoir envie. C’est surtout l’histoire d’Albert, qui ne veut pas seulement comprendre le monde, il veut le changer. Pas de guerre, même contre les pires ennemis, même dans les pires cas.

David Servan-Schreiber ou la Fureur de guérir, Jacques Roques, 2011

Commencé, lu et relu dès sa parution, voici un aperçu de la vie et des principaux travaux de David Servan-Schreiber, l’auteur du best seller « Vivre » qui s’est éteint l’an passé, victime du crabe qu’il a repoussé de si nombreuses années.

Quand un grand professeur de médecine devient un malade.

Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse est rappelé par l’auteur, paradoxalement psychanalyste et néanmoins son ami et son jumeau spatio-temporel. Un raccourci de l’oeuvre du fils de JJSS.

Le golf, une belle promenade gâchée, Helen Exley, 2009

Recueil de phrases cultes de l’humour « golfique » anglais.

L’une d’elle, de Michael Ryan m’était particulièrement destinée : Évitez de penser à plus de trois cent choses différentes quand vous effectuez votre swing.

La dernière est encore plus tragique : Bob Monkhouse a joué un jour en Ecosse avec un joueur vraiment acharné : Nous en étions au quinzième trou à un endroit où le parcours longe la route. Il était au milieu de son backswing quand un convoi funéraire passe sur la route. Immédiatement, il interrompt son geste, retire sa casquette, la presse contre son cœur et incline la tête. J’étais impressionné. Et je lui dis : « J’admire votre profond respect pour le défunt. » Il me répondit : « Ce n’est que justice, elle me fut une excellente épouse pendant trente sept ans. »

Mars 2012

La peste, Albert Camus, 1947

De temps à autre, il est bon de revisiter les classiques.

Jules étant invité à lire cette chronique dont l’intrigue est située à Oran, alors préfecture française de la côte algérienne, je l’accompagne.

L’histoire tragique d’une épidémie soudaine et foudroyante de peste dans la ville…

Que retenir du plus célèbre roman du prix Nobel de littérature 1957 ?

Un témoignage de Bernard Rieux, le narrateur : « ce que l’on apprend au milieu des fléaux, [c’est] qu’il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser »

Février 2012

L’éloge de la mobilité, de Jean Viard, 2009

La première lecture sur mon Ipad en format Epub ; une découverte d’un sociologue optimiste (il en existe). Surfant sur les travaux de Joffre Dumazedier, ce marseillais d’adoption s’appuie sur des chiffres qui détonnent :

3 heures d’espérance de vie en plus chaque jour,

  • Le temps de travail en moyenne sur une vie, c’est seulement 9%, c’est 16% de notre vie éveillée,
  • Pour travailler 67000 heures, nous étudions 30000 heures, soit une heure d’étude pour deux heures de travail,
  • Depuis 1789, c’est une multiplication par 4 du temps disponible hors sommeil et hors travail !
  • Dans les années 50, on se déplaçait en moyenne 5 km par jour ; en 2012, on atteint les 45 km ; les années 80 ont vu l’inversion dans les déplacements quotidiens entre travail et loisirs

Ce qu’il y a de nouveau aujourd’hui, c’est une appropriation nouvelle du temps. Dans cette nouvelle société de la mobilité, on voit poindre paradoxalement la mise en valeur de la proximité.

Janvier 2012,

Indignez-vous, Stéphane Hessel, 2010

Avec un peu de retard, j’en conviens, j’ai enfin lu Indignez-vous de Stéphane Hessel. Livre pas cher, vendu à un peu plus de 4 millions d’exemplaires, il est peut-être temps, si vous avez tout juste une heure de libre devant vous, de le faire.

Propos de bon sens, qui sont certainement qualifiés de naïveté , voire d’utopie.

Néanmoins, c’est un petit opuscule rassurant, une lecture qui fait du bien.

Source : livre prêté par Simon. Les photos de couverture et de dernière page par le CRDP de l’académie de Versailles, CRDP, Versailles

Décembre 2011,

Emplois sportifs et saisonnalités, Christophe Guibert, Hassan Slimani.

Résultat d’une enquête réalisée dans le département des Landes en 2009, et portant sur l’emploi sportif. Un essai de sociologie peu fringant sur les métiers sportifs dans un territoire. Il est dit que pour les associations, l’activité commerciale est vécue comme un mal nécessaire… Pensez vous que c’est réellement un scoop ?

Néanmoins, il faut accorder aux auteurs d’avoir esquissé un début de problématique : ce type de métier s’appuie-t-il sur des statuts subis ou des statuts choisis…

Novembre 2011,

L’homme qui voulait être heureux, de Laurent Gounelle, 2008

Livre très heureusement conseillé par Gilles Monier. où il est notamment dit :

L’esprit fait inconsciemment un tri, ce tri n’est pas le même pour tout le monde, ce tri n’est pas du au hasard. Il dépend… de nos croyances… de notre vision de la vie.

Ce que l’on croit de la réalité agit comme un filtre, une paire de lunettes sélective… qui nous amène à voir les détails allant dans le sens que nous croyons, renforçant ainsi nos croyances.

Attention, livre ne laissant pas indifférent, tantôt considéré comme super (par moi par exemple), soit décrié comme simpliste (Chantal, ma châtelaine préférée de La Haye)

Une année sans ma femme, David Angevin, 1997

Je m’attendais à un livre de la même facture d’un été en Provence de Peter Mayle… c’était un anglais… dans le Luberon.

La déception est à la hauteur de l’espérance (qui était très grande). Un livre vite lu et à oublier très vite. Notre looser de héros s’y perd dans toutes les mésaventures qui lui arrivent, les unes plaquées après les autres, sans grande cohérence ni logique.

Entre les arnaques avec les japonais et le pillage pendant les gardiennages des villas des anglais, rien d’intéressant à se mettre sous la dent. Décevant !

Octobre 2011,

Steve Jobs, Richard Isaacson, 2011

Impossible d’utiliser un Ipad ou un Ipod (je n’ai pas encore d’Iphone…) sans chercher à comprendre comment ces outils extraordinaires ont été pensés.

Dans une bibliographie « commandée » par Steve Jobs pour expliquer leur père à ses enfants, Richard Isaacson, le bibliographe des plus grands se livre à une oeuvre en profondeur sur la génèse de la saga Apple. Depuis le Mac Intosh à l’Ipad, sont évoqués l’Ipod, l’Iphone, mais aussi les grandes étapes de la vie d’un des génies de l’informatique moderne. Adepte du système fermé face au système ouvert de Windows, il montre comment l’informatique peut être au service du plus grand nombre, en se basant sur l’interface la plus intuitive possible ; l’informatique pour lui, n’est pas seulement à destination des informaticiens.

Convivialité, un design qui rappelle le Bauhaus allemand, tout est regroupé pour nous présenter une histoire de l’informatique médiée par l’histoire d’un homme hors du commun (il savait pourtant être infect)…

Septembre 2011,

Martin Winkler,
L’ex- chroniqueur médecin de France Inter se fait écrivain.
Il se postionne sur la théorie du genre.

Une partie du tout, Steve Toltz,

Quand un fils devient malgré lui le compagnon d’inforture de son père, philosophe autodidacte, génie méconnu et féroce misanthrope. Un incroyable voyage en Australie pour un couple qui détonne.

Septembre 2011,

La cantatrice chauve, d’Eugéne Ionesco, 1954

Pièce de théâtre loufoque de Ionesco. Tout le monde la connaît, peu peuvent l’expliquer… L’esprit de décision prend le contre-pied de la tradition. Pièce lue pour accompagner Jules dans l’étude de cette œuvre. Nous attendons impatiemment de voir la pièce qui passe toujours au théâtre de la Huchette à Paris.

Été 2011

L’honneur des goémoniers, Joël Raguenes, 2003

Toujours sur l’île de Sein, toujours conseillé et fourni par Catherine, merci de nouveau.

Cap sur l’étrave, Eugène Riguidel, 2011

Ecrit à plusieurs mains pour sauver la rieuse, la plate en V d’Eugène
Sur l’île de Sein, entre les parties de pêche, fourni et conseillé par mon maître es maquereaux, l’ami Jacques

Été 2011,

Rencontre sous X, Didier van Cauwelaert

L’été, on a le temps de lire des livres que l’on a mis sous le coude au début de l’année, pensant pouvoir le faire, mais ne le trouvant jamais…. Rencontre improbable entre une star du X et une gloire déchue du football. Une jolie pique sur ces esclaves du football, transformés en ignobles produits dérivés, mais qui ici nous font rire tant l’épilogue est surprenant.

Mai 2011

Les métiers des sports de montagne, Anne Sophie Dumortier, 2009

L’approche est aussi bien quantitative que qualitative. Elle s’inscrit dans le cadre d’une sociologie du travail largement autant que d’une sociologie du sport. Ce travail s’insère également dans celui des nouveaux diagnostics territoriaux.

L’attachement au territoire est fort. Il est dit que la mobilité est différente en fonction de l’espace local géographique considéré. Il existe plusieurs sortes de mobilité :

  • Mobilité géographique
  • Mobilité infra sectorielle
  • Mobilité intersectorielle

Enfin elle s’inscrit dans un triptyque montagne, littoral (à paraître en 2012) et campagne, à l’échéance 2014

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’ensemble de cette étude consacrée aux métiers des sports de montagne, une production de l’observatoire régional des métiers de la région Provence, Alpes, Côte d’azur

Avril 2011,

Le principe de Peter, de Laurence, J. Peter et Raymond Hull, 1969,

… ou pourquoi tout va toujours mal ! Livre heureusement recommandé par Pap dans un de mes passages difficiles. Dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence.

L’auteur présente une version simplifiée de la lecture de Freud : l’homme est inconscient de ses propres motivations, ne comprend pas ses propres sentiments, et ne peut donc pas espérer se libérer de ses frustrations.

Il propose également un test d’aptitude autour de profils types : le jeu est de trouver ou de repérer le sien :

  • Bases artistiques
  • Écriture
  • Organisation
  • Persuasion
  • Dons intellectuels
  • Mécanique
  • Musique
  • Mathématique

Avril 2011

La saga des Pen Duick, Daniel Gilles, Gilles Martin Raguet aux photos, 2010


Un pur moment de bonheur avec Gilles. Je skippe le V, celui sous le vent… le convoyage retour ne se passera pas comme prévu.

Mars 2011

L’élitisme républicain, l’école française à l’épreuve des comparaisons internationales, Christian Baudelot, Roger Establet, 2009

PISA est une enquête menée tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l’OCDE et dans de nombreux pays partenaires. Elle évalue l’acquisition de savoirs et savoir-faire essentiels à la vie quotidienne au terme de la scolarité obligatoire. Les tests portent sur la lecture, la culture mathématique et la culture scientifique et se présentent sous la forme d’un questionnaire de fond. Lors de chaque évaluation, un sujet est privilégié par rapport aux autres. Les premières collectes de données ont eu lieu en 2000, les suivantes en 2003, en 2006 et en 2009. La prochaine collecte est prévue pour 2012. Le livre présenté ici s’appuie sur ces enquêtes.

De quoi souffre l’Ecole en France ?

« D’abord et avant tout son élitisme : une culture du classement et de l’élimination précoce, doublée d’une grande tolérance aux inégalités et à leur reproduction. Tel est l’enseignement qui ressort des comparaisons internationales développées dans ce livre. L’école française demeure au XIXe siècle otage des idées qui l’ont vu naître à la fin du XIXe siècle : distinguer une petite élite sans se soucier d’élever suffisamment le niveau des autres. Pour certains, peu nombreux, la méritocratie scolaire est une course aux meilleures positions ; pour d’autres, très nombreux, elle se traduit par une relégation rapide et désormais particulièrement coûteuse sur le marché du travail. Au total, la France qui a longtemps cru disposer de la meilleure école du monde fait figure de mauvaise élève dans sa catégorie, celle des pays riches et développés. »

Pour en savoir plus sur cette enquête PISA 2009

Février 2011

Excellences sportives, économie d’un capital spécifique, sous la direction de Jean Michel Faure et Sébastien Fleuriel.

Pour n’avoir pas été suffisamment accompagné -de mon point de vue-, ni relu assez tôt, mon article sur les élites de la voile olympique ne fait pas partie de l’ouvrage. Pour autant, la voile n’est pas absente, puisque l’article de Marc Pelletier (qui n’avait pas franchement besoin de relecture…) en fait partie. Néanmoins, ayant contribué petitement sur l’article sur le ski, Jean Michel Faure m’a tout de même envoyé l’ouvrage.

Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter le site de Sébastien Fleuriel

Janvier 2011

Surf thérapie, Guillaume Barucq, 2010

Le titre est suffisamment explicite pour identifier ce qu’il est dit dans cet ouvrage. Pour faire synthétique, un bout p’tit coup de Sup plusieurs fois par semaine, il n’y a rien de mieux pour requinquer son homme ! (pardon pour la trivialité de l’expression Ndlr)

Pour en savoir plus, l’auteur a développé un site internet sur cette thématique, Surf Thérapie

Janvier 2011

La carte et le territoire, Michel Houellebecq, 2010

Le prix Goncourt pour Houellebecq qu’il attendait depuis un moment. Véritable autoportrait de ce fils de guide de haute montagne, en écrivain, en artiste, en enquêteur, en homme ou en chien, en solitaire qui n’a plus rien à attendre de l’humain passé de la société du spectacle à celle de la consommation.

Il est Jed Martin, cet artiste sur lequel s’ouvre le roman, et qui fera fortune en exposant d’abord des reproductions de cartes Michelin représentant la France, puis des peintures de « métiers », ces maillons de la chaîne de production dont, au plus haut du Marché, sont Steve Jobs et Bill Gates, héros d’un de ses tableaux. Il est Jasselin, dans la dernière partie du livre, le flic chargé de mener l’enquête sur le meurtre sauvage de Michel Houellebecq, qui vit seul avec sa femme, sans enfant, et qui a dû « apprendre » à regarder la mort en face, à scruter ces cadavres en décomposition auxquels il est constamment confronté. Chacun représentant une facette de la démarche de l’écrivain.

Il est… Houellebecq !
Pour en savoir plus, une fois n’est pas coutume, rendez vous sur ce blog, La quinzaine littéraire créé sous WordPress

Décembre 2010

La couleur des sentiments, Katryn Stockett, (traduction de Patrick Girard), 2010

On est dans le Mississippi entre 1962 et 1964. Les lois raciales y sévissent encore. Miss Skeeter, jeune fille de la bourgeoisie américaine, s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot. Aidée finalement par Minnie et Aibileen, elle prend des risques considérables pour venir à bout d’un projet dont le déroulement est pavé d’embûches ; une page de l’histoire des Etats-Unis dévoilée…

Novembre 2010

Apprendre, oui, mais comment ? Philippe Mérieu, 2010

Quel constat ! Ainsi ce serait compliqué d’apprendre…
Pour en savoir beaucoup plus, Olivier Lerouge conseille d’aller piocher sans vergogne sur le site de Philippe Mérieu lui même. Une mine !

Septembre 2010

Le pianiste, Wladyslaw Szpilman, 1998

L’extraordinaire destin d’un musicien juif ans le ghetto de Varsovie (1939-1945). Quand un pianiste juif est sauvé par le plus improbable des sauveteurs… Au delà des guerres, au delà des dates, encore une fois, c’est l’histoire telle que je l’aime. Roman Polanski, a réalisé un film à partir de ce roman en 2002.

Août 2010

La célébration du dimanche, Pierre Joseph Proudhon, 1845

Suite à l’invitation de mes frères à la saline d’Arc et Senans, plongée dans les auteurs locaux. Quand la célébration de la religion interroge ! déjà…

Août 2010

Le journal d’Anne Franck, 1947, publié par son père Otto Franck

Rien de tel que l’été pour relire ses classiques, un livre que l’on ne présente plus : le journal d’Anne Franck.

Été 2010

Le pain de la mer, Joël Raguenes, 2004

Sur l’île de Sein, livre conseillé par Catherine. Merci ! Une plongée dans l’histoire des goémoniers bretons.

Le voyage idéal, Eugéne Riguidel, 1998

Récit d’une traversée, après l’éclat des transats hautement médiatiques d’Eugéne

Pour faire mieux connaissance avec ce marin rebelle, une vidéo… … qui retrace sa lutte pour le sauvetage des menhirs de Carnac (Jacques n’était pas très loin).

Juillet 2010

Dans le jardin des mots, Jacqueline de Romilly, 2008

Jacqueline de Romilly rappelle dans ce livre la nécessité de bien parler pour bien penser, et donc vivre mieux, et elle exhorte les politiques à faire meilleur usage de la langue. L’académicienne part également en croisade contre la féminisation abusive du français.
Notre langue est malade, affirme-t-elle, c’est pourtant le moyen d’éviter la violence, les malentendus : quand on ne peut se faire comprendre, on passe aux coups….
L’évolution des mots depuis leur étymologie, leur évolution avec la société, c’est quelque chose d’excitant, de ravissant, d’enrichissant. Je crois qu’à toutes les époques les enfants se sont amusés à faire l’équivalent des SMS.
Par contre, elle se révèle réticente à la féminisation des mots.
Ne pas comprendre les textes classiques, c’est être amputé de quelque chose d’essentiel. Pourtant, certains professeurs pensent que ces textes anciens ne sont plus appropriés au monde d’aujourd’hui.
La langue nous donne des joies. Quand elle lit un texte bien fait, bien écrit, nous dit-elle, c’est un vrai bonheur!

Avril 2010,

L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, de Max Weber,

Le « marronnier » des sociologues avec un résumé à venir sous forme de fiche de lecture

Avril 2010

Sport et dynamiques sociales, de Yvon Léziard, 1989,

Un des disciples de Joffre Dumazedier. Fiche de lecture à venir

Mars 2010,

Passions ordinaires, de Christian Bromberger, 1998

Un livre qui m’est apparu central pour qui veut comprendre la complexité des pratiques sportives.

Février 2010

La femme seule et le prince charmant, Jean Claude Kaufmann, 2009

Il est interdit depuis quelques jours d’utiliser le qualificatif de « demoiselle ». En l’absence de damoiseau en effet, il y avait discrimination manifeste.

Quand on aime… Me voici de nouveau plongé dans l’univers social de Jean Claude Kaufmann à partir des enquêtes menées par ses étudiants de Rennes. Le nombre de femmes vivant hors couple ne cessant de croître, il nous manque toujours un mot pour les désigner.

Célibataire signifie non mariée. Femme seule a une connotation négative. Autonome ? Bien des épouses revendiqueraient cette épithète.

Mieux vaut ne pas se tourner vers le passé avec les deux vieux stéréotypes opposés de vieille fille et de femme légère. Seules les veuves, en référence à leur conjugalité passée, sont identifiables.

A la fin du XIXe siècle, nous dit-il, avec le bouleversement industriel, l’urbanisation et l’essor du travail féminin, un nouveau célibat apparaît, préfigure déjà celui d’aujourd’hui. L’autonomie résidentielle, popularisée par Sartre et Simone de Beauvoir (ils s’accordaient aussi des « amours contingentes ») se propage des villes vers les campagnes et peut se situer aux extrêmes, aussi bien des âges que de l’échelle sociale.
Des femmes sûres d’elles, menant leur vie professionnelle et sentimentale à leur gré. Le mode d’entrée des filles dans la vie adulte n’est plus seulement le mariage, mais c’est aussi la vie sans mari ! Le deuxième sexe a fait son oeuvre, merci Simone !

Janvier 2010

Le deuxième sexe, de Simone De Beauvoir, 1949

Une fiche de lecture sur la seconde partie à venir… Génial !

Le culte de la performance, de Alain Ehrenberg, 1991

Fiche de lecture à venir

Janvier 2010

Deux étés, Erik Orsenna, 2009

Quand les bobos parisiens bien nés colonisent les îliens de Bréhat et se mobilisent pour aider un traducteur à boucler son ouvrage…

Décembre 2009

Je ne sais pas maigrir, (docteur) Pierre Dukan, 2003

Le livre de Pierre Dukan, un best-seller mondial…

Attention toutefois aux différents déficits à prévoir. Pour autant ce livre regorge de conseils pertinents.

Les quelques uns que j’ai repérés parmi beaucoup d’autres

  • le chemin est long
  • il faut boire
  • le son d’avoine comme médicament

Le passage de l’ascenceur à l’escalier est toutefois à adapter si on habite à sur la presqu’île de Quiberon où faîte du toit ne doit pas dépasser 8 mètres.

« Cath' » vous dira qu’il est dangereux de le suivre à la lettre tant les manques se feront sentir à long terme : un conseil précieux que j’ai hélas omis de suivre. Merci « Cath' »

Son d’avoine, (docteur) Régime Ducan,

Seb s’y est mis tous les matins !

L’équipier, Félix Aubry de la Noé, 2009

Encore un cran au-dessus du livre d’Heimermann : ce livre peut écorner les mythes. Attention, il ne faut pas mettre ce livre dans toutes les mains.
Mesquinerie et fautes de navigation d’Éric Tabarly, égotisme d’Alain Colas, entêtement du baron Bich, tout y passe !
Témoignage on ne peut plus subjectif de l’auteur, ancien équipier des 3 « héros » précédents.

Décembre 2009

Tabarly, une vie d’homme libre, Gilles Pernet, 2008

Après Quefelec, on reste encore dans le mythe.

Novembre 2009

S’accomplir ou se dépasser, essai sur le sport contemporain, d’Isabelle Queval, 2004

Fiche de lecture à venir. Un livre qui vaut vraiment le coup, qui veut comprendre le phénomène d’addiction des sportifs d’élite. Le parallèle pourrait être facile avec les chercheurs, les musiciens…

Octobre 2009

Le choeur des femmes, Martin Winckler, 2009

Jean Atwood est un brillant interne des hôpitaux qui se destine à la chirurgie gynécologique. Il croise dans ses stages un généraliste (beurk… pour un futur chirurgien !) qui va changer sa vie. Comment soigner les femmes, c’est ce qu’il va apprendre.

Très utile pour aborder finement la question du genre !

Une petite vidéo pour le présenter et vous l’inciter à le lire :

Août-septembre 2009

Les bienveillantes, Johnatan Littel, 2006

Un pavé de plus de 1300 pages à dévorer. Pour les férus d’histoire, l’histoire de la seconde guerre mondiale vue du côté des vaincus allemands. Un pur bonheur… qu’assurément, je relirai !

Juillet 2009

Lettre ouverte aux gourous de l’économie qui nous prennent pour des imbéciles, Bernard Maris

Prolongeant les matinées de France Inter où il tient sa chronique en démontant patiemment les arguments de son compère Jean Marc Sylvestre, un Bernard Maris en pleine forme !

Juin 2009

Les classes moyennes à la dérive, Louis Chauvel,

Dans son livre « Les classes moyennes à la dérive », Louis Chauvel commence par chercher une définition aux classes et finit en argumentant qu’il n’y a pas une classe moyenne mais des classes moyennes. Par la suite, il explique les facilités de vie des baby-boomers lors des « Trente Glorieuses » où la France était en pleine période de développement, plein-emploi… Il démontre et explique ensuite la difficulté des enfants de ceux-ci à s’intégrer et trouver un emploi qui leur convienne et leur plaise dans une société devenant de moins en moins méritocratique.

Dans cette étude, Louis Chauvel décrit les angoisses contemporaines dont les classes moyennes sont le principal foyer : Du chômage de masse aux problèmes de logement, l’auteur a su énoncer les causes de cette véritable évolution. Les « Trente Glorieuses » ont laissé place aux « Vingt Piteuses ». Cette grande période de croissance où l’espoir fut un sentiment national, a aujourd’hui totalement disparu ; désormais la peur de l’avenir a envahi l’esprit des français : classes populaires, moyennes ou aisées sont toutes touchées. Les illustrations par des données ou des œuvres permettent une meilleure lisibilité de l’ouvrage.

Quelles solutions pouvons-nous appliquer pour modifier la donne actuelle ? Louis Chauvel prend le risque d’en avancer quelques-unes.

Mai 2009

La trame conjugale. Analyse du couple par son linge, Jean Claude Kaufmann, 2001

Avril 2009

Corps de femmes, regards d’hommes. Sociologie des seins nus, Jean Claude Kaufmann, 2001

Tout ce que vous avez rêvé de savoir sur le fantasme des femmes, sur l’évolution successive du topless (avec son cortège de régressions…), vous le trouverez dans ce livre, enlevé comme les livres de l’auteur peuvent l’être.

Livre savoureux dont le titre précise bien la teneur ! Impressionnant comme les façons de faire sont différentes. La répartition des tâches n’est pas figée, les beaux jours des femmes sont devant elles !

Mars 2009

Tabarly, Benoit Heimermann, 2003

Un Tabarly, pour une fois, sans tomber dans la facilité de la présentation d’un mythe.

Février 2009

Histoire des hommes et de leurs ordures, du moyen âge à nos jours, Catherine de Silguy, 1996

Âmes sensibles, ne lisez pas ce livre tant il peut faire peur. Où il est dit que le problème de stockage des ordures n’est pas récent, mais remonte à l’origine de l’humanité. L’histoire de l’espèce humaine se mêle à celle de ces restes.

Et si les jeunes générations s’occupaient sérieusement du problème ?

Janvier 2009

Antimanuel de l’économie T2, les cigales, Bernard Maris, 2006

Noël 2009

Norway, society and culture, Eva Maagero, Birte Simonsen, 2005

De retour de Norvège, un voyage sociologique qui dépeint superbement les Norvégiens et leur histoire. En Norvège, 3 valeurs fondent cette société tolérante et très énviable :

  • Equality
  • Moderation
  • Nearness to nature

Une image à retenir dans ce livre pas comme les autres :

The most popular photo of King Olav V was taken on the underground in Oslo during the oil crisis in 1973. He is travelling together with ordinary people, and wants to pay for his own ticket (equality). He is wearing an old, worn-out anorak (moderation), and he is on his way to a nearby skiing area (nerarness to nature). Où… quand les politiques ou les gouvernants montrent que l’exemple !

Un livre en anglais très accessible. L’univers du livre peut être ramené à cette constatation : en Norvège, vous ne trouverez pas comme en France des chateaux dans tous les coins, même les plus reculés ; par contre tous le norvégiens ont une jolie maison, accueillante, ouverte le plus possible à la nature.

Deux épisodes à vivre et à revivre :

  • La descente en luge jusqu’à Oslo avec le métro comme remonte-pente
  • La ballade dominicale sur le lac gelé où les familles norvégiennes au grand complet se livre à des parties de hockey endiablées
Deux autres par contre nous ont manqué :
  • Une coupe du monde de saut à ski sur le tremplin d’Holmenkollen, à l’époque en réfection…
  • Un peu de ski au pays de la neige (Un Noël sans neige en Norvège heurte nos représentations…)

Décembre 2009

Antimanuel de l’économie T1, les fourmis, Bernard Maris, 2003

Comment rouler Jean Marc Silvestre dans la farine, comment démonter pièce par pièce les discours du courant libéral de l’économie , lisez ces deux tomes organisés comme un cours d’universitaire qu’il est :

  • Texte d’accroche
  • Appuis sur les auteurs
  • Bibliographie associée

Le tout sur l’ensemble des thèmes que recouvre les sciences économiques, traitées ici non comme une science dure, mais comme une des sciences humaines, ce qui fait toute la différence. Après les leçons de Keynes, les leçons de Tonton Bernard (son surnom à Charlie Hebdo).

Novembre 2009

Tabarly, Yann Quefelec, 2009

Ecrire sur Tabarly, deux solutions :

  • soit surfer sur le mythe
  • soit tenter de décrypter le contexte et le « personnage »

Ici, Quefelec a choisi prudemment la première solution…

Janvier 2009

Un sac de billes, Joseph Joffo, 1973

Une histoire de la seconde guerre mondiale, qui ne se limite pas aux batailles gagnées ou perdues par les uns ou les autres.
Joseph, un enfant de 10 ans au début du récit, est un petit parisien assez heureux vivant dans le 18e arrondissement de Paris. Mais quand les Allemands occupent Paris en 1943, tout bascule. C’est la fuite en zone libre…

Décembre 2008

Eric Tabarly, Marie Tabarly, 2008

Forcément et logiquement subjectif, le portrait d’un père par sa fille.

La création du monde, Jean D’Ormesson, 2006

Quatre amis, Edgar (psychiatre), André (grand patron), François (professeur de science) et le narrateur, passent comme chaque année huit jours de vacances dans une île de la Méditerranée orientale. Edgar a amené un manuscrit que lui a envoyé un inconnu. Le texte l’intrigue et il voudrait savoir ce qu’en pensent ses amis. Le groupe décide d’en lire chaque jour quelques pages.

Novembre 2008

Inconnu à cette adresse, Kressamann Taylor, 1938

L’édifiante évolution des rapports entre 2 marchands de tableaux ; l’un est juif, l’autre allemand. D’abord unis par des liens affectueux et même fraternels, on assiste dans la correspondance qu’ils entretiennent à une lente dégradation de leur relation.

Incisif, court et au dénouement saisissant, ce livre capte l’histoire avec justesse. Une heureuse lecture après le remarquable pavé de Johnatan Litel, les bienveillantes. L’histoire comme la conçoit…

Octobre 2008

Le sport, collection Idées reçues, Michel Caillat, 2008

Comme pour les femmes, Dieu sait s’il y en a, des idées reçues et des lieux communs sur le sport…

Septembre 2008

Univers du surf et identifications territoriales en Aquitaine, Christophe Guibert, 2006

Pour en savoir un peu plus vous pouvez lire cet interiew de l’auteur sur le site de Mango_surf. Il vous est possible également de ce résumé de Christophe Guibert.

Octobre 2007

La reine du palais des courants d’air, Stieg Larsson, 2008

Millénium 3. Je savais que la série était obligatoirement terminée. Faire durer le plaisir, relire à chaque fois plusieurs pages avant mon marque page, rien n’y a fait, je n’ai pu résister, je l’ai achevé… hélas !

Septembre 2007

Chagrin d’école, Daniel Pennac, 2007

Quand le cancre de jadis devient professeur (j’aurais aimé être un de ses élèves) puis auteur à succès qui résume sa vie très synthétiquement dans la vidéo qui suit,

Août 2007

La touche étoile, Benoite Groult, 2006

« Un traité sur la vérité de l’âge, doublé d’une histoire d’amour qui défie le temps, pour un roman qui, déjà, fait date.

Deux femmes – la mère et la fille, Alice et Marion – se disent leurs secrets, partagent leurs doutes. Elles sont femmes, épouses, amantes, actives, débordées, débordantes de cette passion qui anime. C’est un cri contre le temps, une déclaration d’amour à la vie qui vous brûle les sentiments. C’est aussi le récit courageux d’une femme qui vieillit dans son corps alors que les années glissent sur ses passions.  »

Juillet 2007

Shoah, Claude Lanzmann, 1997

Difficile après avoir parcouru l’histoire de Simone de Beauvoir de ne pas avoir la curiosité de découvrir cet auteur qui fut le seul homme à partager son appartement parisien. Au de là du personnage, c’est l’histoire du fameux film « Shoah » qui est racontée ici.

Juin 2007

Le parfum, Patrick Süskind, 2006

Jean-Baptiste Grenouille, naît à Paris en 1738 au milieu des relents de la poissonnerie de sa mère.
Il s’ouvre au monde de l’odorat comme nul n’en est capable, allant même jusqu’au meurtre d’une jeune fille pour en extraire son sublime parfum.
Il étudie ensuite la parfumerie …
Génial

Août 2007

La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une alumette, Stieg Larsson, 2007

Millénium 2. Le second tome de la série, où l’on découvre un peu plus Lisbeth, une allumée « trop » sympathique.

Juillet 2007

Prisonnier de l’Annapurna, Jean Christophe Laffaille, Benoit Heimermann, 2003

Époustouflant récit du haut alpin Jean Christophe Lafaille accompagné dans cette tâche d’écriture par le journaliste de l’Equipe Benoit Heimermann, décidément multisport -un auteur conseillé par Jean Michel Faure-
Une seconde pour voir disparaître son compagnon de cordée quand un rappel s’arrache et précipite Pierre Béghin dans la face sud de l’Annapurna.
Cinq jours pour désescalader sans matériel cette paroi, ce qui constitue l’une des plus étonnantes histoires de survie de l’alpinisme. Mais le pire est à venir, dans le regard des autres au retour, dans la culpabilité puis dans la dépression.
Dix ans pour pouvoir en parler : le temps qu’il lui faudra pour remonter sur ce sommet et sortir, par le courage, d’un drame personnel. Prisonnier de l’Annapurna est le roman vrai d’un homme qui a su prendre sa revanche sur le destin.
Un destin qui allait le rattraper sur les pentes du Makalu au Népal en 2006.

Juin 2007

Simone de Beauvoir, Céline Monteuil, 2006

Celle qui a révolutionné la cause des femmes. Timée Editions nous entraîne avec ce petit opuscule à la découverte de ce que fut sa vie.

Mai 2007

Economie du sport, Jean François Bourg, Jean Jacques Gouguet, 2005

Mai 2007

Les chevaliers du subjonctif, Erik Orsenna, 2004

Après la grammaire est une chanson douce, visite guidée de la conjugaison. Pour en savoir plus, le site d’Erik Orsenna

Avril 2007

La grammaire est une chanson douce, Eric Orsenna, 2001

Les mots aiment le papier, comme nous le sable de la plage ou les draps du lit. Sitôt qu’ils touchent une page, ils s’apaisent, ils ronronnent, ils deviennent doux comme des agneaux, essaie, tu va voir, il n’y a pas de plus beau spectacle qu’une suite de mots sur une feuille
Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s’usent. Parfois il est trop tard pour les sauver.

Un pur bonheur. Si vous avez quelques heures devant vous, n’hésitez plus, c’est ce livre qu’il vous faut !

Mars 2007

Vivre, la psychologie du bonheur, Mihaly Csikszentmihalyi, 2006

Un des grands classiques de la psychologie du XXe siècle vient d’être traduit en français. Il fut salué comme un ouvrage fondateur dès sa parution aux Etats-Unis. Pour la première fois, grâce à la méthode originale mise au point par Mihaly Csikszentmihalyi, la question du bonheur reçoit une réponse factuelle, dépassant les débats philosophiques.

Que nous dit-il ?

Pour l’essentiel, que les moments de joie et de satisfaction dans notre vie ne sont pas associés à de simples  » loisirs « , mais à un certain état psychologique, un sentiment de fluidité mentale et d’intense concentration sur des tâches qui mobilisent toutes nos compétences.

Il nous explique également comment atteindre cette  » expérience optimale  » et la généraliser.  » Maîtriser son expérience intérieure, c’est devenir capable de choisir la qualité de ce que l’on veut vivre. Si ce n’est pas le bonheur, cela y ressemble « .

Pour en savoir plus, voici une fiche de lecture proposée sur le site de Créativité.net

Mars 2007

Une affaire de cordée, David Roberts, 2006

La version « Lachenal » de la cordée victorieuse de l’Annapurna en 1950.
Fort de multiples points de vue, une affaire de cordée, est, selon l’éditeur chamoniard Guérin, le récit « définitif » de ce qu’il s’est passé lors de cette ascension himalayenne.
Cette histoire n’avait jamais été contée. C’était une tout autre récit qu’avait narré Maurice Herzog et qui peupla mes rêves d’enfants. Au nom du l’intérêt supérieur de la France, l’auteur avait du, je suppose, « lisser » les conditions dans lesquelles l’expédition s’était réalisée. Le retentissement médiatique du livre le propulsa plus tard au Secrétariat d’Etat à la Jeunesse et aux Sports qu’il dirigea ainsi qu’a la mairie de Chamonix.

Lire la suite

Pour l’anecdote, c’est ce même Maurice Herzog qui décida, influencé en cela par son ami Louison Bobet, de l’implantation de l’Ecole Nationale de Voile au Beg Rohu.

Février 2007

Le premier matin, Jean Claude Kaufmann, 2005

Jean Claude Kaufmann s’intéresse depuis longtemps aux gestes que l’on croit ordinaires mais qui en réalité ne le sont pas. C’est le « ça ne va pas de soi » du sociologue qu’il est.

Nous portons tous ces automatismes culturels, les fameuses « conditions sociales de possibilité » de Bourdieu. La rencontre de deux personnes, la constitution d’un couple, c’est le moment où la découverte de l’intimité de l’autre rend visible ces petits mécanismes. Bien sûr out ne se joue pas que le premier matin, tout comme tout ne se joue pas avant 6 ans pour un enfant. Mais c’est le parti pris du livre, Les deux partenaires mettent déjà en place un style, un système qui se constitue de milliers de paramètres. Dans la société actuelle où les valeurs individuelles priment, nous sommes très centrés sur notre personne. Or pour faire une rencontre il faut accepter de s’abandonner, d’être plus disponible.

Lorsque la nuit s’est bien passée sur le plan sexuel, logiquement le matin se passera bien… Dans les faits, il y a beaucoup plus de retournements de situation, les histoires sont plus chaotiques et compliquées. Ce « premier matin » est quelquefois bien rude !

Janvier 2007

Votre devoir est de vous taire, Alain Etchegoyen, 2006

Etienne de Montety disait de lui : Gargantua côtoyait Montaigne.

Le Commissariat du Plan qu’il dirigeait fut brutalement supprimé par Dominique de Villepin, c’est l’origine de ce livre malgré ce rappel à l’ordre.

En phase terminale du cancer, Alain Etchegoyen, philosophe, dresse un portrait aiguisé et subtil de la classe politique française.

Qu’ils soient de droite ou de gauche, la présentation que l’auteur fait de ces politiques est croustillante.

Une expérience (son travail auprès de Ségolène Royal) […] restera parmi les deux ou trois plus décevantes et plus pénibles que j’ai faites dans le monde politique. Il dresse en effet le portrait d’un personnage parasité par les questions d’image, qui l’obsèdent.

Le portrait de Ségolène Royal vaut en effet son pesant d’or ; comment plus de 40% des françaises et des français ont-ils bien pu voter pour elle ?

Décembre 2006

Enseigner la voile, Philippe Delhaye, 2006

Point d’orgue du travail sur la démarche d’enseignement de la fédération française de voile, un livre complet, synthétique, comme Philippe peut l’être.

Bravo !

Pour en savoir un peu plus sur le pourquoi de cette « nouvelle démarche d’enseignement » de la voile, un article des cahiers de l’ENVSN, écrit à deux mains par André Zeitler et moi-même.

Les prophètes du bonheur, Alain Minc, 2004

Dans un chapitre consacré à Schumpeter ou le chromosome de l’entrepreneur, il rappelle le principe de l’innovation que ce dernier posa dans son ouvrage, Théorie de l’évolution économique… publié en 1917 : « les innovations en économie ne sont pas, en règle générale, le résultat du fait qu’apparaissent d’abord chez les consommateurs de nouveaux besoins dont la pression modifie l’orientation de l’appareil de production, mais du fait que la production procède en quelque sorte à l’éducation des consommateurs et suscite de nouveaux besoins, si bien que l’initiative est de son côté »

Novembre 2006

Un tout petit monde, David Lodge, 2004

L’outil indispensable de celle ou celui qui commence une thèse ou qui la termine. Elle ou il ignore la plupart du temps, que celle ci n’est qu’un début. Le jeu commence seulement quand elle est bouclée. Bienvenue alors dans ce tout petit monde, un monde merveilleusement caricaturé par David Lodge (acide, mais jamais amère). Il explore, perce les « mesquineries calculatrices », les « petites ambitions » de celles et ceux qui courent les congrès ou autres colloques comme ils iraient à la parade, jouant les érudits, les beaux esprits ou encore les « séducteurs de salons ».

Novembre 2006

Le mémento du ski français, 2006

Le mémento revu et corrigé. Cette année, il est amélioré par Darfish (merci Matthieu pour les B2…)

Octobre 2006

Portrait du gulf stream, Erik Orsenna, 2005

Un voyage argumenté à la poursuite du gulf stream. Où est-il réellement ? Quel avenir pour ce courant ?
Pour en savoir plus, le site d’Erik Orsenna

Septembre 2006

Surf City, Kem Nunn, 2003

Avec des fils surfeurs, habitant Quiberon, il était difficile d’échapper à cette lecture. Après Arthur -il lui faut du surf, mais pour lire-, après Jules, ce fut mon tour.
Ike Tucker n’a jamais connu que la station Texaco et son oncle Gordon quand il quitte son coin de désert pour retrouver sa sœur Ellen disparue après avoir tenté sa chance sur les plages de Californie du sud. Il ne sait rien du monde. Bienvenue dans de bien sombres histoire avec le surf pour décor.

Ete 2006

Les hommes qui aimaient pas les femmes, Stieg Larsson, 2006

Millénium 1. Attention à ce livre, vous pourriez être addict et inexorablement obligé de lire les deux autres…

Je fais une fois de plus confiance à Critiques libres pour vous proposer ce résumé

Avril 2006

Gagner le large, Patricia Jolly, 2005

Dans l’univers du Vendée Globe aux côtés de Jean Pierre Dick, Patricia Jolly, journaliste au Monde, fille de Jean Pierre, fut l’une de mes première élèves en ski du côté de Crans Montana. Très heureux souvenirs de camps de ski dans cette incroyable région du Valais, un des paradis suisse.

Mars 2006

Les vilains petits canards, Boris Cyrulnik, 2004

Ils ont construit leur vie sur la mémoire douloureuse d’une enfance meurtrie.
Beau sujet que celui de la résistance psychique (ou « résilience« ), de la force créatrice que parfois même les tragédies infantiles font naître.
Incroyable…

Sacré bonhomme que ce Cyrulnik, voici une vidéo qui explique ce concept venu des Etats Unis,

Février 2006

Les mille et un visages de Sartre, Sophie Richardin, 2005

50 histoires pour entrevoir ce que fut la vie de Jean Paul Sartre. De l’enfant blond bouclé chéri par sa mère à tous ses grands combats, sans oublier ses amours « contingentes ». Le père de l’existensialisme : « quand l’essence précède l’existence »…

Janvier 2006

L’amant de lady Chatterley, David Herbert Lawrence, 1928

Une atmosphère toute particulière, celle de la naissance du désir. Au lendemain de la Grande Guerre et des révolutions — fondatrices des sociétés du XXème siècle, se tient autour de Lord Chatterley une sorte de salon scientifique, politique et intellectuel. Constance Chatterley s’y ennuie. Son mari est paralytique, impuissant et n’entretient plus avec elle qu’une étroite complicité intellectuelle. Poussée implicitement par son mari, elle va devenir un homme viril, un peu rude au départ. Le garde chasse devient son amant, elle découvre grâce à lui la sensualité, le plaisir, et le mystère de la vie. Les relations charnelles dépasseront bientôt ce simple plaisir : le mystère attractif d’un sexe pour l’autre, ce qui fait de la sexualité une « chose » à part, et finalement sur l’énigme même de la vie. Top !

Décembre 2005

Comme un roman, Daniel Pennac, 1992

Plaidoyer pour la lecture. Si vous n’avez vraiment pas envie de lire, lisez le !

Novembre 2005

Anthropologie du corps et modernité, David Le Breton,

David Le Breton construit en un peu moins de 300 pages extrêmement denses l’histoire du corps et son possible devenir dans nos sociétés occidentales « avancées ».

Tout est passé en revue des connaissances et de la conscience que l’humanité a acquises au cours des siècles, de son propre corps. D’abord en traquant la grande césure, le dualisme âme/corps, esprit/matière, opéré à la fois par les religions (avec des variantes), la chirurgie, la philosophie, toutes les sciences enfin. Le corps, à partir de là, va de plus apparaître et être utilisé comme une mécanique, complexe certes, mais néanmoins composée à la manière de toute mécanique, c’est à dire d’un grand nombre de « pièces » au besoin substituables et susceptibles d’être appréhendées séparément, tantôt dans un but thérapeutique, tantôt pour d’autres opérations, lucratives ou esthétiques. Nous « avons » aujourd’hui un corps, comme si la séparation de l’être autrefois indivisible en notions à la fois complémentaires et absolument antagoniques ne laissait plus de place aux questions, aux remises en cause. Et puisque « avoir » il y a, on peut envisager la dépossession de soi par soi, ou par quiconque, sous d’infinis prétextes, à seules fins de satisfaire à une « nécessité » qui échappe désormais et le plus souvent au libre arbitre pour se couler dans les tendances dominantes du champ social.

Personne ne peut rester indifférent aux enjeux que cet ouvrage met entre nos mains, dans tous les domaines de la vie, et qui laisse voir ce que notre sacro-sainte « modernité » peut avoir d’effrayant. Telle est la présentation synthétique de l’ouvrage dans la revue, Critiques libres

Pour en savoir plus, vous pouvez avantageusement vous rendre sur Lectures

Octobre 2005

Le plus beau métier du monde, Françoise Verny, 2001

Une promenade chez Grasset, Gallimard et Flammarion par la « papesse de l’édition ». Elle a « découvert » Jardin, Nimier ou encore Quéffelec. Un éditrice nous raconte son travail.

Juillet 2005

La soupe aux herbes sauvage, Emilie Carles, 1978

Comme comprendre les Hauts Alpins sans se laisser guider un moment par Emilie Carles. Celle qui lutta et finalement stoppa le massacre de la vallée de la Clarée menacée par un projet autoroutier, nous raconte ici ce qu’étaient les Hautes Alpes avant l’arrivée du tourisme.

« Du plan­tain, de l’oseille sau­vage, de la drouille, de l’ortie ou barbe à bouc, du pis­sen­lit, de la dou­cette, un petit char­don des champs ou chon­zio, une plante lai­teuse, le lai­chu­ron, du mille-feuilles, du cha­la­brei aux feuilles lar­ge­ment den­te­lées, de la tétra­gone ou épinard sau­vage, de la langue bogne, une feuille de sauge et un brin de cibou­lette. A cela j’ajoute une pointe d’ail, quel­ques pommes de terre ou une poi­gnée de riz et j’obtiens une soupe onc­tueuse et délicieuse. Bon appétit !

Juin 2005

Concevoir le sport pour le nouveau siècle, Alain Loret, 2005

Pour résumer ce livre je vous propose de consulter cette fiche de lecture sur Concevoir le sport… parue dans les cahiers de l’ENV

Février 2005

La société malade de la gestion, Vincent de Goulejac, 2005


Avec entre autres, un petit couplet sur les effets induits de la démarche qualité. Lu en hommage à Michel Bazile, mais aussi au fameux cabinet Ak Kaïd, le si bien nommé.

Quoi de mieux qu’une vidéo pour donner envie de lire cet ouvrage ?

Janvier 2005

La dépression, comment s’en sortir, Dr Christine Mirabel-Saron

L’approche de la thérapie comportementale et cognitive ne m’a pas convaincue. Je n’ai pu entrevoir qu’une déresponsabilisation du « malade ». Mon psychiatre n’est pas un fan…

Août 2004

Tomber 7 fois, se relever 8, Philippe Labro, 2003

On ne s’attend pas, de prime abord, qu’un homme comme Philippe Labro nous parle de dépression. Mais non seulement, il a le courage d’en parler, mais il se met en scène comme quelqu’un qui en a souffert. Rédacteur en chef de RTL, chouchou des médias, il est malgré tout « tombé », comme beaucoup d’autres.

Au moment où la direction de RTL lui est accordée, rien ne va plus en effet ; il nous raconte en effet cette lente descente aux enfers dans une vie qui pourtant vue de l’extérieur pourrait sembler rêvées.

Avec son aisance de style habituel, un incontournable pour celle ou celui (nombreux) qui est passé(e) ou qui passe par des période de doutes, et sombre dans la « mélancolie » comme Socrate nommait cette maladie.

Juillet 2004

La France qui tombe, Nicolas Baverez, 2004

Analyse des causes et des conséquences du déclin de la France sur le plan socio-économique. Nicolas Baverez pointe également le paradoxe de la situation de ce pays qui n’est plus une superpuissance mais qui veut encore donner des leçons et jouer un rôle d’influence dans le nouvel ordre mondial. Étrange comme en France, au delà des clivages politiques, ses habitants soient aussi puissamment cocardiers !

Mai 2004

L’imposture informatique, François de Closets, Bruno Lussato, 2002

Dans la lignée du précédent, sous le fond d’une querelle PC-MAC, système ouvert vs système fermé, les informaticiens en herbe face aux béotiens qui s’assument comme tels.

Pour en savoir plus, une une fiche de lecture trouvée une fois de plus sur Critiques libres

Avril 2004

L’affaire Microsoft, Goldman Rohm Wendy, 1998

Bill Gates et Microsoft vu de l’autre côté (le mauvais, Ndlr)

Mars 2004

Les femmes, collection idées reçues, Yannick Ripa, 2002

Tout un programme intéressant sur le machisme « ambiant ». Un rappel à l’ordre facile à lire , qui montre une fois de plus, qu’après le deuxième sexe, des dizaines d’années après, le chemin à parcourir est incroyablement long.

Février 2004

De la terre jusqu’au ciel, Manu Bertin, 2003

Manu Bertin a choisi de parcourir le monde pour rider toutes les mers possibles. Les pieds posés sur une planche de surf strappée, tracté par une aile qui a appris à devenir marine.

D’abord spécialiste de vitesse en planche à voile, il est devenu à partir d’images mythiques, le dompteur de vagues géantes en kite, un sport qu’il a largement contribué à développer, en dépit de tous ces détracteurs. Au fil des années et des rencontres, il va travailler (avec les frères Legaignoux et Laird Hamilton Ndlr) sur ce qu’il pense être le renouveau de la glisse. Entre inventivité, trouvailles, tests et expériences multiples, c’est un travail de pionnier, méconnu, qu’il a choisi de relater. Mais pour en arriver là, il en a fallu des recherches, des vagues, des amitiés, des trahisons, des retournements de situation, des joies et des détresses ! Le BPJEPS kite en fait inévitablement partie, qui lui a été refusé et qu’il a vécu comme en coup de poignard dans le dos. C’est cette aventure humaine, ses cris d’amour à la mer, au vent et au ciel, qu’il a voulu raconter dans ce livre.

Janvier 2004

Les enjeux du sport. XX° siécle, Stefano Pivato, 1994.

Pour résumer ce livre, je vous propose de consulter cette fiche de lecture sur les enjeux du sport parue dans les cahiers de l’ENV

Décembre 2003

Génération glisse, Alain Loret, 2003

Raillé par certains sociologues, il n’en reste pas moins que le thème traité est séduisant.

Même si, de mon point de vue, le sens qu’il donne au terme glisse est un peu trop large, ce concept marque les esprits et pose le sport dans une version plurielle. En effet, le sport ne recouvre pas seulement les gens titulaires de licences sportives délivrées par les fédérations. Le sport d’élite ne doit pas être réduit au sport de Haut Niveau.

En matière d’excellence sportive, un kayakiste de ligne est-il plus « légitime » qu’un Robby Naish se frottant à Jaws en planche à voile ou en SUP ?
Alain Loret déclarait à l’express à la sortie du livre que « jusque dans les années 70, on faisait du sport pour obtenir des performances et gagner des trophées. A présent, c’est la recherche de sensations fortes qui prime.
Le goût pour ce genre de pratiques correspond à un renouvellement en profondeur des cultures sportives. Quand les babas cool ont commencé à escalader à mains nues, ils ont introduit leur système de valeurs. Ainsi, ils baptisaient les nouvelles voies non pas, en vertu d’une tradition séculaire, de noms de fleurs ou d’animaux, mais de sobriquets du type Easy Rider ou Over Cool… Maintenant, cette contre-culture sportive, relayée et édulcorée par le marketing, a séduit le grand public. «Do it», l’une des devises du mouvement hippie, a été détournée par Nike en slogan publicitaire: «Just do it». A l’horizon 2015, les cybersportifs, nourris de jeux vidéo sur console, tiendront le haut du pavé. Le règne du virtuel, en matière de sports, consacrera l’aboutissement de cette évolution vers la recherche exclusive de sensations. »
Pas sûr que cette prophétie sera suivie des faits ! pour autant, n’est ce pas ce qui guette les « sportifs » de demain. Il est plus abordable en effet de dévaler les pentes et les big air en snowboard à partir de sa console que dans la vraie vie.

Pour faire semblant de l’avoir lu -c’est un pavé- vous pouvez consulter des résumés sur certains sites. Art P@stal nous entraîne dans un pays de nulle part, le fun et la moralité du plaisir, Art P@stal

Novembre 2003

Sports de rue et pouvoirs sportifs, Gilles Vieille Marchiset, 2003

Dédicace de l’auteur : Pour Michel, voilà un petit éloge critique à la différence sportive. Sur un terrain, sur un stade, sur un bateau, l’essentiel est de reconnaître le sens donné par chacun à sa pratique sportive. Bien amicalement, Gilles.

Octobre 2003

1984, Georges Orwell, 1949

La référence suprême du roman d’anticipation, voire du roman de science fiction. Georges avait un peu d’avance quand il nous disait que « Big Broher is watching you ». Un des incontournables de toute bonne bibliothèque. L’un ne vas pas sans l’autre (le précédent…)

Septembre 2003

Le meilleur des mondes, de Adlous Huxley, 1931

Lecture heureusement conseillée par mon neveu Matthieu. Qu’il en soit ici remercié !

Le Meilleur des mondes a longtemps été présenté comme une vision pessimiste du futur de la société de consommation. Ce n’est pas seulement un livre de science-fiction mais aussi une métaphore de la société actuelle. Encore un livre que j’ai vraiment tardé à lire et qu’inévitablement je relirai.

Aout 2003

La méhari de mon père, François Allain, Jean Marie Defrance, 1996

Comment posséder une méhari et ne pas s’intéresser au minimum à l’histoire de cette voiture mythique, surtout en bord de mer !

Juillet 2003

Guide pratique de la méhari, Jean Marie Defrance, 1999

La méhari est capricieuse, aussi il est vital de comprendre un minimum comment ça marche.

Juin 2003

Corps et âme, carnets anthropologiques d’un apprenti boxeur, Loïc Wacquant, 2002

Une immersion avec l’auteur dans l’univers de la boxe américaine. Tel un anthropologue, le fils spirituel de Bourdieu nous comte au jour le jour son cheminement de boxeur.

Pour en savoir plus sur le personnage, rien de tel qu’une vidéo au milieu de tous ces livres,

Septembre 2002

110%, 18 clés pour devenir un champion de la vie, David Douillet, 2001

Partant du principe que les lois du sport, en matière de réussite et d’épanouissement, sont les mêmes que celles qui régissent notre comportement dans chaque domaine de la vie sociale, David Douillet répertorie dans ce livre les principaux points pour devenir un champion de la vie !
Vous me direz si il vous a convaincu…

Août 2002

La trame conjugale, l’analyse du couple par son linge, Jean Claude Kaufmann, 2001

Au travers de l’observation d’un élément banal de la vie quotidienne, Jean-Claude Kauffman étudie le couple de façon originale.
Le linge, en effet, est l’élément central d’une étude micro-sociologique rigoureuse. J’avais du mal à imaginer la diversité avec laquelle le couple pouvait régler cette question (voir à ce sujet mon ami Thierry Poirey, un expert en la matière ; faites vous expliquer par exemple la façon toute singulière qu’Hélène et lui utilise pour plier les draps !)
Livre un peu facile dans la droite ligne de ce que propose habituellement cet auteur médiatique… Il n’est pas sur que ses compères les autres sociologiques l’apprécient vraiment : il est beaucoup trop connu pour ça !

Juillet 2002

L’homme pluriel, les ressorts de l’action, Bernard Lahire, 1998

Livre très heureusement conseillé par Jacques Saury, pour proposer une alternative au type de sociologie que j’avais embrassé. Bernard Lahire s’y livre à une critique polie de la sociologie de Pierre Bourdieu. Pour lui, l’homme est aujourd’hui plus complexe qu’une simple construction sociale. La part de l’individu agissant est ici magnifiée. Après Crozier, Lahire ! Un must à ne pas manquer…

Pour en savoir plus, une approche de la sociologie à l’épreuve de l’individu, l’individu en quête de soi, paru sur le site du magazine Sciences Humaines

Juin 2002

Sky, my husband, Jean Claude Chifflet, 2001

On imagine facilement dans ce livre, pourquoi les résultats de l’approche traditionnelle de l’anglais en milieu scolaire sont souvent comiques. Quelques phrases savoureuses qui sont de beaux contre-sens en puissance, absolument « imbitables » pour les sujets de sa Gracieuse Majesté.

Mai 2002

Les arbres de connaissances, Michel Authier, Pierre Levy, 1997

Pour résumer ce livre, je vous propose de consulter cette fiche de lecture sur les arbres de connaissance parue dans les cahiers de l’ENV

Avril 2002

Portraits acides et autres pensées édifiantes, Philippe Meyer, 2001

Condensé savoureux de celui qui se présentait comme le « chroniqueur matutinal » de France Inter, celui qui trouvait qu’on « vivait une époque formidable », celle où j’avais encore le courage d’écouter la radio la matin. C’est aujourd’hui l’Ipad qui l’a heureusement remplacé (la radio, pas Philippe Meyer dont j’étais un des fans)

Mars 2002

Maurice Halbwachs, Consommation et société, Christian Baudelot et Roger Establet, 1994

Le père de la « mémoire collective » est ici disséqué par la doublette de sociologues Christian Baudelot et Roger Establet, le méridional fan de football à partir de quelques grandes questions
Le développement de la consommation accroît-il la participation aux valeurs centrales de la vie sociale ?
Y a-t-il encore aujourd’hui des classes sociales ?
L’étude scientifique de leurs budgets (un sport que j’apprécie Ndlr) donne-t-elle la clé de toutes les relations qu’elles entretiennent entre elles : ségrégation, exploitation, distinction, exclusion, voire imitation ou rattrapage ?
La classe ouvrière est-elle intégrée à la société moderne ?

Février 2002

Jeunesse et Sports. Espérances contrariées, marginalités récupérées. Propos sur des utopies abandonnées…, Michel Heluwaert, 1999

Pour résumer ce livre, je vous propose cette fiche de lecture sur Jeunesse et sports parue dans les cahiers de l’ENV

Janvier 2002,

Surf atlantique, les territoires de l’éphémère, sous la direction de Jean Pierre Augustin, 1994

24 auteurs se relaient pour tenter d’expliquer le bouleversement d’un territoire, l’Aquitaine avec la montée en puissance d’un véritable phénomène culturelle, le surf.

Pour en savoir plus, vous pouvez vous appuyer sur les géographes des cafés géographiques avec cette fiche de lecture

Décembre 2001

Histoire de lecteurs, Gérard Mauger, Claude F. Poliak, Bernard Pudal, 1999

Les multiples manières de lire, une histoire de lecteurs, le titre est suffisamment explicite pour vous alliez y faire un tour. Encore une fois et les auteurs le prouvent, l’homme est pluriel, tous les hommes sont différents et par extension, il existe de multiples manière de lire, tout autant que de lecteurs.

Entre l’été et l’automne 2001

Les chroniques de San Francisco

Chroniques de San Francisco, Armistead Maupin, 2000

Nouvelles chroniques de San Francisco, Armistead Maupin, 2000

Autres chroniques de San Francisco, Armistead Maupin, 2000

Babycakes, Armistead Maupin, 2000

D’un bord à l’autre, Armistead Maupin, 2000

Bye-bye Barbary Lane, Armistead Maupin, 2000

Inutile de raconter, c’est simple, facile à lire. Néanmoins, pour en savoir plus vous pouvez consulter les commentaires de Toxicangel sur le site The inn at lambton

Mars 2001

La controverse de Vallaloïd, Jean Claude Carrère, 1992

Une véritable démonstration de ce que devrait être un argumentaire. La problématique est ici la suivante : Les Amérindiens ont-ils une âme ? Tout un programme. Fabuleux quand on veut progresser dans l’exercice de la dissertation. A mettre entre toutes les mains des élèves et des étudiants.

Février 2001

Le football, je t’aime, moi non plus, Jean Claude Trotel, 2000

Livre publié par le père du MFP, mouvement football progrès, si bien utilisé par l’équipe de Lamballe, mais aussi par les éducateurs remarquables que sont Charles Cognet, Bernard Méar et Alain Rozec. 2 façons de voir le spectacle du match de football :

  • le point de vue de l’artiste, celui qui n’y voit que déséquilibre collectif, beauté du geste et accessoirement prouesses individuelles.
  • le point de vue du guerrier ; un match de foot, ce n’est qu’un spectacle dont l’intérêt principal est de couronner un vainqueur.

Je partage avec Jean Claude, que je connais seulement de réputation, la pénible histoire d’avoir abandonné une thèse de sociologie avec Jean Michel Faure.

Janvier 2001

Les structures sociales de l’économie, Pierre Bourdieu, 2000

Un démontage implacable de l’action combinée de l’Etat et du monde économique dans l’accession à la propriété. Détonnant.
Pour en savoir plus, une fiche de lecture de , Mettre En Ligne les Sciences Sociales Aujourd’hui

Décembre 2010

Le football professionnel à la française, Jean Michel Faure, Charles Suaud, 1999

A partir de travaux des étudiants du CENS, laboratoire de sociologie dont j’ai bien insuffisamment profité. Ce sera, je l’espère, pour une autre fois… mais pas sur les athlètes de haut niveau : j’en ai fait le tour !

Octobre 2000

Questions de sociologie, Pierre Bourdieu, 1984

Différentes questions posées par Bourdieu, et notamment son désormais célèbre discours de l’INSEP où il posa les bases de la sociologie du sport en France.

Dommage que la tentative de Bernard Lahire quelques années plus tard à Toulouse n’aie pas plus porter ses fruits (Ndlr).

Septembre 2000

Navigation par gros temps, Adlard Coles, 2002

Un incontournable de la navigation hauturière.

Dans un de ses nombreaux stages « navigation et manoeuvres » que j’affectais tant, cadeau de mes stagiaires pour un souvenir inoubliable pour une formation exemplaire et sans doute le début d’une amitié

… Prémices d’une relation forte ternie hélas par la maladie de Parkinson, ce fut une belle occasion manquée.

Il m’est interdit de faire des commentaires qui seraient réducteurs tant il est vital de le lire.

Novembre 1999

Mémoire du large, Eric Tabarly, 1998

Difficile d’y échapper en travaillant à l’ENV.

Octobre 1999

La vocation, conversion et reconversion des prêtres ruraux, Charles Suaud, 1978

Un travail remarquable du très séduisant Charles Suaud. Un professeur de sociologie d’une très grande finesse.

Ses travaux combinés avec ceux de Jean Michel Faure donneront le paradigme sur lequel je me suis basé pour penser les carrières des sportifs de haut niveau.

Cette approche d’essence bourdieusienne montre ses limites si bien soulignées par Bernard Lahire dans l’homme pluriel.

Pour mes athlètes de haut niveau, je me rend compte n’avoir pas été suffisamment critique. Les conditions sociales de possibilité sont en effet une chose, mais l’individu en est une autre.

L’environnement privilégié des athlètes de haut niveau en voile dans les années 90 étaient certes constructeur d’habitus, pour autant, le chemin est encore long vers le Graal, champion olympique de voile, seul titre légitime !

Novembre 1997

Le journal de Bridget Jones, Helen Fielding, paru sous le titre Bridget Jones’s diary, 1996

Un stage météo au CREPS d’Antibes où le challenge était de traverser l’Atlantique en quelques jours. Des polaires d’enfer, un suivi de dep…
Après le film, vu à Antibes avec mes potes (en Vo), c’est le tour du livre aussi désopilant. Un décontractant efficace.

Octobre 1997

Mémoire de 7 vies, les temps aventureux, Jean François Deniau, 1994

Juillet 1997

L’homme symbiotique, Joël de Rosnay, 1995

Un scientifique, auteur prolixe et synthétique avec qui j’ai tenté de travailler pour une évolution de son arbre généalogique où j’imaginais qu’il était possible d’ glisser le kite surf et bien d’autres activités hybrides. Occasion manquée de très peu (il m’avait invité à le rencontrer à Bidart) par faute d’emplois du temps incompatibles. Dommage.

Juin 1997

L’atlantique est mon désert, Jean François Deniau, 1996


Accompagné de Nicolas Hénard, double champion olympique de voile, Jean François Deniau, terrassé par la maladie traverse une dernière fois l’Atlantique à la voile.

Mai 1997

La planche à voile et le funboard, Jacques Saury, 1996

Sans commentaire. Difficile en effet de synthétiser un des livres du « maître »

Avril 1997

L’exposition coloniale, Erik Orsenna, 1988

Le rêve de Marguerite, c’est que son fils Gabriel puisse devenir administrateur colonial. Au moment de partir, l’ailleurs lui paraît moins exotique que terrifiant…Une histoire de France du début du 20e siècle vue par un petit bout de la lorgnette, l’histoire d’un héros ingénieur, passionné de caoutchouc, d’hévéas et de pneumatiques. Rassurant !

Mars 1997

Manuel de l’entraîneur, Jérôme Chedeville, Gilles Monier, avec la collaboration de Carmen Denis, 1993

Un best seller pour la formation des entraîneurs de voile. L’approche est simple et synthétique accompagnée de fiches d’entraînement.
Le centre documentaire de l’école nationale de voile et des sports nautiques le fournit même en pdf tant il est difficile de se le procurer, Manuel_entraineur

Février 1997

Une année en provence, Peter Mayle (traduit par Jean Rosenthal), 1996

Génial.

L’installation d’un publicitaire anglais dans un petit village du Luberon. Peter Mayle réside y réside encore aujourd’hui.

Les lettres persanes sont ici revisitées et mises à la sauce provençale.

Un livre à lire et à relire.

Janvier 1997

Sport et civilisation, la violence maîtrisée, Norbert Elias et Eric Dunning

Un ouvrage heureusement conseillé par Gilles Romanet. « Le » livre de sociologie du sport. Une démonstration magistrale de la part non négligeable prise par le sport dans l’euphémisation de la violence dans nos sociétés contemporaines.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cette fiche de lecture parue dans <;;;a href= »Normale Sup, sociologie de Lyon.

Décembre 1996

Sur la télévision, Pierre Bourdieu, 1996

Vous imaginez bien que l’approche est on ne peut plus critique de ce champ particulier du journalisme de télévision. Un petit opuscule beaucoup beaucoup décrié par ces journalistes. Elles et ils reprochaient à Bourdieu sa vision simpliste.
Pour en savoir plus vous pouvez consulter la fiche de lecture de fiche de lecture de Marine le Meur, publiée sur le blog de M. Roux et ses classes de SES.

Novembre 1996

L’enseignant expert, Tochon, 1993

Découvert grâce à Jacques Saury, j’ai eu le plaisir de l’entendre à Nantes. Pour en savoir plus, une fiche de lecture sur l’enseigant expert chez Erudit

Octobre 1996

Sociologie du sport, Georges Magnane, 1964

Premier livre français de sociologie du sport. Georges Magnane m’a converti à l’idée qu’il serait intéressant d’être un peu plus curieux en matière de sport. Il m’a déniaisé. Son chapitre sur les bénévoles et leurs « intérêts » peut réveiller tout sportif un peu naïf.

Pour reprendre une jolie expression d’une de mes stagiaires : « Bambi est mort ! »

Septembre 1996

Monsieur Malaussène, Daniel Pennac, 1995

Quand on aime, difficile de ne pas suivre cette saga !

Juillet 1996

Sur la route (publié sous le titre on the road), Jacques Kerouac, 1957

Ce best-seller de Jack Kerouac marque la naissance de la « beat generation ». Inutile de tenter de comprendre les sports alternatifs sans avoir lu cet ouvrage.

Décembre 1995

Sociologie du risque, David Le Breton, 1995

Quand on aime… Petit ouvrage synthétique sur les grands thèmes de Le Breton. Promenade dans les sports extrêmes notamment avec son cortège d’illustrations qui parviennent sans peine à nous faire entrevoir leurs univers

Juillet 1994

Comtes de la folie ordinaire, Charles Bukowski, 1993

Les délires alcolo-sexuels d’un auteur déjanté. Un super moment avant ou après la sieste en été.

Juin 1984

L’amant, Marguerite Duras, 1984

Le roman autobiographique de Marguerite Duras (prix Goncourt)
Fantasmes, récit d’enfance, amours topiques.
Une jeune femme, qui prend le bac pour aller au lycée tous les matins, rencontre un Indochinois promis à un brillant avenir. Mais elle fait partie des colons, lui des colonisés. Elle est jeune, lui un peu moins…


Janvier 1994

Les héritiers, Pierre Bourdieu, Jean Claude Passeron, 1964

Un best-seller. Peut-être le livre le plus connu de Bourdieu (et Passeron…). Les conditions sociales de l’excellence scolaire y sont disséquées de façon remarquable.

Novembre 1992

Alpinisme et compétition, Pierre Allain, 1987

Le parisien Pierre Allain, père de l’escalade d’aujourd’hui, nous raconte…

Février 1992

Ski et psychisme, Timothy Gallwey, 1987

Après le inner game en tennis, le voilà pour le ski. Rien de tel pour aborder au mieux un slalom (voir le golf : quand on réfléchit trop longtemps avant d’y aller, on sait comment le faire, mais on ne sait plus le faire !)

Janvier 1992

Passions du risque, David Le Breton,

Aussi bon auteur que piètre conférencier, David Le Breton aborde la notion de risque, notamment dans les sports extrêmes. Il nous parle de cette quête ordalique qui pousse notamment ces glisseurs à tutoyer la mort pour exister. Pour autant, les seuls glisseurs ne sont pas les seuls concernés. Les « inventeurs » du jogging n’ont pas procéder autrement. Dans cette société d’après guerre, quand les derniers bastions du social s’effondraient aux Etats Unis, ils déclaraient : « quand j’entends mon coeur battre, je sais que j’existe »

Pour en savoir plus, vous pouvez lire le résumé d’une étudiante de l’EPSSEL de Franche Comté, Passions du risque

Décembre 1991

Gagner le match, Timothy Gallwey, 1976 (paru sous le titre inner tennis, playing the game)

Tout savoir sur le jeu intérieur. Tout savoir sur le conflit latent entre le moi n°1 et le moi n°2. L’illustration est essentiellement basée sur le tennis. Un livre essentiel et fondateur sur la préparation mentale.

Novembre 1991

Petite histoire de la France au XX° siécle, Antoine Prost, 1979

Si vous devez passer un concours de la fonction publique, c’est le livre d’histoire qu’il vous faut pour paraître le moins limité possible en histoire.

Octobre 1991

Apprendre en imitant, Fayda Winnykamen, 1990

Ce qui, de mon point de vue est important dans l’approche de Fayda Winnykamen, c’est en quelques mots, les choses suivantes :
L’imitation ne peut se réduire au mimétisme

  • Contrairement à bien des « écoles » dites « modernes » sur l’apprentissage moteur, l’imitation est un élément intéressant pour quelqu’un qui veut apprendre.
  • L’apprentissage par observation est une acquisition sans action effective, mais non sans activité (intéressée…)
  • Dans une approche imitation-modélisation, la dynamique des interactions entraîne une réduction des différences (entre l’imitateur et l’imitant)

Dans l’apprentissage par guidage tutelle (appelé aussi étayage…), on peut dégager 3 fonctions pour le tuteur (l’enseignant…)

    • la gestion matérielle de la tâche
    • la gestion des informations
    • la gestion sociale des interactions

Source : Pour une approche synthétique de l’auteur, le Centre documentaire de l’ENVSN signale que la Revue EPS interroge Fayda Winnykamen

Le schéma suivant sur l’apprentissage, même s’il est un peu décalé par rapport à la lecture précédente, me semble intéressant à communiquer :

Source : Agrégation externe d’EPS, préparation combinée au concours par l’INSEP et l’Université de Nanterre, préparation coordonnée par Bertrand During pour la première et Raymond Thomas pour la seconde.

Avant l’agreg’

Dans le genre voile, en voici quelques uns :

Nouvelles techniques pour gagner, Philippe Gouart, 1988

Un précurseur dans l’apport de la technologie en voile. Pour en savoir plus sur les fondamentaux du vent.

Apprendre la planche à voile, Christian Target, 1987

Plongée dans les standarts au Club Méditérrannée de Santa Giulia (Attention, possibilité de devenir accro à cette baie, Ndlr)

Pratique de la planche à voile, tome 1, Christian Target, Serge Valentin, Jean Emile Mazer, 1985

Pratique de la planche à voile, tome 2, Christian Target, Serge Valentin, Jean Emile Mazer, 1986

Au large, croisière et course, Alain Glicksmann, 1967

L’incontournable livre de course croisière. Très complet, très technique, un must !

Cours des Glénans, à partir de 1952

Impossible de faire de la voile et de l’enseigner sans l’avoir consulté au moins une fois dans sa vie. Aurait pu s’appeler la bible !

Dans le genre, « EPS », en voici quelques uns :

Fous de glisse, Hugo Verlomme, 1990

Beaucoup mieux que le livre à venir d’Alain Loret… par des pionniers de la glisse.

Branchez vous, Stella et Joël de Rosnay, 1985


Monsieur Baud, professeur de mathématiques au lycée Saint Joseph de Besançon m’a fait découvrir l’informatique au début des années 1970.

Plus de 10 ans après, en 1981, naissaît l’ordinateur personnel (IBM-PC)
Comment faire avec ces nouveaux jouets ? J’ai suivi ces 2 auteurs alors même que j’étais encore sous PC. Livre écrit bien évidemment avec l’Apple Mac Intosh.

La mal bouffe, Stella et Joël de Rosnay, 1979


Entrez dans un univers de contrôle pour tendre au « bien être ». Les de Rosnay habite à Bidart le plus souvent possible avec une base à Paris.
Joël et Stella sont les parents de Tatiana
Joël est le frère d’Arnaud, et beau frère de Jenna.

Le macroscope, Joël de Rosnay, 1975


Ecologie, système économique, entreprise, ville, organisme, cellule ? Si on reste à l’approche analytique, rien ne les unit. Joël de Rosnay nous propose ici de dépasser la méthode traditionnelle pour faire ressortir les grandes règles d’organisation et de régulation de tous ces « systèmes » (l’approche systémique bien connue aujourd’hui). L’outil indispensable pour voir, de comprendre et d’agir est le  » macroscope « .

Dans le genre « roman », livres « faciles » qui ne prennent pas trop la tête, en voici d’autres :

« La tribu » des Malaussène de Daniel Pennac, comment les laisser de côté ? Tout un programme…

En 1985, Au bonheur des orgues

En 1987, la fée carabine

En 1989, la petite marchande de prose

Les John Irving…

L’hôtel Newhampshire, John Irving 1989

Une prière pour Owen, John Irving 1986

L’oeuvre de Dieu, la part du diable, John Irving 1982

Le monde selon Garp, John Irving, 1980


Lu en une nuit, sans commentaire. A relire assurément. Le livre qui m’a le plus « captivé », j’ai été incapable de ne pas le finir.

Le vieil homme et la mer, Ernest Hémingway, 1952

Dernier livre d’Ernest Hemingway avant son suicide en 1961.

Du rythme, du concret, une histoire de face à face trois jours durant entre un vieil homme et un poisson. La mer, seul élément féminin dans ce récit est le lieu de ce lien qui oppose ces 2 personnages, le lien entre le retour et le départ, le lieu de séjour transitoire entre la vie et la mort.

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